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EL SAHABA " RADIYA ALLAHOU 3ANHOUM" الصحابة
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titi
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MessagePosté le: Ven 31 Déc - 23:28 (2010)    Sujet du message: EL SAHABA " RADIYA ALLAHOU 3ANHOUM" الصحابة Répondre en citant

Abou 'Oubayda - أبوعبيدة


** Son nom et sa généalogie

Il s'appelle 'Amir Ibn 'Abdoullah Ibn Al-Jarrâh avec le surnom de Abou 'Oubayda.
Quraychite de Fihr.

**Sa naissance

Il est né à La Mecque dans une noble famille quraychite.

**Sa conversion à l'Islam

Il fut le neuvième à embrasser l'Islam. Son père resta dans la mécréance, mais Dieu (le Très-Haut) guida sa mère.

**Son prêche

Il s'y est converti un seul jour après Abou Bakr et grâce à celui-ci, il aida 'Abd Ar-Rahmân Ibn 'Awf, 'Uthmân Ibn Mazh'ûn et Al-Arqam Ibn Abou Al-Arqam à se convertir et les emmena au Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) devant qui ils prononcèrent la confession de foi.
Il était des Deux émigrations.

**Ses combats du vivant du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui)

Abou 'Oubayda (que Dieu l'agrée) combattit aux côtés du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) dans toutes les batailles.
Au cours de la bataille de Badr, les cavaliers de Qouraysh, méfiants à son égard, se tenaient à distance. Cependant, un homme en particulier s'acharnait à poursuivre Abou 'Oubayda dans ses déplacements. Abou 'Oubayda faisait de son mieux pour éviter ce soldat.
En dépit des tentatives désespérées d'Abou 'Oubayda, l'homme réussit à barrer le chemin d'Abou 'Oubayda et le contraindre au face à face. Abou 'Oubayda ne put plus se contenir. Il assena un coup d'épée à son adversaire. Sa tête roula à terre. Il gisait mort.
Il s'agissait de son propre père.
Et Dieu révéla un verset en faveur de Abou 'Oubayda : {Tu n'en trouveras pas, parmi les gens qui croient en Dieu et au Jour dernier, qui prennent pour amis ceux qui s'opposent à Dieu et à Son Messager, fusent-ils leurs pères, leurs fils, leurs frères ou les gens de leur tribu. Il a prescrit la foi dans leurs cœurs et Il les a aidés de Son secours. Il les fera entrer dans des Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, où ils demeureront éternellement. Dieu les agrée et ils L'agréent. Ceux-là sont le parti de Dieu. Le parti de Dieu est celui de ceux qui réussissent.} (58/22)
Le jour de la défaite des musulmans à Ouhoud, un des polythéistes commence à hurler : "Montrez-moi Muhammad, montrez-moi Muhammad !"
Pour le protéger, Abou 'Oubayda et neuf autres musulmans encerclèrent le Prophète (Paix et Bénédiction de Dieu sur lui) et repoussèrent les assauts des polythéistes.
Au terme de la bataille, les musulmans découvrirent qu'une molaire du Prophète (Paix et Bénédiction de Dieu sur lui) était cassée, qu'il était blessé au front, et que deux disques de son bouclier avaient pénétré dans sa joue. Abou Bakr s'avance vers lui avec l'intention d'extraire ces disques mais Abou 'Oubayda lui dit : "S'il te plaît, laisse-moi m'en occuper".
Abou 'Oubayda craignait de faire mal au Prophète (Paix et Bénédiction de Dieu sur lui) s'il tirait les disques avec sa main. Il mordit alors fermement dans l'un des disques afin de l'extraire de sa joue. Il réussit mais durant l'opération une de ses incisives tomba à terre. Il perdit une autre incisive en retirant l'autre disque. Abou Bakr remarqua : "Abou 'Oubayda est le plus habile des hommes pour casser des incisives !"
Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) le choisit pour enseigner le Coran et la Sounna aux Yéménites
Anas (que Dieu l'agrée) rapporte que les gens du Yémen sont venus à nous, et dirent au Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) : "Envoie nous une personne qui nous enseignera la Sounna et l'Islam".
Sur ce, le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) saisit la main de Abou 'Oubayda (que Dieu l'agrée) et dit : "Il est l'homme de confiance de ma Oumma". (Mouslim)
Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) le choisit comme juge de confiance
Muhammad Ibn Ja'far (que Dieu l'agrée), rapportait qu'une délégation chrétienne vint faire une requête au Prophète (Paix et Bénédiction de Dieu sur lui) : "Ô Abû-l-Qasim, envoie-nous l'un de tes compagnons, dont tu es satisfait, afin qu'il juge les questions de propriétés sur lesquelles nous sommes en désaccord. Nous avons un grand respect pour vous, les musulmans".
Et le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) de répondre : "Venez me voir le soir. Je vais envoyer avec vous le fort, l'honnête".
'Omar Ibn Al-Khattâb dit à ce propos : "Je me rendit tôt à la prière du Zhuhr, espérant être celui que le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) qualifia "le fort, l'honnête". Juste après la prière, le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) se tourna à droite et à gauche cherchant quelqu'un. Et je tendis ma tête pour qu'il me voie mais il poursuivit sa recherche jusqu'à ce qu'il voie Abou 'Oubayda et l'appela : "Sors avec eux et tranche équitablement entre eux dans ce qui les oppose".
'Omar répliqua alors : "Abou 'Oubayda l'a emporté".

**Son attitude au jour d'As-Saqîfa (11 H)

Ibn Sirine rapporte : Ils prêtèrent alors serment à Abou Bakr, que Dieu l'agrée. Quand on prêta serment à Abou Bakr, certaines personnes allèrent voir Abou 'Oubayda Ibn Al-Jarrah. Il rétorqua : "Vous venez vers moi alors que le {Deuxième de deux} (9/40) est parmi vous!"
Abou Bakr appela Abou 'Oubayda, que Dieu les agrée : "Viens que je te fasse calife, car j'ai entendu le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) dire : "chaque communauté a un homme de confiance, et tu es l'homme de confiance de cette communauté".
Abou 'Oubayda répondit : "Jamais je ne m'avancerai devant un homme auquel le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a ordonné de diriger notre prière". (Mouslim)

**Ses combats après la mort du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui)

Abou 'Oubayda (que Dieu l'agrée) participa dans toutes les conquêtes islamiques. Il y joua un rôle majeur. Il se lance à la tête des armées islamiques, en Syrie jusqu'à ce que Dieu lui accorda la victoire et la conquête de l'intégralité de la Syrie.
Quand la peste envahit ces territoires, 'Omar le fit appeler auprès de lui: "J'ai besoin de toi de toute urgence. Si ma lettre te parvient de nuit, tu dois partir avant l'aube. Si cette lettre te parvient de jour, tu dois partir avant la tombée de la nuit et revenir ici au plus vite".
Lorsque Abou 'Oubayda relit la lettre de 'Umar, il dit : " Je sais pourquoi le Prince de Croyants a besoin de moi. Il veut la survie de quelqu'un qui, cependant, n'est pas éternel".
Aussi répondit-il à 'Umar : " Je sais que tu as besoin de moi. Mais j'appartiens à une armée de musulmans et je n'ai nulle envie de fuir ce qui les afflige. Je ne veux pas me séparer d'eux jusqu'à ce que la volonté d'Allah soit faite. Quand tu recevras cette lettre, libère-moi de ton commandement et permets-moi de rester ici".
Quand 'Omar lut la lettre, il pleura. Les fidèles présents sur les lieux se demandèrent : "Abou 'Oubayda est-il mort ? ".
'Omar dit : "Non, mais la mort est proche de lui".
Quand Omar (que Dieu l'agrée) le nomma à la place de Khâlid Bin Walid (que Dieu l'agrée), celui-ci fit cette remarque aux gens de la Syrie : "Le gardien de la Oumma est venu à vous".

**Son décès (58 ans)

Il mourut à 58 ans, à la peste d' 'Amawas (Prononcé aussi 'Imwas). Localité entre Ramla et Beyt Al Maqdis (Jérusalem). Elle fut le foyer de cette peste où périrent nombre de gens, dont plusieurs Compagnons, parmi lesquels Mou'adh Ibn Jabal, Al Fadl Ibn 'Abbas, Yazid Ibn Abou Soufian...
Au chevet de la mort, Abou 'Oubayda recommanda à ses soldats en disant : "Je vais vous faire une recommandation. Si vous la suivez, vous serez toujours en bonne condition : "Parachevez la prière, versez l'aumône, jeûnez pendant le mois du ramadan, faites l'aumône, le pèlerinage et la 'Umra. Echangez le conseil entre vous, rendez un conseil sincère à vos commandants, ne les trichez pas. Ne vous versez pas dans l'ici-bas. Si l'on vit 1000 ans, on serait indubitablement à ma place que vous voyez. Dieu a prescrit la mort aux fils d'Adam, le plus intelligent d'entre eux est celui qui obéit le mieux à son Dieu et celui qui fait le plus pour l'au-delà".
Il s'adressa à Mu'âdh pour qu'il dirige la prière à sa place puis rendit l'âme, que Dieu soit satisfait de lui.
Mu'âdh se leva et dit : "Ô gens, vous êtes frappés par la mort d'une personne. Par Allah, je ne sais si j'ai déjà rencontré un homme aussi sincère, aussi droit, qui se gardait de tout mal. Demandez à Dieu de verser Sa miséricorde sur lui et Dieu sera miséricordieux avec vous".

**Ses mérites

'Abdullah Ibn 'Omar, un des compagnons du Prophète (Paix et Bénédiction de Dieu sur lui) a dit de lui : "Abou Bakr As-Siddîq, 'Othman Ibn 'Affân et Abou 'Oubayda Ibn Al-Jarrâh étaient très en vue au sein de la tribu des Quraych. Ils étaient dotés du meilleur caractère et d'une grande modestie. Quand ils parlaient, ils ne vous décevaient pas, et quand on leur parlait ils ne vous accusaient pas de mentir".

**Son apparence physique

Sa silhouette longue et élancée lui donnait un air frappant. Son visage était lumineux et sa barbe clairsemée. Il était agréable à regarder.


