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AL SAHABIYATES RADIYA ALLAHOU 3ANHOUNA
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titi
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MessagePosté le: Mar 18 Jan - 00:23 (2011)    Sujet du message: AL SAHABIYATES RADIYA ALLAHOU 3ANHOUNA Répondre en citant

HAFSSA fleur fleur



***Son nom et sa généalogie

Qoraychite de 'Ady.
C'est la fille de 'Omar Ibn Al-Khattab (que Dieu l'agrée).
Elle et son frère 'Abdoullah étaient de la même mère, Zayneb bint Mazh'oun.

***La mort de son premier mari (22 ans)

Elle fut veuve à l'âge de vingt-deux ans de Khumaï Ibn Hudhafa qui mourut à la bataille d'Ouhoud.

***Son mariage avec le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui)

Anas Ibn Mâlik (que Dieu l'agrée) a dit : "Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "Djibrîl m'a dit : "Reprends Hafsa, car elle est jeûneuse, prieuse (une grande)""". (Al-Hâkim et cité par Al-Albani dans "sahîh al-jâmi'" n°4227)
Selon 'Abdoullâh Ibn 'Omar (que Dieu agrée le père et le fils), quand sa fille Hafsa devint veuve, 'Omar (que Dieu l'agrée) dit : "J'ai rencontré 'Othmân Ibn 'Affân (que Dieu l'agrée) et je lui ai proposé la main de Hafsa. Je lui dis : "Si tu veux, je te donne en mariage Hafsa, la fille de 'Omar".
Il dit : "Je vais y réfléchir".
Je restai à attendre sa réponse trois nuits, puis il me rencontra et me dit : "J'ai jugé bon de ne pas me marier ce jour-ci".
Je rencontrai ensuite Abou Bakr As-siddiq (que Dieu l'agrée) et lui dis : "Si tu veux, je te donne en mariage Hafsa, la fille de 'Omar".
Abou Bakr (que Dieu l'agrée) garda le silence et ne me donna aucune réponse. Aussi je lui en voulus plus qu'à 'Othmân. J'attendis ainsi plusieurs nuits et voilà que le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) me demanda sa main et je la lui accordai.
Abou Bakr me rencontra alors et me dit : "Tu as sans doute éprouvé quelque ressentiment à mon égard de ne t'avoir rien répondu quand tu m'avais proposé la main de Hafsa".
Je dis : "Oui".
Il dit : "La seule chose qui m'a empêché de répondre à ta proposition était que j'avais su que le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) avait cité Hafsa et je n'étais pas homme à dévoiler le secret du Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui). Si le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) me l'avait laissée, je l'aurais acceptée". (Al-Boukhâri)
Son intercession lors du conflit entre 'Ali (que Dieu l'agrée) et Mou'âwiya (que Dieu l'agrée)
Selon 'Ikrama Ibn Khâlid, Ibn 'Omar dit : "J'entrai chez hafsa, alors que les mèches de ses cheveux [naswâtuha] pendillaient, et lui dis : "Tu as vu ce qui s'est passé dans cette affaire ? - Elle répondit : "Va les trouver ! ils t'attendent…Je crains que ton absence ne soit la cause d'une scission ". Et elle insista si bien qu'il finit pas les rejoindre. (Al-Boukhâri)
Ibn Hajar dit : "Les mots "ce qui s'est passé dans cette affaire" font référence au conflit entre 'Alî et Mou'âwiyya à Siffîn, lorsque les Musulmans avaient unanimement décidé de soumettre leur différent à un arbitrage...et s'étaient engagés à se réunir pour étudier le problème. Ibn 'Omar [radhiallâhu 'anhu] demanda conseil à sa soeur quant à l'opportunité de se joindre à eux, et elle lui conseilla de le faire, craignant que son absence ne cause un désaccord qui mènerait à la poursuite de la guerre civile... Dans une variante rapportée par 'Abd ar-Razzâq avec un "isnâd hassan" [chaîne de transmission bonne], Ibn 'Omar dit : "Le jour où Mou'âwiyya tint assemblée à Dawmat al-Jandal, Hafsa dit : "Il n'est pas convenable que tu te tiennes à l'écart d'une concilliation par laquelle Dieu ramène la concorde dans la Oumma de Muhammad, toi qui es le beau-frère de l'Envoyé de Dieu et le fils de 'Omar Ibn Khattâb"". (Fath al-Bârî, vol.7 p.503)

***Sa mort

Elle mourut l'année de la Réunion, en 41 H.

_________________
Pas peur la dame


Dernière édition par titi le Mar 18 Jan - 02:04 (2011); édité 1 fois
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MessagePosté le: Mar 18 Jan - 00:23 (2011)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Mar 18 Jan - 00:30 (2011)    Sujet du message: AL SAHABIYATES RADIYA ALLAHOU 3ANHOUNA Répondre en citant

Aïcha - عَائِشَة fleur fleur





***Son nom et sa généalogie

C'est 'Aïcha, la fille d'Abou Bakr as-Siddîq (que Dieu l'agrée).

***Son mariage avec le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui)

Au sujet de son mariage, elle a rapporté que peu avant qu'elle quitta la maison de ses parents, elle sortit dans la cour pour jouer avec une amie qui passait : "J'étais en train de jouer sur une bascule et mes longs cheveux flottant au vent étaient ébouriffésâ"", dit-elle. "Ils vinrent, me prirent de mon jeu et me préparèrent". Ils la vêtirent d'une robe de mariée faite de fin tissu à rayures rouges de Bahrayn et ensuite sa mère l'emmena à la maison récemment construite où des femmes des Ansars attendaient devant la porte. Elles l'accueillirent en disant : "Pour toujours et dans la joie, soit la bienvenue !"
Alors, en présence du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui), souriant, un bol de lait fut amené. Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) en but lui-même et en offrit à 'Aïcha (que Dieu l'agrée). Elle refusa timidement mais il insista, elle but et offrit le bol à sa sœur Asma (que Dieu l'agrée) qui était assise à ses côtés. D'autres en burent aussi et ce fut simple et solennel. Il n'y eut pas de fête de mariage.

***L'âge de son mariage

L'âge d'Aïcha lors de son mariage est sujet à controverse.
6 ou 7 ans
Les hadith sahih rapportés tant par Muslim que par Boukhari rapportent que Aïcha s'est mariée à l'âge de 6 ou 7 ans et que le Prophète a eu des relations sexuelles avec Aïcha quand elle eut atteint l'âge de 9 ans : Aïcha a dit : « J'avais six ans lorsque le Prophète m'épousa et neuf ans lorsqu'il eut effectivement des relations conjugales avec moi. ». Muslim n°2547
12 ans
Selon Ibn Hajar, “Fatima a été née lorsque le Kabah a été reconstruit, quand le prophète avait 35 ans... elle était agée cinq ans plus qu'Aisha”. (Al-isabah fi tamyizi’l-sahabah, Ibn Hajar al-Asqalani, Vol. 4, p. 377, Maktabatu’l-Riyadh al-haditha, al-Riyadh, 1978)
Si le rapport d'Ibn Hajar est effectif, Aisha a été née quand le prophète avait 40 ans. Si Aisha était marié au prophète quand il avait 52 ans, l'âge d'Aisha à son mariage serait de 12 ans.
13 ans
Selon At-tabari, les enfants de Abou-Bakr assiddik (dont Aicha et Asma) sont nes avant le debut de la revelation en periode pre-islamique, cad avant 610. En supposant que Aicha soit nee cette meme annee (cas le plus extreme), elle devait voir au moins 13 ans et non pas 9 ans vers 623! (et si elle etait nee avant 610 alors, elle serait agee de plus de 13 ans!)
De plus selon Ibn Hajar al-asqalani: Fatima la fille du prophete est nee 5 ans avant le debut de revelation, cad vers 605; Fatima etait plus agée que Aicha de 5 ans donc, Aicha serait nee vers 605+5= 610 et elle devait avoir 13 ans vers 623 (date de son mariage avec le prophete)
Enfin selon Ibn Hicham, Aicha s'est convertie, avant que Oumar ibn Al-khattab se convertisse a l'islam, la 1ere annee de la revelation de l'islam cad en 610 ap.JC, si en 623 date de son mariage, elle avait 9 ans, en 610 elle n'existait pas! car elle serait alors née en 614, on est loin donc du nombre 9!
14 à 16 ans
Si l'on se fie au tafsir (explications sur le Coran) tel que retrouvé dans les volumes de Bukhari, on voit qu'Aïsha ne pouvait avoir 9 ans lors du mariage. Aïsha déclare elle-même que lorsque la sourate la lune (sourate 54) fut révélée elle était une petite fille enjouée. Cette sourate fut révélée 9 ans avant l'hijra (émigration de la Mecque jusqu'à la ville de Médine pour fuir la persécution). Son mariage au prophète eut lieu 2 ans APRÈS l'hijra. Donc, elle ne pouvait avoir moins de 11 ans. De plus, Aïsha se décrit elle-même comme une petite fille enjouée 9 ans avant l'hijra et non comme un bébé. Certains juristes musulmans situent donc son âge autour de 14 ans et non 9 ans, ce qui est plus logique si l'on tient compte du fait qu'elle fut fiancée à Jaber avant Muhammad.
Ibn Ishaq, dit qu’elle avait entre 14 ans et 16 ans
17 ou 18 ans
Selon Abda’l-Rahman ibn abi zanna’d: “Asma avait 10 ans de plus qu'aïcha (Siyar A`la’ma’l-nubala, Al-Zahabi, Vol. 2, p. 289)
Selon Ibn Kathir : “ELLE [ Asma ] était plus agée que sa soeur [ Aicha ] par 10 ans” ; (Al-Bidayah wa’l-nihayah, Ibn Kathir, Vol. 8, p. 371)
Selon Ibn Kathir : “elle [ Asma ] a vu le massacre de son fils pendant cette année [ 73 OH ], comme nous avons déjà mentionné, et cinq jours plus tard elle est elle-même morte. Selon d'autres récits, elle est morte pas après cinq jours mais 10 ou 20, ou quelques jours plus de 20, ou 100 jours plus tard. Le récit le plus bien connu est celui 100 jours de plus tard. L'heure de sa mort, elle avait 100 ans d'age.” ; (Al-Bidayah wa’l-nihayah, Ibn Kathir, Vol. 8, p. 372, Dar al-fikr al-`arabi, Al-jizah, 1933)
Selon Ibn Hajar Al-Asq : “elle [ Asma ] a vécu cent ans et est mort dans 73 ou 74 AH.” ; (Taqribu’l-tehzib, Ibn Hajar Al-Asqalani, p. 654, Arabic, Bab fi’l-nisa’, al-harfu’l-alif, Lucknow).
Selon presque tous les historiens, Asma, la soeur plus âgée d'Aicha avait 10 ans de plus qu'Aicha. Si Asma avait 100 ans dans 73 OH, elle devrait avoir eu 27 ou 28 ans à l'heure de la hijrah.
Si Asma avait 27 ou 28 ans à l'heure de hijrah, Aicha devrait avoir eu 17 ou 18 ans. Ainsi, Aisha, étant de 17 ou 18 ans de à l'heure de Hijra, elle a commencé à cohabiter avec le prophète à 19 ou 20 ans.