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Dernière édition par titi le Mar 18 Jan - 02:07 (2011); édité 4 fois
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MessagePosté le: Ven 31 Déc - 23:28 (2010)    Sujet du message: Publicité

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DADOU


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MessagePosté le: Sam 1 Jan - 01:29 (2011)    Sujet du message: EL SAHABA " RADIYA ALLAHOU 3ANHOUM" الصحابة Répondre en citant

Okay bravo ma titi baraka allahou fik
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هو قلمي يكتب ما يريد يعبر عن رأيي، وضعت له خطوطا حمراء لا يتجاوزها
ليس لأي كان سلطة عليه، ليس المهم ان يرضي الناس المهم ان يرضي ضميري


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Ammar
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MessagePosté le: Sam 1 Jan - 07:51 (2011)    Sujet du message: EL SAHABA " RADIYA ALLAHOU 3ANHOUM" الصحابة Répondre en citant

Barak Allahou fik titi Okay
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يا أخي في الهند أو في المغرب ... أنا منك، أنت مني، أنت بي
لا تسل عن عنصري عن نسبي .... إنه الإسلام أمي وأبي


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titi
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MessagePosté le: Sam 1 Jan - 15:39 (2011)    Sujet du message: EL SAHABA " RADIYA ALLAHOU 3ANHOUM" الصحابة Répondre en citant

Bilâl - بلال



**Son nom et sa généalogie

Bilâl Ibn Rabâh l'Abyssin.
Sa mère
Hamâma était une esclave éthiopienne.

**Sa naissance (-43 H)

Il naquit à la Mecque presque 43 ans avant l'Hégire.

**Sa vie avant sa conversion

Il vécut à La Mecque et fut l'esclave des orphelins issus des Banû 'Abd Ad-Dâr, mis sous la tutelle de Oumayya Ibn khalaf.

**Sa conversion

Aussitôt que le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) eut reçu la mission prophétique, Bilâl embrassa l'islam avec les quelques premiers convertis.

**Sa persévérance contre la torture

Vu son statut d'esclave, Bilâl fut victime de supplices atroces et de persécutions impitoyables infligées par les polythéistes de Qouraych qui l'avaient livré au martyr ainsi que 'Ammâr Ibn Yâsir et ses parents, et Suhayb.
Assisté par un groupe de polythéistes, son maître Oumayya Ibn khalaf mettait Bilâl à nu au moment où le soleil était au zénith et que la terre sablonneuse de La Mecque s'enflammait sous l'effet de la chaleur torride, puis le revêtait d'une cuirasse en fer et le faisait souffrir intensément sous les rayons solaires embrasés, tout en le fouettant et en lui ordonnant d'injurier Muhammad (paix et bénédiction de Dieu sur lui).
En dépit de ce calvaire, Bilâl (que Dieu l'agrée) ne soufflait mot à part : "Dieu est Unique".
Quand son bourreau Oumayya Ibn khalaf se lassait de le supplicier, il lui passait une grosse corde au cou, le livrait aux insolents et aux gamins pour qu'ils l'entraînent à travers les sentiers et les creux de La Mecque.
Abû Bakr (que Dieu l'agrée) passa près de Bilâl au cours d'une séance de torture. Voyant son état, il alla voir Oumayya et lui demanda : "Jusqu'à quand vas-tu torturer ce pauvre ?"
Celui-ci répondit : "C'est toi qui est à l'origine de sa souffrance. Pourquoi ne le sors-tu pas de cette situation ?"
C'est en effet Abû Bakr qui avait enseigné à Bilâl le message de l'Islam. Sur ce, Abû Bakr proposa à Oumayya d'échanger Bilâl contre un autre esclave plus vigoureux que lui et qui était resté fidèle au polythéisme des arabes.
Oumayya accepta l'échange; Abû Bakr récupéra Bilâl et l'affranchit.

**Son émigration vers Médine

Bilâl accompagna le Prophète et émigra à Médine où le Messager d'Allâh scella une fraternité entre lui et Abû `Ubaydah Ibn Al-Jarrâh.

**Le premier à appeler à la prière

Quand il fut question de choisir un muezzin, le Prophète dit à `Abdullah Ibn Zayd : "Enseigne l'adhân à Bilâl car il a une voix plus douce que la tienne." (Fath Al-Bârî)

**La bataille de Badr (2 H)

Qoreich, nobles et enfant prirent part à cette bataille. Omaya ne désirait pas se rendre à cette expédition mais il fut traité de lâche et de femme par Oqba ibn Abi Mouît et se sentant diminué dans son orgueil, il participa à l'expédition. Les épées se croisèrent et la bataille fit rage. A la fin de la bataille, Omaya ibn Khalaf voyant la défaite demanda protection à Abderrahaman Ben Aouf, malgrè cela, les musulmans ne purent accepter un tel prisonnier et Bilal était le premier à réclamer sa tête et Abderrahman Ben 'Aouf ne put rien faire.

**La bataille de Khaybar (7 H)

Bilâl faisait partie de cette expédition. A la fin du combat, il présenta deux femmes au Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui). Sur leur chemin, lui et ses deux prisonnières avaient dû traverser le champ de bataille et passer près des guerriers tués pendant le combat. L'une des femmes hurlait et se couvrait le visage de poussière alors que l'autre était muette d'effroi.
La deuxième femme n'était autre que Safiya, la fille de Houyayy Ibn Akhtab, le chef des Banû An-Nadîr qui avaient été expulsés de Médine en l'an 4 de l'Hégire pour avoir comploté contre le Prophète. La femme bruyante qui l'accompagnait était sa cousine.
Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) demanda à ce que l'on s'occupe de la cousine et plaça la cape qu'il portait sur les épaules de Safiya dont l'époux venait d'être tué pendant la bataille.
Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) se tourna ensuite vers Bilâl et lui dit : "Bilâl, est-ce que Dieu a enlevé toute pitié de ton cœur pour que tu fasses passer ces femmes à l'endroit même où leurs hommes ont été tués ?"
L'appel de la prière après la prise de la Mecque (8 H)
Le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) ordonna à Bilal de monter sur le toit de la Ka'ba et de lancer l'appel à la prière. Ces derniers reprenaient après lui chaque séquence de l'adhan, tandis que la majorité des polythéistes étaient dans leurs maisons.

**La visite de l'interieur de la Ka'ba avec le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) (8 H.)

Le Prophète ordonna que la porte de la Ka`ba soit ouverte. Il y rentra et n'emmena avec lui que Bilâl, Ousâma Ibn Zayd et Othmân Ibn Talha avant de fermer la porte de ce lieu sacré au sein duquel ils accomplirent la prière. (Fath Al-Bâri)
Il n'arrive presque plus à faire l'appel à la prière après la mort du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui)
Du vivant du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui), Bilâl fut son muezzin. Mais à sa mort, Bilâl ne pouvait plus retenir ses larmes chaque fois qu'il appelait à la prière en disant : "J'atteste que Muhammad est l'Envoyé de Dieu".
Sur ces entrefaites, il demanda à Abû Bakr As-Siddîq de le dispenser de faire l'appel à la prière qui lui devenait presque insupportable après la mort du Prophète.

**Son départ pour la Syrie

Il se rendit auprès d'Abû Bakr (que Dieu l'agrée) et lui dit : "Ô Calife du Messager d'Allâh ! Un jour, j'ai entendu le Prophète dire : "La meilleure œuvre du croyant est le jihâd dans le sentier d'Allâh" et je voudrais me consacrer au sentier d'Allâh jusqu'à ma mort." Abû Bakr répondit : "Je t'en supplie Bilâl, pour l'amour de Dieu, reste à Médine ; j'ai vieilli et mon terme est proche".
Bilâl répondit : "Si tu m'as affranchi pour toi-même, empêche-moi de partir. Mais si tu m'as affranchi pour Allah (le Très-Haut), laisse moi partir vers Allah (le Très-Haut)".
Abû Bakr (que Dieu l'agrée) le laissa partir.
Ensuite, il partit avec la première des expéditions musulmanes et s'installa à Dera près de Damas. Lorsque la responsabilité du califat échut à 'Umar Ibn Al-Khattâb et qu'il atteignit Damas, il ordonna à Bilâl de lancer l'appel à la prière comme auparavant. Aussitôt qu'il commença à lancer l'appel, 'Umar et tous les compagnons qui assistaient à la scène eurent les larmes aux yeux, furent émus par nostalgie de l'époque du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui), et s'effondrèrent en larmes.
Il demanda à 'Omar, qui accepta, l'autorisation de demeurer au Cham, et s'installa chez les Bani Khawlan, à Darya (non loin de Damas).

**Son rêve du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) et son retour à Médine

Après s'être installé en Syrie, Bilâl se maria et y demeura longtemps sans se rendre à Médine. Un jour, il vit le Prophète lui dire dans un songe : "Qu'est ce que cet éloignement, Bilâl ? N'est-il pas temps que tu me rendes visite ?".
Bilâl se réveilla alors attristé et se dirigea vers Médine jusqu'à ce qu'il arriva au tombeau du Prophète où il se mit à pleurer. Ensuite, Al-Hasan et Al-Husayn arrivèrent; il les serra dans ses bras et les embrassa. Ils lui dirent : "Nous voudrions que tu lèves l'adhân à l'aube."
Il monta alors sur le toit de la mosquée et lorsqu'il commença à dire : "Allah est plus Grand, Allah est Plus Grand", Médine fut secouée. Quand il dit : "Je témoigne qu'il n'existe aucune divinité à l'exception d'Allah", Médine fut secouée davantage. Lorsqu'il dit : "Je témoigne que Mohammad est le messager d'Allah", les femmes sortirent de leurs foyers. Médine, ses hommes et ses femmes, n'avaient jamais été vus pleurant comme ce jour-là.

**Sa mort (20 H.)

Lorsque la mort vint frapper Billal Ibn Rabah (que Dieu l'agrée) sa femme dit : "o quelle tristesse!"
Alors il retira son drap de son visage en étant à l'agonie et dis : "ne dis pas quelle tristesse mais plutôt quelle joie"!
Puis il rajouta : "Demain je rencontrerai les bien-aimés: Mouhammed et ses compagnons!"

**Ses mérites

Selon Abou Hourayra (que Dieu l'agrée), le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) demanda un jour à Bilâl (que Dieu l'agrée) : "Ô Bilâl! Parle-moi donc de la bonne action que tu as faite depuis ta conversion à l'Islam et dont tu attends le plus grand salaire. J'ai entendu en effet le bruit de tes sandales devant moi au Paradis".
Il dit : "L'action dont j'attends le plus grand salaire est que je ne fais jamais des ablutions de jour ou de nuit sans les faire suivre de ce que Dieu m'a écrit comme unités de prière". (Al-Boukhâri, Mouslim n°6130)
Selon 'Aidh Ibn 'Amr Al Mouzannï (que Dieu l'agrée), Abou Soufyàn vint avec un groupe d'hommes à Salmàn, Souhayb et Bilàl. Ces trois derniers dirent : "Les sabres de Dieu n'ont pas encore eu justice de l'ennemi de Dieu".
Abou Bakr (que Dieu l'agrée) leur dit alors : "Comment dites-vous des choses pareilles à l'ancien de la tribu de Qoraych et à son seigneur?"
Puis il se rendit chez le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) et l'en informa.
Il lui dit : "Ô Abou Bakr! Peut-être les as-tu fâchés? Et si tu les as fâchés, tu as certainement fâché ton Seigneur".
Il alla les voir et leur dit : "Mes frères! Est-ce que je vous ai fâchés?"
Ils dirent : "Non, frère! Mais que Dieu t'en absolve ô frère!" (Mouslim)
'Omar (que Dieu l'agrée) disait : "Notre maître Abû Bakr a affranchi notre maître (Bilâl)". (Fath Al-Bâri, hadith n°2954)

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MessagePosté le: Sam 1 Jan - 18:21 (2011)    Sujet du message: EL SAHABA " RADIYA ALLAHOU 3ANHOUM" الصحابة Répondre en citant

applaudir applaudir بارك الله فيك الأخت تيتي واصلي    

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MessagePosté le: Sam 1 Jan - 21:03 (2011)    Sujet du message: EL SAHABA " RADIYA ALLAHOU 3ANHOUM" الصحابة Répondre en citant

BARAKA ALLH FIK YA OUKHTEH INAKI MOUSAA HAQA
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MessagePosté le: Dim 2 Jan - 15:07 (2011)    Sujet du message: EL SAHABA " RADIYA ALLAHOU 3ANHOUM" الصحابة Répondre en citant

Abou Bakr - أَبُو بَكْر



**Son nom est sa généalogie

Il se nomme 'Abdoullah Ibn Abi Qouhafa 'Othman Ibn 'Amir.
Abou Bakr était le septième dans la descendance de taym, le fils de Mourra, le septième ancêtre du Prophète. le clan auquel il appartenait se dénommait banû taym du nom de taym sa mère salmâ était une fille de l'oncle de son père, saqr. Le nom originel d'Abou Bakr avait été 'abdul ka'bah. Il s'appelait également 'atîq. Sa mère n'avait aucun fils survivant, et lorsqu'elle avait mis au monde Abou Bakr, elle l'amena au temple et s'exclama : "Ô déité ! Si celui-ci est immunisé contre la mort, alors donne-le-moi".

**Sa naissance

Il est né environ trois ans après l'année de l'éléphant.

**Avant sa conversion

Il faisait partie des notables du peuple de Qouraych et comptait parmi leurs savants, il était aimé parmi eux.

**Sa conversion à l'Islam (-13 H. ; 37 ans)

Abôu Dardâ (que Dieu l'agrée) a rapporté que le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "N'allez-vous pas laisser tranquille mon compagnon ! N'allez-vous pas cessez, et laisser tranquille mon compagnon ! Lorsque je vous ai dit : " Ô peuple, je suis le Messager de Dieu auprès de vous ! Vous m'avez répondu : " Menteur ! ", sauf Abou Bakr qui, lui, m'a cru !". (al-boukhâri)
Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "Quand j'ai invité les gens à embrasser l'Islam, tous ont pris un temps de réflexion et d'hésitation, excepté Abou Bakr : il ne s'est pas retenu, et n'a pas hésité ! " (Ibn Ishaq)
'Alî Ibn Abî Tâlib (que Dieu l'agrée) a rapporté qu'Abou Bakr a été le premier homme musulman. (Ibn 'Asâkir)

**La libération de Bilâl (-13 H ; 37 ans)

Abû Bakr (que Dieu l'agrée) passa près de Bilâl au cours d'une séance de torture. Voyant son état, il alla voir Oumayya et lui demanda : "Jusqu'à quand vas-tu torturer ce pauvre ?"
Celui-ci répondit : "C'est toi qui est à l'origine de sa souffrance. Pourquoi ne le sors-tu pas de cette situation ?"
C'est en effet Abû Bakr qui avait enseigné à Bilâl le message de l'Islam. Sur ce, Abû Bakr proposa à Oumayya d'échanger Bilâl contre un autre esclave plus vigoureux que lui et qui était resté fidèle au polythéisme des arabes.
Oumayya accepta l'échange; Abû Bakr récupéra Bilâl et l'affranchit.
Abû Bakr racheta et affranchit six autres esclaves, des femmes, qui étaient torturées pour leur foi par leurs maîtres païens.

**Son émigration vers Médine en compagnie du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) (1 H. ; 51 ans)

Dès que le départ du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) fut signalé, les Qoraïshites se lancèrent sur ses traces et Aboutirent à l'entrée d'une grotte où le Prophète et son compagnon Abou Bakr s'étaient réfugiés... Dieu troubla les Qoraïshites : les traces de pas menaient bien à cette grotte mais visiblement, elle n'était pas fréquentée. Plus bas, dans la grotte, Abou Bakr dit à son ami Muhammad (paix et bénédiction de Dieu sur lui) : "Si l'un d'eux regarde sous ses pieds, il nous verra..."
Et le Prophète de répondre : "Que penses-tu de deux [personnes] dont Dieu est le troisième ?"
Dieu (le Très-Haut) a dit : {Si vous ne lui portez pas secours... Dieu l'a déjà secouru, lorsque les mécréants l'avaient banni, deuxième de deux. Quand ils étaient dans la grotte et qu'il disait à son compagnon : "Ne t'afflige pas, car Dieu est avec nous." Dieu fit alors descendre sur lui Sa sérénité et le soutint de soldats que vous ne voyiez pas, et Il abaissa ainsi la parole des mécréants, tandis que la parole de Dieu eut le dessus. Et Dieu est Puissant et Sage.} (9/40)
Quand ils furent débarrassés de leur poursuivants, le Prophète et Abou Bakr retrouvèrent leur guide Abdullâh Ibn Uraïqit et le berger d'Abou Bakr, 'Âmir Ibn Fuhaïrah, et continuèrent leur route. Ils passèrent à proximité de la tente d'une femme qu'on appelait Oum Ma'bad Al-Khozâ'iyyah. Les voyageurs étaient alors à bout de vivres. Ils demandèrent à Oum Ma'bad de leur vendre de quoi tenir le reste du trajet. Mais la femme, gênée, leur dit : "Par Dieu, si j'avais de quoi vous donner, je vous l'aurais donné gratuitement".
Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) vit dans un coin une chèvre frêle. "Et cette chèvre ?", demanda le Prophète.
"Elle est frêle comme tu le vois", répondit la femme.
Le Prophète lui demanda d'approcher la chèvre. Alors, le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) posa sa main sur la chèvre qui subitement prit des forces. Puis, il toucha son pis qui se remplit de lait. Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) prit du lait de la chèvre et commença par donner à ses compagnons. Ensuite, il en donna à Oum Ma'bad, il remplit un bol destiné à Abou Ma'bad et il finit par en boire à son tour. Les voyageurs suivirent leur chemin. Quand Abou Ma'bad fut de retour, il s'étonna à la vue du bol de lait car il savait que leur chèvre ne donnait pas de lait. Alors, Oum Ma'bad lui décrivit le Prophète et lui raconta ce qu'il fit. Il lui dit : "C'est l'homme que Qoraïsh poursuit pour l'assassiner". Oum Ma'bad et Abou Ma'bad embrassèrent l'Islam.

**La bataille de Badr (2 H)

Anas (que Dieu l'agrée) dit : "Le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) consulta les gens à propos des captifs à Badr en disant : "Dieu le Puissant,le Majestueux vous a fait triompher sur eux..."
'Omar Ibn al-Khattab (que Dieu l'agrée) se leva et dit : "Ô Messager de Dieu, tranche leur le cou!"
Le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) se détourna de lui. Puis il reprit la parole : "Ô gens, Dieu le Puissant,le Majestueux vous a fait triompher sur eux. Pourtant hier encore ils étaient vos frères.."
'Omar Ibn al-Khattab (que Dieu l'agrée) se leva et dit : "Ô Messager de Dieu, tranche leur le cou!"
Le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) se détourna de lui encore et reprit les mêmes propos à l'adresse de ses compagnons.
Abou Bakr (que Dieu l'agrée) se leva alors et dit : "Ô Messager de Dieu, si tu penses devoir leur pardonner et accepter une rançon...."
Le visage du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) fut débarrassé de l'expression de souci qui l'avait marqué, et il leur pardonna et accepta une rançon.
Puis Dieu, le Puissant, le Majestueux révéla : {N'eût-été une prescription préalable de Dieu, un énorme châtiment vous aurait touché pour ce que vous avez pris (de la rançon)} (8/67)". (Ahmad n°13143)
**Son pélerinage
En revenant de Tabouk, le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) pensa au pélerinage. Puis il dit : "Les Polythéistes font la circumambulation tout en étant complètement nus, je redoute le pélerinage à cause d'eux".
Il envoya Abou Bakr (que Dieu l'agrée) à la Mecque et le fit suivre de 'Ali (que Dieu l'agrée) avec pour mission d'interdire désormais le pélerinage aux polythéistes, et de leur accorder un délai de quatre mois pour se convertir, au bout duquel, la guerre serait déclarée entre eux et les Musulmans, s'ils ne se convertissaient pas.
Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) fit accompagner Abou bakr de trois cent Médinois, emportant vingt chameaux marqués en guise d'offrande. (Ibn Sâ'd)