***Sa jeunesse auprès du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui)

Ses jeunes amies venaient régulièrement lui rendre visite dans son propre appartement.
"J'étais en train de jouer avec mes poupées", dit-elle, "avec les filles qui étaient mes amies ; le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) entra et celles-ci se sauvèrent hors de la maison. Il sortit les rechercher et les ramena, car il était satisfait pour ma sécurité qu'elles soient là."
'Aïcha (que Dieu l'agrée) dit : Un jour le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) entra alors que j'étais en train de jouer avec mes poupées - il y avait également un cheval ailé parmi celles-ci- , et il dit : "Ô 'Aïcha, quel est ce jeu ?"
"Ce sont les chevaux de Salomon" dis-je, ce qui le fit rire.

***La bataille de Ouhoud

Anas (que Dieu l'agrée) rapporte : "Le Jour de Ouhoud, les Musulmans prirent la fuite, abandonnant le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui), j'ai vu 'Aicha Bint Abî Bakr et Oum Soulaym : elles avaient retroussé leurs jupes, et je voyais les bracelets de leurs chevilles. Elles sautaient, portant des outres, qu'elles vidaient dans les bouches des Musulmans ; puis elles retournaient les remplir, et revenaient les vider encore dans les bouches des Musulman". (Al-Boukhâri, Mouslim)

***La permission des ablutions pulvérales est descendu de part sa bénédiction

'Aïcha (رضي الله عنها) a dit : Nous étions partis avec l'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction d'Allah soient sur lui) pour une de ses expéditions quand, arrivés à Al-Baydâ' - ou à Dhât Al-Jaych, mon collier se coupa et tomba à mon insu. Le Prophète fit halte pour le rechercher et tout le monde s'arrêta également. Il se trouvait que nous n'étions pas auprès d'un point d'eau et que nous étions en défaut d'eau. Ensuite, les fidèles allèrent trouver Abou Bakr et lui dirent : "Ne vois-tu pas ce qu'a fait 'Aïcha; elle a obligé l'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction d'Allah soient sur lui) et ses compagnons à s'arrêter bien qu'ils ne soient pas sur un point d'eau et qu'ils n'en aient pas apporté avec eux". Abou Bakr vint alors me trouver alors que l'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction d'Allah soient sur lui), la tête posée sur ma cuisse, s'était endormi. - "Tu as retenu, me dit-il, l'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction d'Allah soient sur lui) et tout le monde bien qu'ils ne soient pas sur un point d'eau et qu'ils n'en aient pas apporté avec eux". Et Abou Bakr de continuer à me gronder et de m'adresser tous les reproches qu'il plût à Dieu de lui laisser dire, et de me donner des coups de main à la taille. Il ne m'empêcha de bouger que (la peur de déranger) l'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction d'Allah soient sur lui) qui dormait sur ma cuisse. L'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction d'Allah soient sur lui) se leva le lendemain matin et, comme on était sans eau, Dieu révéla le verset concernant les ablutions à sec et on les fit. - "Ô famille de Abou Bakr, s'écria 'Usayd Ibn Al-Hudayr, un des nobles, ce n'est pas la première de vos bénédictions!". Alors, ajouta 'Aïcha, quand nous fîmes lever le chameau qui me servait de monture, nous trouvâmes le collier sous l'animal". (Mouslim n° 550)

***Le choix entre le bas-monde et l'au-delà

Une fois, le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) demeura loin de ses épouses pendant un mois car elles l'avaient attristé en lui demandant ce qu'il n'avait pas. C'était après l'expédition de Khaybar, quand une hausse des richesses aiguisa l'appétit de ceux qui étaient présents.
D'après 'Aïcha (que Dieu soit satisfait d'elle), Quand l'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) reçut de Dieu l'ordre d'offrir à ses femmes de choisir (entre leur union avec lui ou bien les biens de ce monde au lieu de ceux de la vie future), il vint me trouver la première et me dit : "Je vais t'entretenir d'une affaire, mais ne te hâte pas de me répondre tant que tu n'auras pas consulté tes parents". Or il savait bien que ni mon père, ni ma mère ne m'engageraient à me séparer de lui. Puis, il poursuivit : "Allah, l'Exalté a dit : {Ô Prophète! Dis à tes épouses : Si c'est la vie présente que vous désirez et sa parure, alors venez! Je vous donnerez (les moyens) d'en jouir et vous libérerez (par un divorce sans préjudice). Mais si c'est Dieu que vous voulez et Son Messager ainsi que la demeure dernière, Dieu a préparé pour les bienfaisantes parmi vous une énorme récompense"}.
- "A quoi bon, lui répondis-je, consulter mon père et ma mère, puisque c'est Dieu, Son Envoyé et la demeure dernière que je désire?"
Les autres épouses du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) firent de même. (Mouslim n°2696)