**Récit de la mort du Prophète et discours d'Abou Bakr (11 H ; 61 ans)

'Orwa Ibn Zoubayr, que Dieu les agrée, rapporte : Abou Bakr (que Dieu l'agrée) revint alors du Sonh sur sa monture et s'arrêta devant la porte de la mosquée. Il vint, affligé et attristé, et demanda la permission d'entrer dans la maison de sa fille Aïcha (que Dieu l'agrée) et elle l'autorisa à entrer. Il entra, le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) était mort sur son lit et ses femmes étaient autour. Elles voilèrent leurs visages et se cachèrent d'Abou Bakr sauf Aïcha. Il découvrit le visage du Messager de Dieu et se pencha sur lui en l'embrassant et en pleurant. Il dit : "Ce que prétend Ibn Al-khattab est faux. Le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) est bien mort, par celui qui tient mon âme dans sa main! Miséricorde de Dieu sur toi, Ô Messager de Dieu! Tu es si bon, vivant et mort". Puis il le couvrit de son habit et sortit rapidement à la mosquée. Il passa au-dessus des épaules des gens et arriva au minbar. En le voyant venir, 'Omar (que Dieu l'agrée) s'assit. Abou Bakr se leva à côté du minbar et appela les musulmans. Ils s'assirent et écoutèrent.
Abou Bakr prononça l'attestation de foi et fit une introduction très touchante. Puis il reprit : "Dieu puissant et glorieux a annoncé à son Prophète sa mort alors qu'il était vivant et parmi vous, de même qu'il vous a annoncé votre mort. La mort est une vérité et il ne restera aucun parmi vous sauf Dieu puissant et glorieux. Dieu élevé a dit : {Mouhammad n'est qu'un messager - des messagers avant lui sont passés. S'il mourait, donc, ou s'il était tué, retourneriez-vous sur vos pas ? Quiconque retourne sur ses pas ne nuira en rien à Dieu; et Dieu récompensera bientôt les reconnaissants} (3/144).
-Ce verset est dans le Coran?! S’exclama 'Omar. Par Dieu! Je ne savais pas avant ce jour que ce verset avait été révélé (j'étais inconscient de son sens)!
- Et Dieu élevé, continua Abou Bakr, a dit à Mouhammad, prière et paix sur lui : {En vérité tu mourras et ils mourront aussi} (39/30). Dieu élevé dit aussi : {Tout ce qui est sur elle doit périr. Seule subsistera la face de ton Seigneur plein de majesté et de noblesse} (55/26-27). Il dit encore : {Toute âme goûtera la mort. Mais c'est seulement au jour de la résurrection que vous recevrez votre entière rétribution} (3/185). Dieu a fait vivre Mouhammad et l'a gardé jusqu'à ce qu'il établisse grâce à lui la religion de Dieu. Mouhammad (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a fait triompher la volonté de Dieu, il a transmis la religion de Dieu et a combattu pour la cause de Dieu, puis il est mort en accomplissant cela. Il vous a laissés sur la voie; quiconque périra aura déjà reçu la preuve et le remède. Celui dont le Seigneur est Dieu, Dieu est vivant et ne meurt pas, et celui qui adorait Mouhammad et le considérait comme un dieu, alors son dieu est mort. Musulmans! Soyez pieux envers Dieu! Tenez à votre religion! Placez votre confiance en votre Seigneur! La religion de Dieu est inébranlable et la parole de Dieu est complète. Dieu aidera celui qui l'aide et il fera triompher sa religion. Le livre de Dieu est parmi nous; il est la lumière et le remède; par lui, Dieu a guidé Mouhammad, prière et paix sur lui; il contient le licite et l'illicite. Par Dieu! Peu nous importe les créatures qui se coalisent contre nous! Nos sabres sont dégainés, nous ne les avons pas encore déposés, et nous combattrons ceux qui nous contredisent comme nous avons combattu avec le Messager de Dieu, prière et paix sur lui. Pour cela que personne ne se lance dans la perdition!". Puis les mouhajirins partirent avec lui voir le Messager de Dieu, prière et paix sur lui.

**Discussion au sujet du califat dans la cour

Ibn 'Abbâs, que Dieu les agrée, rapporte : 'Omar (que Dieu l'agrée) raconta : voilà ce qui s'est passé quand le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) mourut. On vint nous dire que les Ançars s'étaient réunis dans la cour des Banou Sa'ida pour prêter serment à Saâd Ibn 'Oubèda, que Dieu l'agrée. Je me suis levé précipitamment ainsi qu'Abou Bakr et Abou 'Oubeyda Ibn Al-jarrah, que Dieu les agrée. Nous craignîmes qu'ils ne causent un tort à l'Islam et nous partîmes les rejoindre. Nous rencontrâmes deux hommes véridiques des Ançars : 'Ouwaym Ibn Sa'ida et Maâan Ibn Âadiy, que Dieu les agrée. Ils demandèrent : "Où allez-vous?"
Nous répondîmes : "Rejoindre votre tribu, à cause de ce qu'ils préparent".
Ils proposèrent : "Retournez, car ils ne vous désobéiront pas et ne feront pas une chose que vous désapprouvez".
Mais nous insistâmes pour partir. Je me mis à arranger des paroles que je voulais dire jusqu'à ce que nous arrivâmes. Ils étaient autour de Saâd Ibn 'Oubèda qui était malade et couché sur un lit. Quand nous entrâmes, ils prirent la parole et dirent : "Ô mouhajirins! Un émir des nôtres et un des vôtres!"
Houbèb Ibn Almondhir dit : "C'est moi le stratège et le politicien hors pair! Par Dieu! Si vous voulez, nous rallumerons la guerre!"
Abou Bakr dit : "Doucement".
Je voulus parler mais il dit : "Écoute, 'Omar!"
Il loua Dieu et le félicita puis dit : "Ô Ançars! Par Dieu! Nous ne nions pas vos vertus, ni votre valeur dans l'Islam, ni nos devoirs envers vous. Mais vous savez bien que cette tribu, Qouraych, tient une place parmi les arabes qu'aucune autre tribu ne possède, et que les arabes ne se soumettront qu'à un homme d'entre eux. Nous serons donc les souverains et vous les ministres. Soyez pieux envers Dieu! N'ébranlez pas l'Islam et ne soyez pas les premiers à causer du tort à l'Islam. Je vous propose un de ces deux hommes (moi et Abou 'Oubeyda), lequel choisirez-vous, vous pourrez lui faire confiance".
Par Dieu! Il avait dit tout ce que je voulais dire, à part cette dernière parole. Par Dieu! Je préfère être tué et être ressuscité, puis être tué encore et revivre, sans avoir commis de péché, plutôt que d'être le chef d'un groupe contenant Abou Bakr.
Puis je dis : "Ô Ançars! Ô musulmans! La personne qui mérite le plus la place du Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) après lui est le {Deuxième de deux quand ils étaient dans la grotte} (9/40) : Abou Bakr qui a de loin dépassé tous les autres". Puis je pris sa main et un homme des Ançars me précéda et tapa sur sa main avant moi. Puis les gens se suivirent et on laissa Saâd Ibn 'Oubèda.

**Abou Bakr et 'Omar se rejettent le califat dans la cour

Ibn Sirine rapporte : ce jour-là, Abou Bakr et 'Omar, que Dieu les agrée, rejoignirent les Ançars.
Abou Bakr dit : "Ô Ançars! Nous ne nions pas vos vertus, et aucun croyant ne nie vos vertus. Par Dieu! Tout bien que nous avons atteint, vous y avez participé. Mais les arabes n'accepteront qu'un homme de Qouraych et ne resteront pas sous l'autorité d'un autre. Les qouraychites sont les meilleurs orateurs, ils ont les origines les plus nobles et la terre la plus noble, ils sont aussi les plus généreux parmi les arabes. Prêtez donc serment à 'Omar!
- Non, répondirent-ils.
- Pourquoi donc? Questionna 'Omar.
- Nous craignons d'être défavorisés.
- Tant que je vivrai, affirma-t-il, cela n'aura pas lieu. Prêtez donc serment à Abou Bakr.
- Tu es plus fort que moi, dit Abou Bakr à 'Omar.
- Tu es meilleur que moi, répliqua 'Omar.
- Tu es plus fort que moi, répéta Abou Bakr".
'Omar donna la même réponse. Abou Bakr répéta une troisième fois et 'Omar répondit : "Ma force est à ton service en plus de ta supériorité".
Ils prêtèrent alors serment à Abou Bakr, que Dieu l'agrée. Quand on prêta serment à Abou Bakr, certaines personnes allèrent voir Abou 'Oubayda Ibn Aljarrah. Il rétorqua : "Vous venez vers moi alors que le {Deuxième de deux} (9/40) est parmi vous!"

**Discours de 'Omar et le serment collectif pour Abou Bakr (11 H ; 61 ans)

Anas (que Dieu l'agrée) raconte : j'ai entendu le deuxième discours de 'Omar (que Dieu l'agrée) le lendemain de la mort du Messager de Dieu, prière et paix sur lui. Abou Bakr était silencieux et ne disait pas un mot. 'Omar dit : "J'espérais que le Messager de Dieu vive jusqu'à ce qu'il soit le dernier d'entre nous à mourir. Mais si Mouhammad est mort, Dieu a mis parmi nous une lumière pour être guidés. Dieu a guidé Mouhammad (paix et bénédiction de Dieu sur lui) et Abou Bakr est le compagnon du Messager de Dieu et le {Deuxième de deux} (9/40). Il est le musulman le plus digne d'être votre chef. Levez-vous donc et prêtez-lui serment (bayâa)".
Un groupe lui avait déjà prêté serment dans la cour des Banou Sa'ida, et le serment public eut lieu alors sur le minbar. J'ai entendu 'Omar dire à Abou Bakr à ce moment-là : "Monte sur le minbar". 'Omar ne cessa de le presser jusqu'à ce qu'il monta et les musulmans lui prêtèrent serment.

**Son premier discours en tant que calife (11 H. ; 61 ans)

Après la mort du Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) et l'élection de Abou Bakr (que Dieu l'agrée) comme calife, il a dit dans un de ses discours : "Dieu a donné à Mouhammed (paix et bénédiction de Dieu sur lui) une certaine longévité jusqu'à ce qu'il a pu établir la religion de Dieu, fait triompher la parole de Dieu, transmis le Message et combattu pour Sa cause. Dieu a recueilli son âme en cet état et en vous laissant sur ce chemin droit, donc celui qui périra, il périra averti. Quiconque considère que Dieu est son Seigneur, qu'il sache que Dieu est vivant et ne mourra pas. Quant à celui qui adore Mouhammed et le prend pour divinité qu'il sache que celle-ci est morte. Ô hommes! Craignez Dieu! Attachez-vous à votre religion et fiez-vous à votre Seigneur. La religion de Dieu est déjà établie, la Parole de Dieu est parfaite, Dieu accorde la victoire à celui qui défend sa religion. Le Livre de Dieu est entre nos mains, elle est la lumière et la guérison, par quoi Dieu a guidé Mouhammed -que Dieu l'agrée-, et on y trouve le licite et l'illicite. Par Dieu! Nous ne soucions plus de ceux qui se rassemblent pour nous combattre. Les sabres de Dieu sont dégainés et nous ne les avons pas encore mis dans leurs fourreaux. Nous combattrons ceux qui nous seront hostiles comme nous avons combattu à côté du Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui)". (Al-Bayhaqi)
Le lendemain après que Abou Bakr était devenu le premier Calife (après la mort du Messager de Dieu ) par consentement général, il se rendit à la Mosquée du Prophète (Masdjid Nabawi) ou le peuple lui jura allégeance. Ensuite Abou Bakr monta sur le mimbar et s'adressa à l'assemblée en ces termes: - "Ô peuple! J'ai été élu votre chef quoique je ne sois meilleur qu'aucun d'entre vous. Si je fais le bien, accordez-moi votre appui. Si je fais le mal corrigez-moi. La vérité est honnêteté et le mensonge est la malhonnêteté. Les puissants parmi vous sont faibles à mes yeux, aussi longtemps que je ne leur prends pas ce qui est dû aux autres. Quand les gens cesseront de lutter pour la cause d'Allah. Allah les avilira. Quand un peuple devient malfaiteur, Allah envoie sur lui des calamités. Vous devez m'obéir aussi longtemps que j'obéis à Allah et à son Messager. Si je désobéis à Allah et à son Messager, vous êtes alors libres de me désobéir".
**La tentative de démission
Ibn Rahawayh rapporte : quand il fut nommé calife, Abou Bakr (que Dieu l'agrée) s'assit tristement dans sa maison. 'Omar (que Dieu l'agrée) entra chez lui et Abou Bakr se mit à lui faire des reproches.
Il lui dit : "C'est toi qui m'a fait porter cette responsabilité" et il se plaint de devoir juger entre les gens.
'Omar lui dit : "Mais tu sais bien que le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : si le gouverneur s'efforce et atteint la vérité, il a deux récompenses. Et s'il s'efforce et se trompe, il a une récompense". Abou Bakr fut alors un peu soulagé.
Aboul Jahhaf rapporte : quand on prêta serment à Abou Bakr (que Dieu l'agrée) il s'enferma pendant trois jours. Il sortait chaque jour et disait : "Musulmans! J'ai annulé votre serment! Prêtez serment à qui vous voulez". À chaque fois, 'Ali Ibn Abou Talib (que Dieu l'agrée) lui répondait : "Nous n'acceptons pas ta démission et nous ne te démettons pas. Puisque le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) t'a placé à l'avant, qui donc te fera reculer?"
Zayd Ibn 'Ali rapporte : Abou Bakr, que Dieu l'agrée se leva sur le minbar du Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) et appela : "Y a-t-il une personne qui déteste que je sois émir pour que je démissionne?" Il répéta cela trois fois.
'Ali Ibn Abou Talib (que Dieu l'agrée) se leva alors et répondit : "Non, par Dieu! Nous n'acceptons pas ta démission et nous ne te démettons pas. Qui donc pourra te faire reculer alors que le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) t'a placé à l'avant?"
L'une des premières choses qu'il fait en tant que calife est de régler les dettes que le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) n'a pu faire de son vivant (11 H. - 61 ans)
Selon Jâbir (que Dieu l'agrée), le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) lui a dit : "Si les contributions du Bahrayn arrivaient, je t'en donnerais telle et telle chose". Mais l'or du Bahrayn n'arriva pas jusqu'à la mort du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui). Quand cet or arriva enfin, le calife Abou Bakr (que Dieu l'agrée) cria à haute voix : "Que celui qui a une promesse du Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) ou auquel ce dernier doit quelque chose vienne à nous".
Je vins à lui et lui dis : "Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) m'a dit ceci et cela". Il me donna alors une certaine somme. Je la comptai et voilà qu'elle représentait cinq cents (dinars ou dirhams).
Il me dit : "Prends-en encore le double". (Al-Boukhâri, Mouslim)
**Sa fermeté face aux apostats (11 H. ; 61 ans)
Abou Hourayra (que Dieu l'agrée) a dit : "Lorsque mourut le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui), qu'Abou Bakr (que Dieu l'agrée) lui succéda et qu'un certain nombre de tribus arabes apostasièrent, 'Omar (que Dieu l'agrée) a dit : "Comment combattrais-tu ces gens alors que le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "J'ai reçu l'ordre de combattre les gens jusqu'à ce qu'ils disent : "Il n'y a de dieu que Dieu", et celui qui l'a dit a mis à l'abri de moi ses biens et sa vie sauf pour ce qui en revient de droit à l'Islam, et c'est à Dieu de lui demander des comptes"?
Abou Bakr lui dit : "Par Dieu! Je combattrai sûrement tous ceux qui font une différence entre la prière et l'aumône légale car l'aumône est la redevance des biens. Par Dieu! S'ils refusent de me donner un bout de corde qu'ils donnaient au Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui), je les combattrai à cause de lui".
'Omar dit alors : "Par Dieu! Je ne tardai pas à comprendre que c'était Dieu qui avait fait choisir à Abou Bakr la solution du combat et j'ai su qu'il avait raison"". (Al-Boukhâri, Mouslim)
Aïcha (que Dieu l'agrée) raconte : mon père partit sur sa monture en brandissant son sabre vers Dhoul Qasça. 'Ali Ibn Abou Talib (que Dieu l'agrée) vint et attrapa les rênes de sa monture en disant : "Où vas-tu, calife du Messager de Dieu?! Je te dis comme t'a ordonné le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) le jour d'Ouhoud : range ton sabre et ne nous cause pas la calamité de ta mort. Par Dieu! S'il nous arrivait un malheur en ta personne, l'ordre de l'Islam ne sera jamais plus rétabli après toi". Abou Bakr retourna alors et envoya l'armée.
Il mobilisa onze armées parmi les Emigrés et les Auxiliaires, chacune dirigée séparément par un commandant et les envoya en différents lieux de la Péninsule Arabique.
**La bataille de Mouta
La première affaire que mena à bien Abou Bakr (que Dieu l'agrée) fut d'envoyer 'Ousama Ibn Zayd accompagné d'une légion, avec l'ordre de se rendre du côté des terres de Mouta, là où mourut martyr son père Zayd Ibn Haritha.
Après la mort du Messager, la catastrophe devint grande, l'hypocrisie s'accrut, certaines tribus apostasièrent et certains refusèrent de verser la zakat, l'aumône obligatoire. Abou Bakr (que Dieu l'agrée) s'attacha alors à régler cette affaire primordiale, il ordonna d'équiper les troupes pour combattre les apostats et ceux qui refusaient de verser la zakat. Abou Bakr sortit avec l'armée et marcha jusqu'à arriver à Rabdhah qui est un village voisin de Médine à trois jours de Dhati 'Irq. Puis, il fut rappelé à Médine et y retourna ; il avait organisé onze légions pour combattre les apostats. Les armées se dirigèrent donc vers l'ennemi et combattirent les apostats. Mousaylama le menteur fut tué, et Toulayhah Ibn Khouwaylid s'enfuit vers la terre de Cham, il avait prétendu être Prophète, mais il se convertit par la suite à l'Islam à l'époque de 'Omar Ibn al-Khattab. Parmi les compagnons, environ sept cents moururent martyrs, la plupart était de ceux qui connaissaient le Coran par cœur : parmi eux Zayd Ibn al-Khattab le frère de 'Omar (رضي الله عنهما) ainsi que Al-Bara Ibn Malik le frère de Anas Ibn Malik, parmi les Bani Hanifah, environ dix-sept mille hommes furent tués.
**La compilation du Coran à l'époque de Abou Bakr (que Dieu l'agrée)
Zayd Ibn Thâbit raconte : "'Omar (que Dieu l'agrée) était motivé à cause du nombre important de Houffadh (personnes ayant mémorisé le Coran) décédés. Déjà, à l'époque du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui), environ soixante-dix d'entre eux avaient déjà été fait martyrs à Bi'r Ma'ouna. Et plus tard, à l'époque de Abou Bakr (que Dieu l'agrée), une expédition à Yamama contre les apostats coûta la vie à un nombre identique de houffadh (en l'an 12 de l'hégire). Tout ceci fit réfléchir 'Omar (que Dieu l'agrée) qui essaya de convaincre Abou Bakr (que Dieu l'agrée) avec succès". (Al-Boukhâri)
Lorsque 'Omar (que Dieu l'agrée) lui pria de porter une attention particulière à ce projet, il lui répondit : "Comment puis-je accomplir une chose que le Prophète n'a jamais fait ?" Cependant, lorsqu'il réalisa la sagesse et le besoin d'entreprendre un tel acte, il se résolut à le faire et soutint Zayd (que Dieu l'agrée) qui était lui-même hésitant.
C'est pour cette raison que Abou Bakr (que Dieu l'agrée) s'est adressé à lui en ces termes : "Tu es un jeune homme intelligent. Nous ne doutons pas de ton intégrité. De plus, tu écrivais les versets révélés au Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui)".
**La bataille de Dhât As-Salâsil (12 H. - 62 ans)
Dhât As-Salâsil fut la première grande confrontation armée entre les musulmans et les troupes de la Perse, sous le premier calife.
Elle eut lieu au terme des guerres contre les apostats, où les Sassanides de Perse avaient prêté main forte à l'imposteur Musaylima Al-Kadhdhâb.
Les troupes musulmanes comptaient 18 000 hommes sous le commandement de Khâlid Ibn Al-Walîd lorsqu'elles arrivèrent aux frontières de la Perse. Refusant d'embrasser l'islam et de verser le tribut, les chefs sassanides de la Perse durent affronter les musulmans dans cette bataille où ils enchaînèrent leurs soldats de peur que ceux-ci fuissent le combat. A peine les armes se rencontrèrent-elles que Khâlid Ibn Al-Walîd se débarrassa du commandant des troupes ennemies appelé Ormizd, ce qui déclina le moral du reste des combattants. Ensuite, les musulmans ne tardèrent pas à remporter la victoire, prenant un part importante sur le golfe Arabo-Persique.
**Son empoisonnement par les juifs de Khaybar (12 H. ; 62 ans)
Tabari a rapporté dans son Tarikh qu'Abou Bakr avait été invité à un repas par un des principaux chef de la communauté juive de Khaibar ; le calife se trouvait à table avec Al Harith Ibn Khalada, qui était le médecin réputé des Arabes et on leur présenta un plat de riz.
Abou Bakr en mangea une bouchée, Al Harith en prit de même une bouchée mais la rejeta aussitôt en s'écriant : "Il y a dans ce riz un poison qui tue au bout d'une année !"
**La désignation de 'Omar comme successeur au califat (13 H. ; 63 ans)
Lorsque Abou Bakr (que Dieu l'agrée) fut sous le coup de la maladie, il réunit auprès de lui Talhah, 'Outhman Ibn 'Affan, 'Abdou r-Rahman Ibn 'Awf ainsi que d'autres parmi les grands compagnons et il les informa qu'il voyait 'Omar Ibn Al-Khattab comme calife. Ils approuvèrent cela et firent l'éloge de son avis, puis il apparut devant les gens et les informa que 'Oumar serait son successeur. Il leur ordonna de l'écouter et de lui obéir. Ensuite, il appela 'Outhman Ibn 'Affan et lui dit : "Ecris !" puis il lui ordonna de cacheter cet écrit avec le sceau du Messager de Dieu , ce qu'il fit. Ensuite 'Outhman sortit avec le pli et le lut aux gens. C'est alors qu'ils prêtèrent serment à 'Omar Ibn Al-Khattab et les gens furent satisfaits que ce soit lui leur calife.