***La calomnie


'Aïcha, la femme du Prophète, (que Dieu soit satisfait d'elle) a dit : Quand l'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) voulait faire un voyage (ou une expédition), il faisait un tirage au sort entre ses femmes pour désigner celles qui l'accompagneraient. Lors d'une des expéditions qu'il entreprit, il procéda au tirage au sort et c'était moi que le sort avait désignée. Je partis donc avec l'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui). C'était postérieurement à la révélation du verset relatif à la prescription du voile et j'étais toujours dans mon palanquin, même lorsqu'on le descendait du dos du chameau. Quand l'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) eut terminé cette expédition, nous prîmes le chemin de retour. Comme on était près de Médine lors du retour, le Prophète ordonna une nuit de se mettre en marche. A l'instant où l'ordre de marche était donné, je me levai et marchai jusqu'à ce que j'eusse dépassé les troupes pour satisfaire un besoin et en retournant, je me dirigeai vers ma monture. Comme je portai la main au cou, je me rendis compte que j'avais perdu mon collier de verroteries fabriqué à Zafâr. Je retournai pour rechercher mon collier et le désir de le retrouver me retint sur place. Les gens qui étaient chargés de ma monture soulevèrent mon palanquin et le chargèrent sur mon chameau, croyant que j'étais dedans. En effet, à cette époque les femmes étaient de poids léger; elles n'étaient pas encore devenues obèses, car elles ne mangeaient que peu. Aussi les gens ne trouvèrent-ils pas insolite la légèreté du palanquin lorsqu'ils le soulevèrent, d'autant plus que j'étais une toute jeune femme. Ils firent alors relever le chameau et partirent. Quand je trouvai mon collier, les troupes étaient déjà en marche. Je me rendis au camp où il n'y avait plus personne, j'allai alors droit à l'endroit où j'avais été installée pensant qu'en s'apercevant de ma disparition on reviendrait me chercher. Pendant que j'étais assise en cet endroit, je fus gagné par le sommeil et je m'endormis. Or Safwân Ibn Al-Mu'attal As-Sulamî Adh-Dhakwânî, qui était resté en arrière des troupes, après avoir marché toute la nuit, arriva le matin à l'endroit où j'étais. Apercevant la silhouette d'une personne endormie, il s'approcha de moi et me reconnut quand il me vit, car il m'avait vue avant que le port du voile n'eût été ordonné par le Coran et il dit : "Nous sommes à Dieu et nous retournerons à Lui". Sa voix m'éveilla et je me levai, cachant mon visage avec mon voile. Par Dieu, il ne prononça aucun mot autre que ceux qu'il avait prononcés à ma vue. Il fit ensuite agenouiller sa monture et lui foula les pattes de devant pour que je monte sur laquelle. Il tint son licou pour le mener et nous arrivâmes ainsi auprès des troupes qui venaient de camper au moment de la canicule de midi.
'Aïcha poursuivit : Des gens m'avaient calomnié (en m'accusant d'adultère) et parmi eux était 'Abdoullah Ibn 'Ubayy Ibn Salûl qui s'était chargé de la plus lourde part de la calomnie. Quand nous arrivâmes à Médine, je suis tombée malade pendant un mois, et c'est à ce moment que les gens répandaient les propos des calomniateurs, sans que j'en fusse au courant. Ce qui m'étonnait, durant ma maladie, c'est que je ne trouvais pas l'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) aussi aimable avec moi qu'il l'était d'ordinaire quand je tombais malade. L'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) entrait seulement chez moi, me saluait et me disait : "Comment allez-vous?". Cela me donnait des inquiétudes, mais je ne sus la fâcheuse nouvelle que lors de ma sortie après le rétablissement de ma santé. J'étais sortie avec Oum Mistah pour aller du côté d'Al-Manâsi', qui nous servait de latrines. Nous n'y allions que de nuit. C'était avant que nous eussions des latrines à proximité de nos maisons. Nous suivions la coutume des anciens Arabes qui allaient satisfaire leurs besoins naturels dans des terrains vagues et, tout comme eux, nous répugnons à avoir les latrines près de nos demeures à cause de leur mauvaise odeur. Je partis donc en compagnie de Oum Mistah qui était la fille de Abou Ruhm Ibn Al-Muttalib Ibn 'Abd-Manâf; sa mère, bint Sakhr Ibn 'Amir était la tante maternelle de Abou Bakr As-Siddîq et son fils était Mistah Ibn 'Uthâtha Ibn 'Abbâd Ibn Al-Muttalib. Après avoir satisfait nos besoins, nous revenions, la fille de Abou Ruhm et moi, vers la maison et comme Oum Mistah trébucha sur le pan de son vêtement, elle s'écria : "Que Mistah Périsse!".
- "Fi! Que c'est mal, lui dis-je, d'injurier un homme qui a pris part au combat de Badr".
- "Hé! ma chère, me répondit-elle n'as-tu pas entendu ce qu'il avait dit?".
- "Et qu'est ce qu'il a dit?", demandai-je. Aussitôt elle me raconta ce que disaient les calomniateurs. Je devins alors plus malade et, quand je rentrai chez moi, l'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) vint me rendre visite, il me salua, puis dit : "Comment allez-vous?".
- "Me permets-tu, lui demandai-je alors, de me rendre chez mes parents?". Je voulais à ce moment-là m'assurer auprès d'eux de la nouvelle. l'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) m'accorda cette permission et je me rendis chez mes parents.
- "Chère maman, dis-je à ma mère, que racontent donc les gens?".
- "ma fille, me répondit-elle, ne t'en fais pas. Il est bien rare qu'une jolie femme aimée de son mari et ayant des co-épouses ne soit pas l'objet de leurs commérages".
- "Gloire à Dieu!, m'écriai-je, les gens ont-ils échangé de tels propos!". Et je passai toute la nuit à pleurer au point que je ne goûtai pas un seul instant de sommeil jusqu'au matin que je passai également à pleurer. L'Envoyé de Dieu, voyant que la révélation avait tardé à venir à ce sujet, manda 'Alî Ibn 'Abî Tâlib et Ousâma Ibn Zayd pour leur demander s'il devait se séparer de moi. Ousâma Ibn Zayd, étant sûr que j'étais innocente et sachant l'affection que le Prophète avait pour moi, dit à l'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) : "Garde ta femme nous ne savons que du bien d'elle". Quant à 'Alî Ibn Abou Tâlib il dit : "Ô Envoyé de Dieu, Dieu ne t'a pas mis trop à l'étroit. Il y a beaucoup d'autres femmes. Interroge sa suivante, elle te dira la vérité". L'Envoyé de Dieu manda alors à Barîra et lui dit : "Ô Barîra, as-tu vu de 'Aïcha quelque chose qui suscite en toi le soupçon?".
- "Non, répondit Barîra, j'en jure par Celui qui t'a envoyé par la Vérité, je ne l'ai rien vu faire d'acte répréhensible, sinon qu'étant une toute jeune femme il lui arrive parfois de s'endormir auprès de la pâte à pain de la famille la laissant ainsi manger par les animaux domestiques". L'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) se leva et résolut de demander ce jour-là une justification à 'Abdoullah Ibn 'Ubayy Ibn Salûl. Montant alors en chaire, le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) dit : "Ô groupe de musulmans! Qui m'excusera (si je punis) un homme dont le mal a atteint ma femme? Par Dieu! Je ne sais que du bien sur le compte de ma femme, et l'on me parle d'un homme sur le compte duquel je ne sais que du bien et qui n'est jamais entré chez ma femme autrement qu'avec moi". Alors Sa'd Ibn Mu'âdh Al-'Ansârî se leva et dit : "Ô Envoyé de Dieu, moi, je t'excuserai et s'il appartient à la tribu des 'Aws, nous lui trancherons la tête; si c'est un de nos frères de la tribu des Khazraj, ordonne ce que tu voudras et nous le ferons".
A ces mots, Sa'd Ibn 'Ubâda le chef des Khazraj, qui était un homme vertueux, mais dont le zèle tribal plongeait dans l'ignorance, se leva et s'adressa à Sa'd Ibn Mu'âdh en disant : "Tu as menti; et j'en jure par Dieu que tu ne le tueras pas et que tu ne peux pas le faire".
A son tour, 'Usayd Ibn Hudayr, le cousin de Sa'd Ibn Mu'âdh, se leva et, s'adressant à Sa'd Ibn 'Ubâda en disant : "Tu as menti. Par Dieu nous le tuerons; car toi tu n'es qu'un hypocrite qui plaide la cause des hypocrites". Les deux tribus des 'Aws et des Khazraj furent si excitées, qu'elles furent sur le point de se combattre, alors que l'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) était encore en chaire. L'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) ne cessa de les apaiser jusqu'à ce qu'ils gardèrent le silence et alors il se tut. Tout ce jour-là, je le passai en larmes et je n'y goûtai aucun instant de sommeil. La nuit suivante, je la passai également dans cet état à tel point que mes parents crurent que mes larmes me briseraient le cœur. Pendant qu'ils étaient assis auprès de moi et alors que j'étais encore en larmes, une femme des 'Ansâr demanda de me voir. Je la fis entrer chez moi, elle s'assit et commença à pleurer à son tour. Nous étions dans cet état lorsque l'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) entra, salua, puis s'assit. Il ne s'était plus assis auprès de moi depuis qu'on avait colporté des propos sur mon compte et cela avait duré un mois sans qu'aucune révélation ne se fût produite à mon sujet. En s'asseyant, l'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) prononça l'attestation de foi, puis dit : "Ô 'Aïcha! Il m'est parvenu telle et telle chose sur ton compte; si tu es innocente, Dieu t'innocentera; si tu as commis quelque faute, demande pardon à Dieu et repens-toi, car quand le Serviteur reconnaît ses péchés et se repent, Dieu accepte son repentir". A peine l'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) eut-il achevé ces paroles, que mes larmes cessèrent de couler et je ne versai plus un seul pleur. M'adressant à mon père, je le priai de répondre à l'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui).
- "Par Dieu!, me répondit-il, je ne sais pas que dire à l'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui)".
Alors, me tournant vers ma mère, je la priai de répondre à l'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui).
- "Par Dieu, répondit-elle, je ne sais pas que dire à l'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui)".
Je répliquai alors que j'étais encore très jeune et que je ne retenais pas beaucoup du Coran : "Par Dieu, je sais que vous avez entendu raconter cette histoire (à mon sujet), qu'elle s'est gravée en vous-même et que vous y avez ajouté foi. Si je vous dis que je suis innocente - et Dieu sait que je le suis - vous ne me croirez pas; mais si j'avoue que j'ai commis un tel péché - et Dieu sait que je suis innocente - vous me croirez. Par Dieu! Je n'ai à dire de ma situation que ces paroles du père de Joseph : {(Il ne me reste plus donc) qu'une belle patience! C'est Dieu qu'il faut appeler au secours contre ce que vous racontez!} - "Cela dit, je me retournai et m'étendis sur mon lit. A ce moment, par Dieu, je savais que j'étais innocente et que Dieu m'innocenterait; mais, par Dieu! Je n'aurais jamais cru que Dieu ferait descendre à mon sujet une révélation. Il me semblait que j'étais trop insignifiante, pour que Dieu révélât des versets à mon égard. Cependant, j'avais espéré, que l'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) verrait pendant son sommeil une vision dans laquelle Dieu me déclarait innocente. Par Dieu! L'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) ne sortit - pas plus que personne des gens de la maison -, avant d'avoir reçu la révélation et d'avoir été saisi de l'état qui accompagnait toute révélation; même dans un jour d'hiver, les gouttes de sueur tombaient en abondance et étaient si grosses que les perles, tant est lourd le fardeau de la Parole divine quand elle descend. Dès que cet état eut quitté l'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui), il se montra souriant et les premières paroles qu'il prononça furent celles-ci : "Réjouis-toi, 'Aïcha quant à Dieu, Il te déclare innocente".
- "Va vers lui", me dit alors ma mère.
- "Par Dieu! répondis-je, je n'irai pas à lui et c'est Dieu Seul que je dois louer, c'est Lui qui a déclaré mon innocence". Dieu, ajoute 'Aïcha révéla les dix versets qui commencent ainsi : {Ceux qui sont venus avec la calomnie sont un groupe d'entre vous}. Quand Dieu eut révélé ceci pour déclarer mon innocence, Abou Bakr As-Siddîq qui donnait des subsides à Mistah parce que celui-ci était de ses parents et était pauvre, dit : "Par Dieu! Je ne lui donnerai plus jamais aucun subside après ce qu'il a dit de 'Aïcha".
C'était alors que Dieu révéla ce verset : {Et que les détenteurs de richesse et d'aisance parmi vous, ne jurent pas de ne plus faire des dons aux proches.... N'aimez-vous pas que Dieu vous pardonne?}
D'après Habân Ibn Mûsa, 'Abdoullah Ibn Al-Mubârak a dit : "Ce verset du Livre de Dieu est le plus qui donne de l'espoir". Abou Bakr a dit : "Certes, je désire que Dieu me pardonne". Et il renouvela à Mistah la pension qu'il lui faisait et affirma qu'il ne la lui supprimerait jamais.
'Aïcha poursuit : l'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) avait interrogé à mon sujet Zaynab bint Jahch, une des femmes de l'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) et lui dit : "Ô Zaynab que sais-tu (de ce sujet) et qu'as-tu vu?".
- "Ô Envoyé de Dieu, répondit-elle, je garde mon ouïe et ma vue du péché (c-.à.d. je ne dirai que ce que j'ai vu et entendu). Je ne sais que du bien (d'elle)". Or Zaynab était la seule parmi les femmes de l'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui), qui rivalisait avec moi de beauté et de rang, mais Dieu la préserva (de mentir à mon sujet) à cause de sa piété. Quant à sa sœur Hamna bint Jahch, elle soutint les propos des calomniateurs, voulant ainsi débarrasser sa sœur de sa rivale, aussi périt-elle avec les calomniateurs. (Mouslim n°4974)

***La mort du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) auprès d'elle

L'affection du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) pour 'Aïcha (رضي الله عنها) dura jusqu'au dernier moment de sa vie. A la fin de sa maladie, il restait chez 'Aïcha (رضي الله عنها), après avoir demandé l'autorisation de ses épouses.
Elle prit le Siwâk (bâton utilisé pour se brosser les dents) de son frère, le mâcha pour le ramollir et le donna au Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui). Malgré sa faiblesse, il se nettoya les dents vigoureusement avec.
Peu de temps après il perdit connaissance et 'Aïcha (رضي الله عنها) pensa que c'était les prémisses de la mort, mais au bout d'une heure il ouvrit les yeux.
Quand il rouvrit les yeux, 'Aïcha (رضي الله عنها) se souvint qu'il lui disait : "Aucun Prophète ne mourut avant que ne lui soit montrée sa place au Paradis, et qu'il n'ait eu le choix entre vivre et mourir".
"Il ne nous choisira pas maintenantâ"" se dit-elle. Alors elle l'entendit murmurer : "Avec la communion suprême au Paradis, avec ceux sur qui Dieu a répandu ses faveurs, les Prophètes, les martyrs et les justesâ""
Elle l'entendit encore murmurer : "Ô Seigneur, avec la suprême communion - al malaoul a'lâ â"" Et ce fut les derniers mots qu'elle l'entendit prononcer.
Petit à petit sa tête devient plus lourde sur sa poitrine, jusqu'à ce que d'autres dans la chambre commencèrent à pleurer, 'Aïcha (رضي الله عنها) posa alors sa tête sur un oreiller et se joignit à leurs pleurs.
Dans le sol de la chambre de 'Aïcha (رضي الله عنها), près du divan où il se trouvait, une tombe fut creusée, dans laquelle on enterra le Sceau des Prophètes.

***La mort de son père (13 H)

Alors qu'Abou Bakr agonisait il se découvrit le visage et dit à sa fille 'Aicha (ÑÖí Çááå ÚäåÇ) qui était affligée :
"Ne sois pas dans cet état mais récite plutôt : < color="red"><>{Et puis voici le vertige de la mort, dévoilant du coup la vérité. Voilà Homme ce que tu cherchais à fuir !} (50/19)
Abou Bakr dit ensuite : "Prenez ces deux habits, lavez les, et utilisez les pour mon linceul ; car les vivants ont plus besoin du neuf que le mort !"

***La bataille du chameau (36 H.)

Dans la ville de La Mecque, où ils se sont rendus, Talha et Az-Zoubayr vont rencontrer Aïcha, qui y était allée pour le pèlerinage. Ils ne comprennent pas les intentions de Alî et - en toute bonne foi - croient que c'est parce que les insurgés le soutiennent qu'il refuse de leur appliquer le talion. A la tête de tout un groupe, ils partent donc de La Mecque pour l'Irak - pour la ville de Bassora précisément -, pensant y appeler les gens à soutenir leur demande de l'application du talion. (Fath Al-Bâri 12/354, 13/71).
Aïcha est traitée par 'Alî avec tous les égards qui lui sont dus; il demande à Muhammad Ibn Abî Bakr, frère de Aïcha, de la conduire à Médine. Le Prophète lui avait dit un jour : "Quelque chose surviendra entre toi et Aïcha.
- Je serai alors le plus malchanceux des humains ! s'était exclamé Alî.
- Non, mais quand cela arrivera, fais-la retourner à son lieu de sécurité" (Fath Al-Bâri 13/70).

***Sa mort (58 H.)

Elle est morte en 58 après l'hégire, au cours du 17e nuit de Ramadan à l'issue de la dernière prière nocturne.

***Son enterrement

Elle avait demandée a être enterrée de nuit. (al-Hakim 4/6-7, Ibn Sa'ad 8/76-77, Siyar al-A'lam an-noubala 2/192 et d'autres sources)
Elle a été enterrée dans le cimetière Jannat al-Baqi' à Médine, à côté d'autres compagnons du prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui).

***Ses mérites

'Amr Ibn Al 'Aç envoyé à la tête de l'armée (à l'expédition) de Dhat Al Salasil vint demander à l'Envoyé (Saluts et bénédictions d'Allah sur lui) : « Qui des gens aimes-tu le plus, Envoyé de Dieu? Il dit : 'Aïcha.
Et parmi les hommes? Son père, répondit-il.
Et ensuite?
'Omar. Et il nomma d'autres hommes. » (Al-Boukhari et Mouslim)
Une fois elle demanda au Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) "Comment est ton amour pour moi ?".
Il lui répondit : "Comme le nœud de la corde", voulant ainsi dire qu'il était fort et sûr.
A maintes reprises ensuite elle lui demanda comment était le nœud, il lui répondait : "De la même façon".
Abou Moussa al-Ach'ari a indiqué que "Si nous, compagnons du Messager de Dieu, avions quelques difficultés sur une question, nous interrogions 'Aïcha (رضي الله عنها) à son sujet"
Il dit également: "Jamais Aisha ne nous a mal informé sur la solution à un problème sur lequel nous avions des doutes". (Sirat-I-Aisha, sous l'autorité de Trimidhi, P. 163)
Urwah bin Az-Zubair dit à son sujet : "Je n'ai jamais trouvé quelqu'un d'aussi versée (qu'Aisha) dans la connaissance du Coran, du licite, de l'illicite, de la généalogie (Ilmul-Ansab) et de la poésie arabe. C'est pourquoi même les compagnons les plus sages consultaient Aisha pour résoudre des sujets complexes". (Jala-ul-Afham par Ibn Qaiyem et Ibn Sa'ad, Vol.2, P.26)
Al-Ahnaf (que Dieu lui fasse miséricorde) a dit : "J'ai entendu des discours de Abou Bakr, de 'Omar, de 'Othman et de 'Ali jusqu'à ce jour, mais je n'ai pas entendu de discours plus persuasif et plus beau de la bouche d'une autre personne que de la bouche de 'Aïcha".
Quand Masrouq rapportait un hadith de Aicha, il disait: La véridique fille du véridique, la bien-aimée du bien-aimée d'Allah, celle dont le témoignage de l'innocence vint de dessus des sept cieux m'a informé que ...Je ne l'ai donc pas traitée pas de menteuse."
Ibn-Qayim a mentionné dans Jalâoul Afham (page351/355 ) un ensemble de ses particularités dont voici le résumé: "Elle était la personne la plus aimée par le messager d'Allah !Il n'a pas épousé une autre fille vierge en dehors d'elle, il recevait (parfois) la révélation pendant qu'il se trouvait dans sont lit; lorsque les versets lui demandant de proposer à ses femmes de faire le choix furent révélés, il commença par elle et lui demanda de choisir, elle porta son choix sur Allah et son messager et le reste de ses femmes suivirent son exemple, Allah-le très haut- l'a innocentée des accusations des calomnieurs auteurs du Ifk et a fait descendre au sujet de son excuse et de son innocence une révélation qui se lira dans les mosquées et au cours des prières jusqu'au jour de la réssurection, et a attesté qu'elle est parmi les femmes vertueuses et lui a promis la pardon des péchés et une récompense généreuse.Malgré ce rang éminent, elle s'humilié devant Allah -le glorieux-et dit :"En vérité, le rang que je me donne à moi-même est assez moindre pour que Allah fasse descendre à mon sujet le Qorân que les gens lisent", et que lorsque les grands compagnons-qu'Alah soit satisfait d'eux -éprouvaient des difficultés, sur une question religieuse, ils la consultés, sur une questio religieuse, ils la consultaient et trouvaient qu'elle connaissait cela, et que le messager d'Allah !Est décédé dans sa maison, lorsque c'était sa journée et entre sa poitrine et son cou, et qu'il fut enterré dans sa maison, et que l'ange montra son image au prophète-que la paix et la bénédiction soit sur lui- avant qu'il ne l'épouse, dans une étoffe de soie blanche et le prophète -que la paix et le bénédiction et le salut soit sur lui- dit :"Si ceci vient d'Allah, il l'exécuta."Et que les gens guettaient son jour avec le messager d'Allah! Avec leurs cadeaux pour offrir à ce dernier ce qu'il aime dans la maison de sa femme la plus aimée -Qu'Allah soit satisfait de tous -"

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Dernière édition par titi le Mar 18 Jan - 01:00 (2011); édité 1 fois
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MessagePosté le: Mar 18 Jan - 00:35 (2011)    Sujet du message: AL SAHABIYATES RADIYA ALLAHOU 3ANHOUNA Répondre en citant

Asma bint Abi Bakr - أسمـاء بنت أبي بكر fleur fleur

***Son nom et sa généalogie

Son père, était Abou Bakr (que Dieu l'agrée).
Sa demi-soeur était 'Aïcha (que Dieu l'agrée).
Son époux, était Az-Zoubayr Ibn Al-'Awwâm (que Dieu l'agrée).
Elle était de dix ans plus âgée que sa sœur 'Aïcha de même père et elle était la sœur de 'Abdoullâh Ibn Abi Bakr de même père et de même mère.
Sa mère s'appelle Qatlah ou Qatilah la fille de 'Abdou l-'Ouzza elle était de Qouraych de Banou 'Ammar Ibn Rouway.
Qoreychite de Teym

***Sa naissance

Elle est née vingt sept ans avant l'émigration.

***Sa conversion

Asma était l'une des premières à embrasser l'Islam. Seuls dix-sept personnes environ, hommes et femmes confondus, devinrent musulmans avant elle.