Ensuite Abou Bakr convoqua 'Omar avec lequel il s'isola en privé et lui dit : "Je t'ai désigné à ma succession, et je te recommande de craindre Dieu. Dieu n'exige que l'on s'acquitte de certains devoirs de nuit, qu'Il ne peut accepter que l'on retarde pour les accomplir de jour ! De même il y a des charges que l'on doit accomplir de jour, Dieu n'aime pas qu'on les retarde pour les éxecuter de nuit ! Dieu n'accepte pas d'actes surérogatoires tant que l'on ne s'est pas acquitté de l'obligatoire qui est prioritaire ! Et si certains verront au Jour Dernier, leur balance pencher vers le bien, ce ne sera certes que grâce à leur attachement à la Vérité. Tandis que ceux dont les pesées seront légères ce sera parce qu'ils auront suivi les voies de l'égarement ; il est bien évident qu'une balance qui n'aura été chargée que de mauvais actes ne vaudra pas grand chose.
Dieu a cité les gens du Paradis en les louant par les meilleurs actes qu'ils aient accompli, et Il leur a pardonné leurs erreurs. Si tu les cite à ton tour dis-toi : "J'ai peur de ne pas être parmi eux !"
De même Dieu a parlé des gens de l'Enfer, et Il leur a rappelé ce qu'ils commettaient. Lorsque tu te souviens d'eux, demande à ne pas être de ceux là. Ne te rappelles pas uniquement des versets où il n'est question que de la Miséricorde de Dieu, mais souviens toi en même temps des versets qui parlent de Son Châtiment pour que tu sois de ceux qui craignent Dieu et espèrent en Lui. Pour que tu sois quelqu'un qui ne demande de Dieu que ce qui est conforme à la Vérité, et ne se jette point dans les chemins de la perdition!
Si tu prends en considération mes recommandations, fait alors en sorte que le meilleur absent que tu souhaites rencontrer soit la mort, car elle va te rejoindre ; mais si tu négliges ce que je t'ai recommandé, la mort sera cet absent que tu n'aimes pas rencontrer, alors, qu'en vérité, tu ne pourras point la fuir! "
Quand 'Omar sortit, Abou Bakr leva les mains au ciel et invoqua Dieu en disant : "Seigneur, je n'ai voulu par cette décision que le bien des musulmans, pour les préserver de tout désordre (fitna) c'est pourquoi j'ai agi selon ce que TU sais mieux que quiconque, et j'ai fait de mon mieux pour faire le bon choix ; j'ai donc désigné à leur tête le meilleure d'entre eux, le plus capable parmi eux pour s'acquitter de cette charge, celui qui est le plus attentif et le plus sage. Voilà que Ta décision en moi s'accomplit (par la mort) : Sois Celui Qui les prendra en charge, car ils sont Tes serviteurs ; leur volonté est entre Tes Mains. Seigneur, réforme en bien leur tuteur fais en sorte qu'il soit parmi tes "califes bien guidés" et réforme pour lui ses sujets".
**Sa mort (13 H ; 63 ans)
Sa maladie survint le lundi sept du mois de Joumâdâ en l'an 13 de l'Hégire, dura 15 jours, et il mourut le mardi à l'heure de la prière du soir, huit jours avant la fin du mois.
La mort de Abou Bakr As-Siddiq (que Dieu l'agrée) eut lieu la treizième année, la nuit du mardi précédant les sept derniers jours du mois de Joumada Al-'Akhirah, à l'âge de soixante trois ans.
Son califat dura deux ans, trois mois et treize jours (ou sept jours de moins).
**Ce qu'Abou Bakr dit au moment de sa mort à 'Abdarrahmân Ibn 'Awf
'Abdarrahmân Ibn 'Awf (que Dieu l'agrée) rapporte : Abou Bakr, As-Siddiq (que Dieu l'agrée) me dit au moment de sa mort : "Je ne regrette rien à part trois choses que j'ai faites, et j'aurais voulu ne pas les avoir faites, et trois autres choses que je n'ai pas faites, et j'aurais voulu les avoir faites, et trois autres choses que j'aurais voulu demander au Messager de Dieu, prière et paix sur lui".
Parmi ces choses, il dit : "J'aurais voulu, le jour de la cour des Banou Sa'ida, lancer le califat à l'un de ces deux hommes : Abou 'Oubayda ou 'Omar. Il aurait était émir et j'aurais été ministre".
Il dit aussi : "J'aurais voulu, quand j'ai envoyé Khalid au Chèm, envoyer 'Omar en Irak. J'aurais ainsi étendu mes mains à droite et à gauche dans la voie de Dieu. Quant aux trois que j'aurais voulu demander au Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) j'aurais voulu lui demander à qui doit revenir le califat, ainsi personne ne le disputera au calife. J'aurais aussi voulu lui demander si les Ançars y ont droit. J'aurais enfin voulu le questionner sur l'héritage de la tante maternelle et de la nièce par la soeur, car j'ai un doute là-dessus".
Alors qu'Abou Bakr agonisait il se découvrit le visage et dit à sa fille 'Aicha (raa) qui était affligée :
"Ne sois pas dans cet état mais récite plutôt : {Et puis voici le vertige de la mort, dévoilant du coup la vérité. Voilà Homme ce que tu cherchais à fuir !} (50/19)
Abou Bakr dit ensuite : "Prenez ces deux habits, lavez les, et utilisez les pour mon linceul; car les vivants ont plus besoin du neuf que le mort !".
**Le lavage de son corps et son enterrement
Sa femme Asma Bint 'Oumaïss et son fils 'Abd Arrahman se chargèrent du lavage rituel de son corps.
Selon At-Tabari 'Omar Ibn Al Khattab ordonna qu'on l'enterra immédiatement. Il fut enterré à côté de la tombe du Prophète de Dieu dans la chambre personnelle (chouqqa) du Messager de Dieu . 'Omar, Talha et 'Abd Arrahman (le fils d'Abou Bakr) descendirent dans la tombe et y placèrent le corps.
**Ses mérites
On rapporte au sujet de Abou Moûsa Al-Ach'ari (paix et bénédiction de Dieu sur lui) qu'il dit : "Je serai aujourd'hui le portier du Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui)".
A ce moment arriva Abou Bakr (paix et bénédiction de Dieu sur lui) qui poussa la porte. Je dis : "Qui va là?"
Il dit : "Abou Bakr".
Je lui dis : "Attends un peu".
Puis je m'en allai et dis : "Ô Messager de Dieu! Voilà Abou Bakr qui demande l'autorisation d'entrer".
Il dit : "Laisse-le passer et annonce-lui le Paradis".
Je retournai auprès de Abou Bakr et lui dis : "Tu peux entrer et le Messager de Dieu t'annonce le Paradis". (Al-Boukhâri, Mouslim)
Selon Abou Hourayra, le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "Celui qui réunit deux bonnes actions au service de Dieu, s'entend appeler à partir des portes du Paradis : "Ô esclave de Dieu! Voilà une bonne chose que tu viens de faire". Celui qui fait partie des pratiquants fervents de la prière est appelé à partir de la porte de la prière. Celui qui fait partie des volontaires fervents à la guerre sainte est appelé à partir de la porte de la guerre sainte. Celui qui fait partie des pratiquants fervents du jeûne est appelé à partir de la porte dite "du Rayyan" et celui qui fait partie des dispensateurs fervents d'aumônes est appelé à partir de la porte de l'aumône". Abou Bakr (que Dieu l'agrée) dit : "Ô Messager de Dieu! Que mon père et ma mère te servent de rançon! Il suffit d'être appelé à partir de l'une de ces portes pour être sûr du succès (d'entrer au Paradis)? Est-il possible que quelqu'un soit appelé à partir de toutes ces portes à la fois?"
Il dit : "Oui et j'ai bon espoir que tu sois l'un d'eux". (Al-Boukhâri, Mouslim)
Le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "S'il m'avait été permis d'avoir pour ami intime quelqu'un d'autre que Dieu, cela aurait été Abou Bakr. Seulement il est mon frère et mon compagnon". (al-boukhâri)
Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "Abou Bakr et Omar seront les guides de tous les hommes adultes au Paradis : du premier au dernier ; sauf les Prophètes et messagers de Dieu". (Tirmidhi, Ibn Mâja, Ibn Sa'd, Ahmad)
Le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "Certes, Abou Bakr, tu seras le premier individu de ma communauté à entrer au Paradis !". (Abou Dawoud et Al Hakim)
Houdhayfa (que Dieu l'agrée) a rapporté que le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "Prenez exemple sur ceux qui viendront après moi : Abou Bakr et 'Omar !". (Tirmidhi et Al-Hakim)
'Aïcha (que Dieu l'agrée) a rapporté que l'envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "Il ne peut être question, lorsqu'Abou Bakr est présent dans un groupe, que ce soit quelqu'un d'autre qui dirige la prière !". (at-tirmidhi)
D'après Ibn 'Omar (que Dieu agrée le père et le fils), le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit à Abou Bakr (que Dieu l'agrée) : "Tu étais mon compagnon dans la caverne, et tu seras mon compagnon près du Bassin (au jour de la Résurrection)". (at-tirmidhi)
Abou Houraïra (que Dieu l'agrée) a rapporté que le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "Toute personne qui m'a prêté main forte, j'ai pu l'en récompenser, excepté Abou Bakr : il a eu pour moi tant de bienfaits, que seul Dieu saura l'en récompenser au Jour du Jugement dernier, et en vérité, il n'y a pas d'argent qui m'ait été aussi utile, comme l'a été l'argent d'Abou Bakr !". (at-tirmidhi)
Zayd Ibn Aslam a rapporté de son père qui a dit : J'ai entendu 'Omar Ibn al-Khattâb (que Dieu l'agrée) dire : Le Messager de Dieu (Prière et salut de Dieu sur lui) a ordonné de donner l'aumône, et il se trouvait que j'avais une somme d'argent. Alors je me suis dit : Aujourd'hui, je ferai mieux qu'Abou Bakr, si j'arrive un jour à rivaliser avec lui. J'ai fait don de la moitié de ma richesse. Le Messager de Dieu (Prière et salut de Dieu sur lui) m'a demandé : Qu'as-tu laissé pour ta famille ?
J'ai dit : J'ai laissé l'équivalent de ce que j'ai donné.
Mais Abou Bakr avait apporté toute sa richesse et le Messager de Dieu (Prière et salut de Dieu sur lui) lui a demandé : Qu'as-tu laissé pour ta famille?
Il a répondu : Je lui ai laissé Dieu et Son Messager.
J'ai dit : Je ne rivaliserai plus jamais avec toi en quoi que ce soit.
Selon 'Abdurrahman Ibn Abi Bakr As-Siddiq (que Dieu l'agrée), son père dit une fois à ses invités : "Mangez en toute tranquillité. Moi, par Dieu, je n'y goûterai pas". (Il craignait que le repas ne suffise pas à tout le monde).
'Abdurrahman dit : "Par Dieu, toutes les fois qu'on en prenait une bouchée, le volume du dîner augmentait par sa base si bien qu'ils ont mangé à satiété et le manger était encore plus copieux qu'au départ. Abou Bakr regarda le manger et dit à sa femme : "Ô sœur des béni Firas! Qu'est-ce donc que cela?"
Elle dit : "Par tout ce que j'aime, voilà donc que notre dîner est trois fois plus abondant qu'au début".
(Devant cette abondance inattendue) Abou Bakr se décida enfin à manger avec eux en disant : "Le serment que j'avais fait de ne pas manger n'était qu'une inspiration du Diable".
Il en prit une bouchée puis porta le plat au Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) et le manger se trouva ainsi chez lui. Or juste en ces temps expira le terme d'une trêve entre nous et certaines tribus. Douze hommes des nôtres arrivèrent chacun avec ce qu'il avait pu mobiliser comme hommes (pour reprendre le combat contre ces tribus), Tous purent en manger à leur faim". (Al-Boukhâri, Mouslim)
Ibn Kathîr (que Dieu lui fasse miséricorde) a dit : "Abou Bakr (que Dieu l'agrée) était le plus savant dans le Livre de Dieu parmi les compagnons (que Dieu l'agrée), car il est arrivé au Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) de le désigner pour diriger la prière à sa place, or le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit par ailleurs : "Celui qui guide les autres dans la prière doit être le plus savant d'entre eux"".
Sa description physique
Il était blanc de visage, le corps fin, les favoris non fournis, le front proéminent.