***Sa vie d'épouse

Az-Zoubayr Ibn l-'Awwam Ibn Khouwaylid l'avait épousée et lui donna 'Abdoullâh 'Ourwah Al-Moundhir ainsi que 'Asim Al-Mouhajar Khadijah Al-Koubra 'Oummou l-Haçan et 'Aïcha. Il l'avait épousée alors qu'il n'avait sur terre ni bien ni esclave ni rien d'autre que son cheval. Elle affourageait son cheval et il lui donnait sa nourriture. Elle pilait les grains et elle lui donnait de l'eau. 'Asma' disait " Je pétrissais et je ne savais pas bien faire le pain alors des voisines à moi parmi les 'Ansar les partisanes qui étaient des femmes véridiques faisaient le pain pour moi ". Elle a dit : Je transportais les grains de la terre de Az-Zoubayr que le Messager de Dieu avait accordé à mon nom et il se trouvait à deux tiers de farsakh.
Elle a dit : " Un jour j'étais venue avec les grains sur ma tête j'ai rencontré le Messager de Dieu un groupe de ses compagnons l'accompagnait il fit des invocations pour moi puis me dit ce qui signifie : " Viens " pour me prendre derrière lui. Alors j'ai eu honte de marcher avec des hommes et je me suis rappelée Az-Zoubayr et sa jalousie. " Elle a dit : " Le Messager de Dieu a su que j'avais eu honte et je suis allée à la rencontre de Az-Zoubayr et je lui ai dit : j'ai rencontré le Messager de Dieu avec les grains sur ma tête avec lui un groupe de compagnons et il a fait accroupir sa monture pour que je monte avec lui mais j'ai eu honte car je connais ta jalousie ". Il a dit : " Par Dieu le fait que tu portes les grains m'est plus difficile que le fait que tu montes".
Elle a dit : " Jusqu'à ce que Abou Bakr l'apprenne il envoya une femme à notre service qui a satisfait à mon travail c'est comme s'il m'avait affranchie. " Az-Zoubayr était dur avec elle. Un jour elle était allée voir son père et s'était plainte de lui. Il lui a dit : " Fille fait preuve de patience l'épouse si elle a un mari vertueux qui meurt et qu'elle n'épouse personne après lui Dieu les regroupe au Paradis ". On rapporta de Hicham Ibn 'Ourwah d'après son père qu'il a dit : " Je suis rentré voir 'Asma' alors qu'elle accomplissait la prière je l'avais entendue réciter cette 'ayah qui signifie : " Dieu nous a accordé la grâce et nous a préservé du châtiment ". Alors elle demanda que Dieu l'en préserve. Je me suis levé alors qu'elle demandait encore la préservation. Lorsque cela se prolongea je partis au marché puis je suis revenu elle était encore en train de pleurer en demandant la préservation.

***Son aide lors de l'hégire du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui)

Asma était l'une des rares personnes au courant des projets du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui), qui avait pris la résolution de partir pour Médine. Le plus grand secret devait être gardé, car Qouraych voulait la mort du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui). La nuit de leur départ, Asma leur prépara un sac de provisions ainsi que de l'eau pour leur voyage. Comme elle ne trouva rien pour attacher les récipients, elle décida d'utiliser sa ceinture (nitâq). Abou Bakr lui suggéra de la fendre en deux morceaux, ce qu'elle fit, et le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) loua son geste. Depuis, elle fut connue comme étant "la femme aux deux ceintures".
Lorsque son père quitta La Mecque en compagnie du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui), il emporta toute sa fortune, qui s'évaluait à six mille dirhams, et ne laissa rien à sa famille. Quand Abou Quhâfa, le père d'Abou Bakr qui était encore un mushrik (associateur) apprit son départ, il se rendit à sa demeure et dit à Asma : "j'ai appris qu'il vous avait dépossédés de votre argent et vous avait abandonnés",
"Non, grand-père, répondit Asma, en fait il nous a laissé beaucoup d'argent". Elle prit des cailloux et les déposa dans une niche du mur où ils avaient pour habitude de garder l'argent. Elle les recouvrit d'un linge, puis prenant la main de son grand père qui était aveugle, dit : "Vois combien d'argent il nous a laissé".
En usant de ce stratagéme, Asma voulait dissiper les craintes du vieil homme et éviter qu'il ne leur donna quelque chose de ses propres richesses. Et ce parce qu'elle détestait recevoir de l'aide d'un mushrik (associateur), fut-il son propre grand-père.
Asma (رضي الله عنها) a dit : " Lorsque le Messager de Dieu et Abou Bakr furent sortis un groupe de Qouraych parmi lesquels il y avait Abou Jahl était venu à nous et s'était arrêté devant la porte de Abou Bakr. Je suis sortie vers eux et ils m'ont dit : " Où est ton père fille de Abou Bakr ? " Je leur ai dit : " Je ne sais pas par Dieu où est mon père ". C'est alors que Abou Jahl leva la main il était méchant abominable et il m'a giflée sur le visage d'un coup tel que ma boucle tomba puis ils partirent ".
***La naissance de son fils 'Abdoullâh (que Dieu l'agrée)

Lorsque la dernière émigration vers Médine eut lieu, après le départ du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui), Asma était enceinte. Cependant, ni sa grossesse, ni la perspective d'un voyage long et pénible ne la dissuadèrent de partir. Des qu'elle fut parvenue à Qouba, aux abords de Médine, elle mit au monde son fils Abdoullâh. Les musulmans s'exclamèrent : "Dieu est Le plus Grand" et "Il n'y a point d'autre Dieu que Dieu", mus par la joie et la gratitude, car Abdoullâh fut le premier né parmi les Muhâjirîn (émigrés) a Médine.

***Sa vie modeste au début de son hégire

D'après Asma bint Abî Bakr (رضي الله عنها) : "Az-Zoubayr m'avait épousé, alors qu'il ne possédait sur terre ni biens, ni argent, ni esclave, ni autre chose à l'exception de son cheval. Je donnais à son cheval le fourrage, je lui assurais sa provende et prenais soin de lui. En outre je moulais les grains à son nâdih (chameau de pompage et d'arrosage) pour le nourrir, je puisais l'eau et je raccommodais ses outres. Je pétrissais aussi la farine, mais comme je n'étais pas habile à préparer le pain, des voisines, femmes des 'Ansâr, de bonnes amies, me faisaient le pain. Je transportais sur ma tête les récoltes qui provenaient d'une terre que l'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu soient sur lui) avait concédée à Az-Zoubayr et cette terre était éloignée de ma demeure de deux tiers de parasange. Un jour que je portais le fardeau des récoltes sur la tête, je rencontrais l'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu soient sur lui) accompagné d'un certain nombre de ses compagnons. Le Prophète m'appela, puis fit agenouiller sa monture pour me prendre en croupe. J'éprouvais quelque honte à voyager avec des hommes et je songeais à ta jalousie (de Az-Zoubayr)". Mais, Az-Zoubayr, lui répondit : "Par Dieu, il m'eût été moins pénible de te voir en croupe derrière lui, que de porter cette charge sur ta tête". "Je continuai à mener cette existence, ajouta Asma, jusqu'au jour où Abou Bakr (son père), après cette aventure, m'envoya un domestique qui me débarrassa des soins à donner au cheval et il me sembla alors que je venais d'être affranchie". (Al-Boukhâri, Mouslim)

***Puis l'apparition de la richesse

Az-Zoubayr finit par devenir un des hommes les plus riches parmi les compagnons, mais en aucun cas cela remit en question les principes d'Asma. Son fils Al-Mundhir lui envoya une fois une robe très élégante, faite d'une étoffe coûteuse et raffinée. Asma, devenue aveugle, dit en touchant le tissu : "C'est affreux. Rends-la lui". Al-Mundhir en fut boulversé et dit : "Mère, elle n'est pourtant pas transparente". "Elle n'est peut-être pas pransparente, rétorqua-t-elle, mais elle trop étroite et laisse deviner les pourtours du corps".

***Les derniers conseils qu'elle donna à son fils 'Abdoullâh (que Dieu l'agrée)

'Abdoullâh aspirait au Califat après la mort de Yazîd Ibn Mu'âwiyah. Le Hijâz, l'Egypte, l'Irak, le Khorasân et une grande partie de la Syrie lui étaient favorables et le proclamèrent Calife. Toutefois les Omeyyades continuèrent de contester ce Califat et dressèrent une armée formidable sous les ordres d'Al-Hajjâj Ibn Yûsuf Ath-Thaqafî. Des batailles implacables furent livrées entre les deux camps, durant lesquelles Abdoullâh Ibn Az-Zoubayr s'illustra par ses actes de bravoure et d'héroisme.
Malgré cela plusieurs de ses partisans ne purent supporter la contrainte persistante de la guerre et finirent par déserter peu a peu. Il se réfugia dans la Mosquée Sacrée de La Mecque et c'est là qu'il alla trouver sa mère, qui était alors vieille et aveugle, et dit : "Que la paix soit sur toi, mère et la clémence et la grâce de Dieu".
"Et que sur toi soit la paix, Abdoullâh repondit-elle. Qu'est-ce qui t'amène ici à cette heure alors qu'au Haram (Mosquée Sacrée), les catapultes d'Al-Hajjâj font pleuvoir sur tes soldats des blocs de pierres qui secouent les maisons de La Mecque ?".
"Je viens te demander conseil", dit-il.
"Me demander conseil ?'' s'étonna-t-elle. "A quel sujet ?".
"Les gens m'ont abandonné par crainte d'Al-Hajjâj ou alors parce qu'ils se sont laissés tenter par ce qu'il avait à leur offrir. Même mes enfants et ma famille m'ont quitté. Il ne reste plus qu'une poignée d'hommes, qui, bien que vaillants et devoués, ne résisteront pas plus d'une heure ou deux. Les messagers des Banû Omayyah (les Omeyyades) sont dès à présent en train de négocier avec moi, m'offrant n'importe quelle richesse que je pourrai nommer. Devrais-je rendre les armes et prêter serment d'allégéance à Abd Al-Malik Ibn Marwan. Qu'en penses-tu".
Elle répondit en élevant la voix : "C'est ton combat, Abdoullâh, et tu te connais mieux que quiconque. Si tu penses que tu as raison et que tu defends la vérité, alors ne baisse pas les bras et bats-toi, à l'instar de tes compagnons qui ont persévéré et sont morts sous ton drapeau. Si toutefois tu désirais ce monde, quel pauvre malheureux tu serais. Tu te seras détruit, et tu auras détruit tes hommes".
"Mais, dit-il, je serai tué aujourd'hui, sans aucun doute..".
"Cela vaut bien mieux que de te rendre à Al-Hajjâj volontairement et que des esclaves de Banû Omayya jouent avec ta tête".
"Je n'ai pas peur de la mort, dit-il, je crains seulement d'être mutilé".
Et sa mère de lui signaler : "Il n'y a rien après la mort qu'un homme puisse craindre. Un mouton, une fois égorgé, ne ressent pas la douleur du dépecage".
Le visage d'Abdoullâh s'illumina et il dit : "Quelle mère vénérable ! Sois bénie pour la noblesse de tes qualités ! Je suis venu à toi en cet instant pour entendre ce que j'ai entendu. Dieu sait que je n'ai pas faibli ni désespéré. Il est Témoin que je n'ai pas combattu par amour de ce monde et ses tentations mais uniquement par colère pour l'Amour de Dieu car Ses limites ont ete transgressées. Et me voici, m'en allant vers ce qui te réjouit. Donc si j'étais tué, ne t'afflige pas et rends-moi grâce auprès de Dieu".
"Je ne m'affligerais pas, dit Asma - vieillie mais résolue - que si tu étais tué pour une cause vaine et injuste".
"Sois assurée que ton fils n'a pas soutenu une cause injuste, qu'il n'a commis aucune mauvaise action, qu'il ne s'est rendu coupable d'aucune injustice envers un musulman ou un dhimmi (non musulman vivant dans la société musulmane), et qu'il n'y a rien de plus plaisant à ses yeux que la Satisfaction de Dieu, Le Tout Puissant, Le Plus Grand. Je ne dis pas cela pour alléger ma conscience. Dieu sait que je l'ai dit uniquement pour raffermir et rassurer ton Coeur".
"Louange à Dieu qui t'a fait agir conformément à ce qu'Il aime et ce que j'aime. Viens plus près de moi mon fils, que je puisse sentir et humer ton corps car cette rencontre est peut-être la dernière". Désignant son armure, elle dit : "Ceci, mon fils, n'est pas l'accoutrement de celui qui désire le martyre. Ôte-le. Cela rendra tes mouvements légers et rapides. Revêts plutôt ton sirwal (un long sous-vêtement) de sorte que si tu étais tué ta 'awrah (partie intime) ne serait pas exposée".
Abdoullâh retira son armure et mit son sirwal. Alors qu'il s'en allait vers le Haram pour rejoindre le combat, il dit : "mère, ne me prive pas de tes dou'a (prières)".
Levant ses mains au ciel elle pria : "Ô Seigneur, aie pitié pour ses longues heures de veille et ses sanglots dans les ténèbres de la nuit pendant que les gens dormaient. Ô Seigneur aie pitié pour sa faim et sa soif durant son voyage de Médine à La Mecque alors qu'il jeunait. Ô Seigneur bénis sa bienfaisance envers sa mère et son père. Ô Seigneur je lui rends grâce pour Ta cause et je me réjouis de tout ce que tu auras décidé pour lui. Et accorde-moi en hommage pour lui, la récompense de ceux qui sont patients persévérants".
A la tombée de la nuit, Abdoullâh était mort. A peine une dizaine de jours plus tard, sa mère mourut à son tour. Elle était alors âgée de cent ans. l'âge ne l'avait pas rendue infirme et n'avait pas altéré la vivacité de son esprit.

***Sa mort

Elle vécut plus de quatre vingt dix ans, étant la dernière à vivre encore parmi les femmes émigrées (Mouhajirat).
Elle devint aveugle après que son fils 'AbdAllah, avec qui elle était à la Mecque, fût tué par Al Hajjaj Ibn Yousouf à la Mecque, en 73H, et mourut quelques jours après lui.

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MessagePosté le: Mar 18 Jan - 00:41 (2011)    Sujet du message: AL SAHABIYATES RADIYA ALLAHOU 3ANHOUNA Répondre en citant

Baraka - بركة fleur fleur

***Son nom
Baraka Oum Ayman

***Sa jeunesse chez les parents du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui)

Nous ne connaissons pas précisément les circonstances qui ont fait que la jeune fille abyssine se retrouva esclave à vendre à la Mecque. Baraka (que Dieu l'agrée), fit partie des plus chanceux. Elle fut achetée par le généreux et aimable 'Abdullah Ibn 'Abd al-Muttalib. Elle devint l'unique servante de son foyer et lorsqu'il se maria avec la Dame Amina, elle s'occupa d'elle également.
Deux semaines après leurs noces, selon Baraka (que Dieu l'agrée) le père d'Abdullah vint chez eux et ordonna à son fils de se joindre à une caravane marchande en partance pour la Syrie. Amina en fut profondément attristée et s'écria : "Que c'est étrange ! Que c'est étrange ! Comment mon mari peut-il partir pour un voyage marchand pour la Syrie alors que je suis encore une jeune mariée et que mes mains portent encore les traces de henné ?"
Le départ d'Abdullah fut déchirant. L'angoisse d'Amina fut si forte qu'elle s'évanouit. Baraka(que Dieu l'agrée) raconte : "Lorsque je vis qu'Amina était inconsciente, je me mis à hurler de tristesse et de douleur : "Ô maîtresse !"
Amina ouvrit les yeux et me regarda ; les larmes coulaient abondamment sur son visage. Tout en réprimant un soupir, elle me dit: "Aide-moi à me coucher, Baraka."
Amina resta longtemps clouée au lit. Elle ne parla à personne. Elle ne regarda aucun de ceux qui lui rendirent visite, excepté 'Abd Al-Muttalib, ce noble et brave vieil homme. Deux mois après le départ d'Abdullah, Amina m'appela à l'aube un matin et me dit, son visage rayonnant de bonheur : "O Baraka ! J'ai vu quelque chose d'étrange en rêve."
"Quelque chose de bon, maîtresse" lui dis-je
"J'ai vu des lumières venant de mon ventre éclairant les montagnes, les collines et les vallées autour de la Mecque".
"Etes-vous enceinte, maîtresse ?"
"Oui Baraka," répondit-elle "Mais je ne ressens aucune des gênes que ressentent les autres femmes".
"Vous allez donner naissance à un enfant béni qui apportera le bien", lui dis-je.
Aussi longtemps que 'Abdullah demeura absent, Amina fut triste et mélancolique. Baraka (que Dieu l'agrée) resta à ses côtés et essaya de la réconforter et de l'égayer en lui parlant et en lui racontant toutes sortes d'histoires.
Cependant, Amina fut encore plus chagrinée lorsque 'Abd Al-Muttalib vint lui dire qu'elle devait quitter sa maison et aller dans les montagnes comme l'avaient fait tous les mecquois et ceci, dans la crainte d'une attaque imminente du roi du Yémen, un dénommé Abraha. Amina lui répondit qu'elle était bien trop affligée et faible pour partir pour les montagnes. Elle insista sur le fait qu'Abraha ne pourrait jamais entrer à la Mecque et détruire la Ka'ba car celle-ci était protégée par le Seigneur. Abd Al-Muttalib devint très agité alors qu'il n'y avait, sur le visage d'Amina, pas le moindre signe de crainte. Sa certitude que la Ka'ba ne serait pas touchée était fondée. L'armée d'Abraha conduite par un éléphant en avant-garde fut détruite avant qu'elle puisse entrer à la Mecque.
Jour et nuit, Baraka (que Dieu l'agrée) veilla sur sa maîtresse. Elle raconte : "Je dormais au pied de son lit et j'entendais ses gémissements la nuit lorsqu'elle appelait son mari absent. Ses souirs me réveillaient et je tentais de la réconforter et de lui donner du courage".
La première partie de la caravane qui se rendit en Syrie rentra et fut joyeusement accueillie par les les familles des commerçants de la Mecque. Baraka (que Dieu l'agrée) se rendit secrètement à la demeure d'Abd Al-Muttalib pour avoir des nouvelles d'Abdullah mais il ne put lui en donner aucune. Elle retourna auprès d'Amina sans rien lui dire de ce qu'elle vit ou de ce qu'elle entendit de peur de l'attrister davantage. Finalement, la caravane toute entière rentra mais toujours aucune nouvelle d'Abdullah.
Plus tard, Baraka (que Dieu l'agrée) se trouva chez 'Abd Al-Muttalib lorsque la nouvelle du décès d'Abdullah vint de Yathrib. Elle raconte : "Quand j'entendis la nouvelle, je me mis à hurler. Je ne sais pas ce que je fis après cela à part courir chez Amina et me lamenter sur le sort de l'absent qui ne rentrerait plus jamais, me lamenter sur le bien-aimé que nous attendîmes si longtemps, sur le plus beau jeune homme de la Mecque, sur Abdullah, la fierté des Qouraysh".
"Quand Amina entendit la douloureuse nouvelle, elle s'évanouit et je demeurai à son chevet tandis qu'elle oscilla entre la vie et la mort. Il n'y avait personne d'autre que moi dans la maison d'Amina. Je la soignais et veillais sur elle de jour comme de nuit jusqu'à qu'elle donne naissance à son enfant, "Muhammad", (paix et bénédiction de Dieu sur lui) une nuit où les cieux resplendirent de la Lumière de Dieu".

***La naissance du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui)

Lorsque Muhammad (paix et bénédiction de Dieu sur lui) naquit, Baraka (que Dieu l'agrée) fut la première à le tenir dans ses bras. Son grand-père vint et l'emmena à la Ka'ba. La Mecque toute entière célébra sa naissance.

***Le départ du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) à la campagne

Baraka (que Dieu l'agrée) demeura auprès d'Amina tandis que Mouhammad (paix et bénédiction de Dieu sur lui) fut envoyé à la campagne, sous l'atmosphère vivifiante du désert, confié aux bons soins de la dame Halima.