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MessagePosté le: Dim 2 Jan - 16:00 (2011)    Sujet du message: EL SAHABA " RADIYA ALLAHOU 3ANHOUM" الصحابة Répondre en citant

fleur fleur MACHAA ALLAH TITI  ALLAH MA NAWERHA AMINE fleur fleur

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MessagePosté le: Dim 2 Jan - 17:49 (2011)    Sujet du message: EL SAHABA " RADIYA ALLAHOU 3ANHOUM" الصحابة Répondre en citant

fleur bravo ma poupée allah yahafdak
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MessagePosté le: Sam 8 Jan - 20:34 (2011)    Sujet du message: EL SAHABA " RADIYA ALLAHOU 3ANHOUM" الصحابة Répondre en citant


Mou'âdh Ibn Jabal - مُعَاذ بْن جَبَل






***Son nom et sa généalogie


Mou'adh ibn Jabal, ansarite membre du clan des Banu Khazradj.

***Sa naissance (-19 H)

Mou'adh Ibn Jabal (que Dieu l'agrée) naquit à Médine en -19 H.

***Sa conversion (18 ans)

Tout jeune, Mou'adh (que Dieu l'agrée) embrassa l'islam grâce à Mous'ab Ibn 'Omayr.

***Son serment prêté au Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui)

La seconde fois où les Ansar prêtaient allégeance au Prophète à al-'Aqaba, Mou'adh (que Dieu l'agrée) fit partie du groupe composé de 72 membres qui prêtèrent serment d'allégeance au Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui).

***Son prêche

A son retour à Médine après la conclusion de ce pacte de fidélité, Mou'adh se mit à prêcher l'islam parmi son entourage. Grâce à lui, un nombre d'hommes -qui seront plus tard parmi les grands compagnons- adoptèrent l'islam, tel : 'Amr Ibn Al-Jamûh.

***Son combat dans la voie de Dieu

Badrite, il fut de toutes les expéditions avec le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) qui le délégua au Yémen avec Abou Moûsa l'Ach'arite, l'an 10H.

***Son enseignement

Après la conquête de La Mecque, le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) y engagea Mou'adh comme enseignent et le chargea de transmettre l'islam aux gens et de leur apprendre le Coran.
De même, quand les souverains yéménites vinrent annoncer au Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) leur conversion à l'islam et qu'ils lui demandèrent de leur assigner un précepteur, son choix tomba sur Mou'adh (que Dieu l'agrée) pour remplir cette mission, en le mettant à la tête d'une troupe de compagnons (رضي الله عنهم). Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) sortit, par lui-ême, pour leur faire ses adieux et conseilla alors Mou'adh (que Dieu l'agrée), en disant:
"Ô Mou'adh! Il se peut que vous ne me voyiez pas l'année prochaine. Veuillez me rendre visite à ma mosquée et à mon tombeau.… ".
Mou'adh (que Dieu l'agrée) se fendit en larmes par crainte de la séparation d'avec le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui). En effet, celui-ci (paix et bénédiction de Dieu sur lui) rendit le dernier soupir et ce fut sa dernière rencontre avec Mou'adh.

***Après la mort du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui)

Après le décès du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui), Mou'adh (que Dieu l'agrée) revint du Yémen et fut de retour à Médine. Il fut profondément affligé et versa de chaudes larmes pour la mort du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui).

***Il est envoyé aux Banou Kilâb pendant le califat de 'Omar (que Dieu l'agrée)

Quand le califat échut à 'Omar Ibn Al-Khattâb (que Dieu l'agrée), celui-ci l'envoya aux Banû Kilâb pour trancher leur litige.
Abou Idris Al Khawalàni, paix à son âme, a dit : "Je suis entré une fois à la mosquée de Damas. Tout à coup je vis un jeune homme souriant que les gens entouraient. Quand ils étaient en désaccord sur une question ils recouraient à son arbitrage et adoptaient son opinion. Je me renseignai alors sur lui et l'on me dit : "C'est Mou'âdh Ibn Jabal, que Dieu lui accorde Sa satisfaction".
Quand ce fut le lendemain, je partis à la mosquée de bonne heure, mais j'ai trouvé qu'il m'y avait déjà précédé. Je l'ai trouvé en prière. J'attendis qu'il terminât sa prière puis je me dirigeai vers lui.
Je le saluai et lui dis : "Par Dieu, je t'aime".
Il dit : "Tu dis bien par Dieu?"
Je dis : "Oui, par Dieu".
Il répéta : "Tu dis bien par Dieu?"
Je dis : "Oui, par Dieu".
Il me saisit par le pan de mon manteau et m'attira à lui en me disant : "Réjouis-toi donc car j'ai entendu le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) dire : "Dieu le Très-Haut a dit : "Mon amour est acquis de droit à ceux qui s'aiment en Moi, qui se réunissent en Moi, se séparent en Moi et se font des cadeaux en Moi"". (Màlik avec une chaîne authentique)

***Son séjour parmi les concitoyens d'Ach-Châm puis de Palestine pour leur apprendre le Coran

Sous le califat de 'Omar aussi, le gouverneur d'Ach-Châm, Yazîd Ibn Abou Soufyân envoya demander à 'Omar (que Dieu l'agrée) un précepteur pour ses sujets. 'Omar convoqua alors Mou'adh Ibn Jabal, 'Oubâda Ibn As-Sâmit, Abou Ayyoûb Al-Ansârî, Ubay Ibn Ka'b et Abou Ad-Dardâ et leur dit : "Vos coréligionnaires à Ach-Châm me demandent de leur assigner un précepteur pour apprendre le Coran et s'instruire dans la religion. Aidez-moi donc que Dieu vous accorde Sa miséricorde dans le choix de trois parmi vous. Veuillez procéder par tirage au sort, ou bien je désignerai par moi-même trois parmi vous".
- "Et pourquoi tirons-nous au sort?, répondirent-ils, Abou Ayyûb est âgé, Oubay est malade et il ne reste que nous trois".
- "Commencez, vous trois, par Hams et quand vous serez rassurés sur l'état de son peuple, quittez-la en y laissant l'un de vous. Puis, que le second se dirige vers Damas tandis que lautre, vers la Palestine".
Les trois se dirigèrent donc vers Hams où fut laissé 'Ubâda Ibn As-Sâmit. Tandis que Aboû Ad-Dardâ se rendit à Damas et Mou'adh Ibn Jabal en Palestine.

***Sa mort (18 H - 33 ans)

Mou'adh (que Dieu l'agrée) resta en Palestine jusqu'à ce qu'il fut atteint de la peste. A l'article de la mort, il se mit à dire : "Ô mort! Soyez la bienvenue! Tel un visiteur qui vient après une longue absence et un être cher qui arrive après un profond désir".
Il se mit à regarder la voûte céleste, puis dit : "Mon Seigneur! Vous savez parfaitement que je n'ai jamais aimé l'ici-bas ou désiré la longévité pour y planter des arbres ou y faire couler des fleuves, mais plutôt pour accomplir le jeûne pendant les journées les plus torrides, passer les nuits à faire des dévotions et se presser autour des savants qui tiennent les cercles de rappel. Veuillez recueillir mon âme comme Vous Vous recueillez les âmes croyantes". Puis, il rendit le dernier soupir.

***Ses mérites

Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit aussi : "Faîtes-vous réciter (ou enseigner) le Coran par quatre individus : 'Abdullâh Ibn Mas'oûd, Sâlim l'affranchi d'Abou Houdhayfa, Oubay Ibn Ka'b et Mu'âdh Ibn Jabal". (Al-Boukhâri)
Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) lui rendit hommage, en disant : "Mou'adh Ibn Jabal est celui parmi les membres de ma Communauté qui sait parfaitement distinguer le licite de l'illicite". (At-Tirmidhî et Ibn Mâja).
Selon Mou'àdh (que Dieu l'agrée), le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) le saisit une fois par la main et lui dit : "Ô Mou'àdh! Par Dieu, je t'aime". (Abou Dâwoûd et An-Nasâi)
'Omar dit sur le lit de mort : "Si Mouâdh Ibn Jabal était vivant, je l'aurais désigné à ma succession. Et, quand je me présenterai devant Dieu et qu'il me demandera : "Qui as-tu désigné au commandement de la communauté de Mohammad ?" je dirai : "J'ai désigné Mouâdh Ibn Jabal. C'est que j'avais entendu le Prophète dire : "Le Jour de la résurrection, Mouâdh Ibn Jabal sera l'imam (le dirigeant) des savants".
Ibn Mas'oud avait dit de lui : "Nous comparions Mou'âdh au (prophète) Ibrahim".
Chahr Ibn Haouchab, avait dit : "Quand les compagnons du Messager citaient des hadiths en présence de Mouâdh Ibn Jabal, ils le regardaient avec une crainte respectueuse".



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MessagePosté le: Sam 8 Jan - 20:40 (2011)    Sujet du message: EL SAHABA " RADIYA ALLAHOU 3ANHOUM" الصحابة Répondre en citant

Hassan ibn Thabit - حسان ابن ثابت



***Sa généalogie

Poète arabe de la tribu médinoise des Khazradj,

***Sa naissance

Hassān ibn Thābit est né à Médine vers 563.