***Le retour du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui)

Au bout de cinq ans révolus, il fut ramené à la Mecque et sa mère le reçut avec tendresse et amour. Baraka (que Dieu l'agrée) l'accueillit avec une grande joie, une impatience comblée et beaucoup d'admiration.

***La visite de Médine

Lorsque Muhammad (paix et bénédiction de Dieu sur lui) eut atteint 6 ans, sa mère décida de se rendre sur la tombe de son mari, Abdullah, à Yathrib. A la fois Baraka (que Dieu l'agrée) et Abd-al-Muttalib tentèrent de l'en dissuader. Toutefois Amina était déterminée. Un matin, ils se mirent en route Amina, Baraka (que Dieu l'agrée) et Muhammad (paix et bénédiction de Dieu sur lui), tous trois installés sur un palanquin monté sur un grand chameau faisant partie d'une imposante caravane en partance pour la Syrie. Afin de protéger le tendre enfant de toute tristesse et de toute inquiétude, Amina dissimula à Muhammad le fait qu'ils faisaient ce voyage pour voir la tombe de son père Abdullah.
La caravane se déplaça à vive allure. Baraka (que Dieu l'agrée) tenta de consoler Amina dans l'intérêt de son fils. La plupart du temps durant le voyage, l'enfant dormait avec ses bras autour du cou de Baraka.
La caravane mit dix jours à atteindre Yathrib. Le jeune Muhammad (paix et bénédiction de Dieu sur lui) fut confié à ses oncles maternels du clan des Banu Najjar le temps qu'Amina puisse se rendre sur la tombe d'Abdullah. Chaque jour durant quelques semaines, elle se recueillit ainsi sur la tombe de son défunt mari. Elle était inconsolable, consumée de tristesse.

***La mort et l'enterrement de Amina

Sur le chemin de retour vers la Mecque, Amina tomba sérieusement malade. A mi-chemin entre Yathrib et la Mecque, à un endroit appelé Al-Abwa, ils s'arrêtèrent. La santé d'Amina se détériora rapidement. Une nuit très sombre, une très forte fièvre la gagna. Elle appela Baraka d'une voix étouffée.
Baraka (que Dieu l'agrée) raconte : "Elle murmura à mon oreille: "Ô Baraka, je vais bientôt quitter ce monde. Je te confie mon fils Muhammad. Il a perdu son père alors qu'il était encore dans mon ventre. Le voici qui perd sa mère sous ses propres yeux. Sois une mère pour lui, Baraka, et ne le quitte jamais".
"Mon cœur se brisa à ces mots et je ne pus contenir mes sanglots et mes gémissements. L'enfant fut affligé par mes cris et se mit à pleurer. Il se jeta dans les bras de sa mère et se cramponna à son cou. Elle rendit son dernier soupir puis fut silencieuse à jamais".
Baraka (que Dieu l'agrée) pleura. Elle pleura amèrement. Elle creusa de ses propres mains une tombe dans le sable. Elle y enterra Amina et la mouilla de toutes les larmes que son cœur pouvait encore contenir.

***Le retour à la Mecque

Baraka retourna à la Mecque avec l'enfant orphelin et le plaça sous la protection de son grand-père. Elle demeura à ses côtés dans cette demeure afin de s'occuper de lui. Lorsque 'Abd Al-Muttalib mourut deux ans plus tard, elle se rendit avec l'enfant à la maison de son oncle Abû Tâlib et continua à veiller au moindre de ses besoins jusqu'à qu'il atteigne l'âge adulte et qu'il épouse Khadîja (que Dieu l'agrée).
Baraka demeura ensuite avec Muhammad (paix et bénédiction de Dieu sur lui) et Khadîja (que Dieu l'agrée) dans une maison appartenant à Khadîja.
"Je ne l'ai jamais quitté et il ne m'a jamais quittée" a-t-elle dit.

***Son mariage

Un jour, Muhammad (paix et bénédiction de Dieu sur lui) l'appela ainsi : "Ô Mère [...] Je suis maintenant un homme marié et tu es toujours célibataire. Que dirais-tu d'une personne qui viendrait te demander en mariage ?"
Baraka regarda Muhammad et lui dit : "Je ne te quitterai jamais. Est-ce qu'une mère abandonne son enfant ?"
Muhammad sourit et embrassa sa tête. Il regarda sa femme Khadija et lui dit : "C'est Baraka. C'est ma mère après ma véritable mère. Elle est tout ce qui reste de ma famille".
Baraka regarda Khadija qui lui dit : "Baraka, tu as sacrifié ta jeunesse pour le bonheur de Muhammad. Maintenant il veut rembourser une partie de la dette qu'il a envers toi. Pour moi et pour lui, accepte de te marier avant que tu ne sois trop âgée".
"Qui dois-je épouser ?" demanda Baraka.
"Ubayd ibn Zayd de la tribu de Khadraj de Yathrib. Il est venu pour demander ta main. Je t'en prie, ne refuse pas".
Baraka (que Dieu l'agrée) accepta. Elle épousa Ubayd ibn Zayd et alla avec lui à Yathrib.

***La naissance de son fils Ayman

Là elle donna naissance à un fils qu'elle appela Ayman et depuis lors les gens l'appelèrent Oum Ayman.

***La mort de son mari

Son mariage toutefois ne dura pas très longtemps. Son mari mourut et elle retourna à nouveau à la Mecque pour vivre avec son fils adoptif Muhammad dans la maison de la dame Khadija. A cette époque vivaient sous ce même toit 'Ali Ibn Abî Tâlib, Hind (la fille de Khadija de son premier mariage), et Zayd ibn Harithah (que Dieu les agrée).
Sa conversion
Quand Muhammad (paix et bénédiction de Dieu sur lui) fut béni par la mission Propétique, Baraka et Zayd (que Dieu les agrée) furent parmi les premiers à croire au message qu'il proclamait. Ils subirent avec les premiers musulmans la persécution que leur infligèrent les Quraysh.

***Ses services pour l'Islam

Baraka et Zayd rendirent de précieux services à la mission du Prophète. Ils agirent à la manière d'un service secret s'exposant à la punition et à la persécution des Qurayshites, risquant leurs vies pour obtenir des informations sur les plans et les conspirations des mécréants.
Une nuit, les mécréants bloquèrent les routes conduisant à la maison d'Al-Arqam où le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) rassemblait ses compagnons régulièrement pour leur apprendre les enseignements de l'Islam. Baraka fut chargée de transmettre au Prophète une information urgente de la part de Khadija. Elle risqua sa vie en essayant d'atteindre la maison d'Al-Arqam. Lorsqu'elle arriva et transmit le message au Prophète, il sourit et lui dit : "Tu es bénie, Oum Ayman. Sûrement tu as une place au Paradis".

***Son mariage avec Zayd Ibn Haritha (que Dieu l'agrée)

Le Prophète regarda ses compagnons et demanda : "Si quelqu'un parmi vous désire épouser une femme des gens du paradis, qu'il épouse Oum Ayman".
Tous les compagnons demeurèrent silencieux et ne dirent mot. Oum Ayman n'était ni belle ni attirante. Elle avait à l'époque environ cinquante ans et paraissait plutôt fragile. Zayd ibn al-Harithah (que Dieu l'agrée) s'avança cependant et dit : "Messager de Dieu, je me marierai avec Oum Ayman. Par Dieu, elle est mieux qu'une femme gracieuse et belle".
Zayd et Oum Ayman se marièrent et furent bénis par la naissance d'un fils qu'ils nommèrent Usâma. Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) aimait Usâma comme son propre fils. Il jouait souvent avec lui, l'embrassait et le nourrissait lui-même. Les musulmans disaient : "Il est le fils bien-aimé du bien-aimé". Dès le plus jeune âge, Usâma (que Dieu l'agrée) se distingua au service de l'Islam et plus tard le Prophète lui confia de lourdes responsabilités.

***Son émigration

Lorsque le Prophète émigra vers Yathrib, qui serait connue plus tard sous le nom de Médine, il laissa Oum Ayman à la Mecque pour s'occuper de certaines de ses affaires en son foyer. Finalement, elle émigra vers Médine par ses propres moyens. Elle fit le long et pénible voyage à travers le désert et le terrain montagneux à pied. La chaleur était accablante et les tempêtes de sable lui cachaient la route mais elle persista, portée par son amour profond et son attachement pour le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui). Lorsqu'elle arriva à Médine, ses pieds étaient endoloris et enflés et son visage était couvert de sable et de poussière.
"Ô Oum Ayman ! Ô ma mère ! Il y a pour toi une place au Paradis !" s'exclama le Prophète lorsqu'il la vit. Il essuya son visage et ses yeux, lui massa les pieds et lui frictionna les épaules de ses douces mains.

***Sa participation à Ouhoud et d'autres exp"ditions

A Médine, Oum Ayman (que Dieu l'agrée) joua un rôle prépondérant dans les affaires des musulmans. A Ouhoud, elle distribua de l'eau aux assoiffés et s'occupa des blessés. Elle accompagna le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) à certaines expéditions, à Khaybar et Hunayn par exemple.

***La mort de son fils et de son mari

Son fils Ayman (que Dieu l'agrée) un compagnon dévoué du Prophète tomba martyr à Hounayn dans la huitième année après l'hégire.
Le mari de Baraka, Zayd, fut tué à la batailla de Mu'tah en Syrie après une vie de bons et loyaux services rendus au Prophète et à l'Islam.
Baraka à cette époque avait environ soixante-dix ans et demeurait la plupart du temps chez elle.

***La mort du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui)

Après que le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) mourut, on vit souvent Baraka (que Dieu l'agrée) les yeux en larmes. On lui demanda un jour : "Pourquoi pleures-tu ?".
Elle répondit : "Par Dieu, je savais que le Messager de Dieu mourrait un jour mais je pleure maintenant parce qu'il a été mis un terme à la Révélation".
Baraka (que Dieu l'agrée) était unique dans le sens où elle fut la seule à être aussi proche du Prophète tout au long de sa vie, de sa naissance à sa mort. Sa vie fut entièrement consacrée au service du foyer du Prophète. Elle demeura profondément attachée à la personne du noble, gentil et attentionné Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui). Par dessus tout, sa dévotion à l'Islam fut forte et inébranlable.
***Sa mort

Elle mourut durant le Califat de 'Uthman, qu'Allah l'agrée.