***Sa conversion

Il a voyagé dans sa jeunesse en Syrie, à Al-Hira et à Damas. En Syrie, il parvient à se faire admettre dans la cour des Lakhmides et des Ghassanides. Il est ensuite revenu à Médine au temps de l'hégire où il se convertit à l'islam à l'âge de 60 ans en 622.

***La bataille des coalisés

Dans cette situation critique, il était impératif de protéger les femmes et les enfants des noirs desseins des ennemis qui se trouvaient à l’intérieur de Médine et des juifs de Banou Qouraidha. Ils furent donc transférés au Fort de Fara par le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui), qui leur désigna Hassan bin Thabit comme gardien.
Bien que le fort fût sécuritaire, le danger les guettait tout de même. Le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui), soutenu par tous ses compagnons, était occupé à défendre Médine contre les ennemis de l’islam, et rien ne séparait le fort du quartier de Banou Qouraidha. Un jour, un juif s’approcha du fort, cherchant à évaluer la situation à l’intérieur de celui-ci. Safiya le remarqua et comprit immédiatement qu’il s’agissait d’un espion. Elle comprit également que s’il retournait vers les siens et qu’il rapportait aux juifs qu’il n’y avait que des femmes et des enfants dans le fort, certainement ils viendraient tous les attaquer. Elle demanda donc au gardien, Hassan, de tuer ce juif. Mais il lui répondit qu’il en était incapable. On rapporte qu’à ce moment-là, il aurait répondu à Safiya : « Si j’avais été en mesure de me battre avec ce juif, j’aurais accompagné le Prophète sur le champ de bataille. »
Suite à cette réponse, cette brave femme rassembla son courage, arracha l’un des mâts de la tente du gardien et alla en asséner un coup sur la tête du juif qui tomba raide mort. Aussitôt, elle demanda à Hassan de couper la tête du juif, mais il montra de la répugnance. Alors Safiya la coupa elle-même, monta tout en haut du fort et la jeta en bas. Lorsque les juifs de Banou Qouraidha virent la tête de leur frère, ils s’imaginèrent qu’un bataillon de l’armée musulmane se cachait dans le fort. Effrayés, ils n’eurent point le courage d’attaquer.
Selon ce qu’ont rapporté d’autres historiens, Safiya aurait aussi demandé à Hassan de dépouiller le corps du juif de ses effets personnels, et il lui aurait répondu qu’il ne souhaitait pas prendre possession de ces objets.

***Sa mort

Il meurt aux alentours de 660.
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MessagePosté le: Sam 8 Jan - 20:59 (2011)    Sujet du message: EL SAHABA " RADIYA ALLAHOU 3ANHOUM" الصحابة Répondre en citant

Hamza - حَمْزَة




***Son nom et sa généalogie

Abou Oumara Hamza Ibn 'Abd al-Muttalib Ibn Hâshim Ibn 'Abd Manâf, le Quraïshite, le Hachémite.
Un des dix oncles du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) par son père et son cousin par sa mère, Hamza avait sensiblement le même âge que Muhammad (paix et bénédiction de Dieu sur lui). Ayant eu la même nourrice que lui il était également considéré comme son "frère de lait".

***Sa mère

Hâlah Bint Uhayb Ibn 'Abd Manâf Ibn Zahra est la cousine de Amina Bint Wahb Ibn 'Abd Manâf Ibn Zahra, mère du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui).

***Sa naissance (-52 H)

A la Mecque, en - 52 H
Il est le tuteur de Khadija (que Dieu l'agrée) pour son mariage avec le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) (-28 H ; 24 ans)
Il avait accepté d'être le wali de Khadîdja lors de son union avec le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui).

***Sa conversion à l'Islam (-8 H ; 44 ans)

"Un jour, Abou Jahl trouva le Prophète près d'As-Safâ, l'insulta, le rudoya et lui fit beaucoup de tort au sujet de sa religion. Le Prophète ne lui dit rien. Abou Jahl partit s'asseoir avec un groupe de gens près de la Ka'ba. Une servante de 'Abdullâh Ibn Jad'ân Ibn 'Amr Ibn Ka'b Ibn Sa'd Ibn Taym Ibn Murrah ayant assisté à la scène, intercepta Hamza l'oncle du Prophète à son retour de la chasse à l'arc et l'informa de ce qu'elle venait de voir. En rentrant de chasse, Hamza avait pour habitude d'aller faire une procession autour de la Ka'ba. Ensuite, il discutait un peu avec chacun des groupes réunis près de la Ka'ba puis il rentrait chez lui. Il était connu à la Mecque pour sa puissance et sa poigne. Quand il croisa la servante en question, le Prophète était déjà rentré chez lui. Elle lui dit : "Ô Abou 'Imârah, si seulement tu avais vu ce que ton neveu Mouhammad a subi sur les mains d'Abou Al-Hakam Ibn Hichâm (c'est-à-dire Abou JaHl) ! Il l'a trouvé assis ici même et l'a insulté et rudoyé et lui fit énormément de tort sans que Mouhammad lui réponde".
Hamza retint sa colère et alla faire sa procession sans adresser la parole à quiconque en réservant à Abou Jahl un mauvais quart d'heure s'il venait à le croiser. Quand il arriva à la mosquée, il le vit assis dans un groupe. Il alla droit vers lui et arrivant devant lui il saisit son arc et lui donna un coup violent qui lui fendit la tête et lui dit : "Oses-tu l'insulter alors que j'ai adopté sa religion et que je dis ce qu'il dit ? Reproche le moi donc aussi si tu en es capable !"
Des gens de Banû Makhzûm se levèrent pour prêter main forte à Abou Jahl mais ce dernier les arrêta avouant qu'il avait réellement dépassé les limites avec le neveu de Hamza.
Depuis ce jour là, Hamza demeura un fidèle disciple du Prophète et le suivit dans tout ce qu'il dit. Ce jour là, Quraysh comprit que le Prophète était désormais le protégé de Hamza et réduisit un peu les atteintes qu'ils lui portaient jusqu'alors". (Ibn Ishâq)

***Son hégire

Une fois installé dans à Médine il devint le frère de Zayd Ibn al-Harita, auquel il était très lié et aux côtés duquel il avait accomplit son Hégire.

***Sa première expédition (1 H ; 53 ans)

Il commanda la première expédition (saraya) de l'histoire de l'Islam en ramadan de l'an 1, sept mois après l'Hégire. Avec 30 muhajirun Hamza se rendit sur la côte de la Mer Rouge dans l'espoir d'intercepter une caravane Qouraychite mais il n'y eut pas de combat.

***La bataille de Badr (2 H ; 54 ans)

Hamza assista à la bataille de Badr. Il y tua Shayba Ibn Rabî'ah, 'Utbah Ibn Rabî'ah et Tu'aymah Ibn 'Udayy. (Ibn Ishâq)

***Son martyr pendant la bataille d'Ouhoud (3 H ; 55 ans)

Il fut assassiné pendant la bataille de Ouhoud par Al-Wahchî. (Al-Boukhâri)
Ainsi il mourut au mois de Chawwâl de l'an 3 (A.H.).
A la demande de Ja'far Ibn 'Amr Ibn Umayyah Ad-Damrî et 'Ubaydullâh Ibn 'Udayy Ibn Al-Khayyâr, Al-Wahshî répondit à leur interrogation disant : "Je vais vous dire ce que j'ai dit au Prophète. J'étais l'esclave de Jubayr Ibn Mut'am quand Quraysh a déclaré la bataille de Ouhoud. Jubayr me dit : "Si tu tues Hamza, l'oncle de Mouhammad, pour venger mon oncle, tu seras un homme libre !"
De par mes origines éthiopiennes, je maniais la lance à la perfection. Alors je suis parti avec l'armée. Quand les deux camps se sont rencontrés, je me suis mis à la recherche de Hamza. J'ai fini par le voir au milieu des combattants abattant ses ennemis à tour de bras, rien ne lui résistait. Je l'ai donc guetté me cachant derrière les arbres et les rochers jusqu'à ce qu'il se soit rapproché de moi. A ce moment, Sibâ' Ibn 'Abdel 'Uzzâ se précipita sur Hamza.
Le voyant venir, Hamza lui dit : "Viens à moi, fils de l'exciseuse !" et lui porta un coup qui n'a pas raté sa tête. J'ai alors balancé ma lance jusqu'à ce que j'en sois satisfait puis je l'ai envoyée, elle transperça son abdomen. Il s'est retourné vers moi voulant m'atteindre mais il s'est écroulé. J'ai attendu qu'il soit bien mort puis j'ai récupéré ma lance. Une fois mon objectif réalisé, je suis retourné m'asseoir au camp car tout ce que je voulais était mon affranchissement. A mon retour à la Mecque, je suis devenu libre et j'y ai vécu jusqu'à la prise de la Mecque. (Ibn Hichâm)

***La mutilation de son corps

Le corps de Hamza fut gravement profané par Hind Bint 'Outba qui avait perdu plusieurs hommes de sa famille dans la bataille de Badr.
Le Messager d'Allah (paix et bénédiction de Dieu sur lui) est passé près de Hamza b.'Abdul-Mutalib qui fut mutilé. Il dit : "Si je ne cragnais que cela ne fasse du tort à Safiya, je l'aurait laissé pour que Dieu (le Très-Haut) le ressuscite dans le ventre des rapaces et des fauves".

***Ses mérites

D'après Jabir Ibn 'AbdAllah, l'Envoyé a dit : « Le plus illustre (sayyid) des martyrs est Hamza et un homme ayant recommandé le bien et blâmé le mal à un chef tyrannique qui alors le tue. »
Le Prophète le surnomma le Lion de Dieu et aussi le Seigneur des Martyrs.
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MessagePosté le: Sam 8 Jan - 21:13 (2011)    Sujet du message: EL SAHABA " RADIYA ALLAHOU 3ANHOUM" الصحابة Répondre en citant

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MessagePosté le: Sam 8 Jan - 21:14 (2011)    Sujet du message: EL SAHABA " RADIYA ALLAHOU 3ANHOUM" الصحابة Répondre en citant

Okay Okay Okay Okay Okay  MACHAA ALLAH

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DADOU


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MessagePosté le: Dim 9 Jan - 18:02 (2011)    Sujet du message: EL SAHABA " RADIYA ALLAHOU 3ANHOUM" الصحابة Répondre en citant

حفظك الله fleur  

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هو قلمي يكتب ما يريد يعبر عن رأيي، وضعت له خطوطا حمراء لا يتجاوزها
ليس لأي كان سلطة عليه، ليس المهم ان يرضي الناس المهم ان يرضي ضميري


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 17:19 (2016)    Sujet du message: EL SAHABA " RADIYA ALLAHOU 3ANHOUM" الصحابة

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