***Ses mérites
D'après Souleyman Ibn Abou Al Cheykh, l'Envoyé (Saluts et bénédictions d'Allah sur lui) disait : « Oum Ayman est ma mère, après ma mère. »


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MessagePosté le: Mar 18 Jan - 00:52 (2011)    Sujet du message: AL SAHABIYATES RADIYA ALLAHOU 3ANHOUNA Répondre en citant

Fâtima - فَاطِمَة fleur fleur


***Son nom et sa généalogie

Fâtima était la cinquième enfant du Prophète Mouhammad (paix et bénédiction de Dieu sur lui) et de sa femme Khadîja (que Dieu l'agrée). Elle naquit alors que son respecté père avait commencé à passer de longs moments de solitude dans les montagnes entourant la Mecque, méditant et réfléchissant aux grands mystères de la création.

***Sa jeunesse

C'était le moment, avant que le Prophète Mouhammad (paix et bénédiction de Dieu sur lui) ne commence à recevoir la Révélation, où sa sœur aînée, Zaynab, épousa son cousin al-As Ibn ar Rabiah. Puis suivit le mariage de ses deux autres sœurs, Rouqayya et Oum Kalthoum, avec les fils d'Abou Lahab, l'oncle paternel du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui). Abou Lahab ainsi que sa femme Oum Jamil étaient devenus des ennemis jurés du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) au tout début de sa mission publique.
La petite Fâtima (que Dieu l'agrée) vit alors ses sœurs quitter la maison l'une après l'autre pour vivre avec leurs époux. Elle était trop jeune pour comprendre la signification du mariage et les raisons pour lesquelles ses sœurs devaient quitter la maison. Elle les aimait beaucoup et fut triste et solitaire après leur départ. On dit qu'un certain mutisme et une douloureuse tristesse l'envahit alors.
Bien entendu, même après le mariage de ses sœurs, elle n'était pas seule dans la maison de ses parents. Barakah, l'esclave d'Aminah, la mère du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui), qui était avec le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) depuis sa naissance, Zayd Ibn Hâritha (que Dieu l'agrée) et 'Ali (que Dieu l'agrée), le jeune fils d'Abou Tâlib faisaient tous partie de la famille de Mouhammad (paix et bénédiction de Dieu sur lui) à cette époque. Et bien sûr, il y avait sa mère affectueuse, Khadîja (que Dieu l'agrée).
En sa mère et en Barakah, Fâtima (que Dieu l'agrée) trouva énormément de soulagement et de réconfort. En 'Ali (que Dieu l'agrée), qui n'avait que deux ans de plus qu'elle, elle trouva un frère et un ami, qui d'une manière ou d'une autre prenait la place de son propre frère Al-Qasim, mort en bas âge. Son autre frère, Abdullah, connu comme 'le bon et le pur', qui naquit après elle, mourut également en bas âge. Pourtant dans aucune des personnes composant la famille de son père, Fâtima (que Dieu l'agrée) ne trouva le plaisir insouciant et la joie qu'elle trouvait avec ses sœurs. Elle était une enfant exceptionnellement sensible pour son âge.
A l'âge de cinq ans, elle apprit que son père était devenu "messager de Dieu". Sa première obligation était de transmettre la bonne nouvelle de l'Islam à sa famille et à ses proches relations. Ils devaient adorer Dieu Tout Puissant Seul. Sa mère, qui était un puissant appui et soutien, expliqua à Fâtima (que Dieu l'agrée) ce que son père devait faire. A partir de ce moment, elle devint plus étroitement lié à lui et éprouva un amour profond et durable pour lui. Souvent elle marchait à ses côtés, à travers les rues étroites et les sentiers de la Mecque, visitant la Kabah, s'occupant des secrètes réunions des premiers musulmans à avoir accepté l'islam et à avoir prêté allégeance au Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui).
Un jour, alors qu'elle n'avait pas encore dix ans, elle accompagna son père à la mosquée al-Harâm où il se tint en un endroit nommé al-Hijr, en face de la Kabah, et commença à prier. Fâtima (que Dieu l'agrée) resta à ses côtés. Un groupe de Qouraych, avec de mauvaises intentions à l'égard du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui), se réunirent autour de lui. Il y avait Abou Jahl Ibn Hisham, l'oncle du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui), Uqbah Ibn Abi Muayt, Umayyah Ibn Khalaf, ainsi que Shaybah et Utbah, les fils de Rabi'ah. De façon menaçante, le groupe monta vers le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) et Abou Jahl, le meneur, demanda : 'lequel d'entre vous peut apporter les entrailles d'un animal abattu et les jeter sur Mouhammad ?'
Uqbah Ibn Abi Muayt, l'un des plus odieux du groupe, se porta volontaire et partit précipitamment. Il revint avec les ordures dégoûtantes et les jeta sur les épaules du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui), alors qu'il était toujours prosterné. Abdullah Ibn Masud, un compagnon du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui), était présent mais il ne pouvait rien dire ou faire. Imaginez le sentiment de Fâtima (que Dieu l'agrée), quand elle vit son père traité de la sorte. Que pouvait-elle faire, elle, une enfant de moins de dix ans ? Elle monta vers son père et lui retira les choses répugnantes puis elle se tint fermement et en colère devant le groupe de voyous Qouraych et lança des paroles blessantes contre eux. Ils ne lui dirent pas un seul mot. Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) releva sa tête de la prosternation et continua à accomplir la salat. Puis il dit 'Oh Dieu ! Puisses-tu punir ces Qouraych !' Et il répéta cette invocation trois fois. Puis il continua : 'Puisses-tu punir Utbah, Uqbah, Abou Jahl et Shaybah' ceux qu'il nomma moururent quelques années plus tard à la bataille de Badr.
A une autre occasion, Fâtima (que Dieu l'agrée) était avec le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) alors qu'il faisait la circombulation autour de la Kabah. Une foule de Qouraych se réunit autour de lui, le saisirent et essayèrent de l'étrangler avec ses propres vêtements. Fâtima (que Dieu l'agrée) cria et appela à l'aide. Abou Bakr (que Dieu l'agrée) accouru et réussit à libérer le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui). Il implorait alors : 'Tueriez-vous un homme qui dit : 'Mon seigneur est Dieu'. Au lieu de baisser les bras, la foule se tourna vers Abou Bakr (que Dieu l'agrée) et commença à le battre jusqu'à ce que le sang coule de sa tête et de son visage.
Elle fut témoin de telles scènes de cruelle opposition et de harcèlement contre son père et les premiers musulmans. Elle ne se tenait pas sagement de côté mais se joignait à la lutte pour la défense de son père et de sa noble mission. Elle n'était encore qu'une jeune fille, et au lieu de gambader joyeusement, au lieu de la gaîté et l'entrain auxquels chaque enfant de son âge est et doit normalement être habitué, Fâtima (que Dieu l'agrée) était témoin, et participait à de telles épreuves.
Bien sûr elle n'était pas la seule. Toute la famille du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) souffrait à cause des violents et stupides Qouraych. Ses sœurs, Rouqayya et Oum Kalthoum souffraient également. Elles vivaient à ce moment dans un environnement de haine et de machination contre le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui). Leurs maris étaient Utbah et Utaybah, les fils d'Abou Lahab et d'Oum Jamil. Oum Jamil était connue comme une femme dure et bourrue qui avait une langue acérée et mauvaise. C'était principalement à cause d'elle que Khadîja (que Dieu l'agrée) n'était pas contente du mariage de ses filles avec les fils d'Oum Jamil. Cela dû être difficile pour Rouqayya et Oum Kalthoum de faire partie de la famille de tels ennemis invétérés qui ne se joignaient pas seulement à la bataille contre leur père mais qui la menaient.
Comme un signe de déshonneur pour Mouhammad (paix et bénédiction de Dieu sur lui) et sa famille, Utbah et Utaybah furent poussés par leurs parents à répudier leurs femmes. Cela faisait partie du procédé pour bannir totalement le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui). Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) accueillit bien sûr ses filles, de retour à la maison, avec joie, bonheur et soulagement.
Sans aucun doute, Fâtima (que Dieu l'agrée) se réjouit d'être à nouveau avec ses sœurs, elles souhaitaient toutes que leur sœur aînée, Zaynab, soit aussi répudiée par son mari. En fait, les Qouraych exerçait une pression sur Abu-l Aas pour cela mais il refusa. Quand le meneur des Qouraych s'approcha de lui et lui promit la plus riche et la plus belle femme s'il répudiait Zaynab, il répondit : "j'aime profondément et passionnément ma femme, et j'ai une grande estime pour son père, même si je n'ai pas embrassé l'islam".
Rouqayya et Oum Kalthoum étaient toutes deux heureuses d'être de retour auprès de leurs chers parents et d'être débarrassées de l'insupportable torture mentale dont elles faisaient l'objet chez Oum Jamil. Peu de temps après, Rouqayya se remaria, avec le jeune et timide 'Othman Ibn Affan, l'un des premiers à avoir accepté l'islam. Ils partirent tous deux pour l'Abyssinie aux côtés des premiers "muhajiroûn" (émigrés) qui cherchèrent refuge dans ce pays et y restèrent plusieurs années. Fâtima (que Dieu l'agrée) ne revit plus Rouqayya jusqu'après la mort de sa mère. La persécution du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui), de sa famille et de ses compagnons continua et s'aggrava même après l'émigration des premiers "muhajiroûn" en Abyssinie. Lors de la septième année environ de sa mission, le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) et sa famille durent quitter leur maison et trouvèrent refuge dans une petite vallée accidentée entourée de tous côtés de pentes et de défilés, dont on ne pouvait entrer de la Mecque que par un étroit chemin.
Dans cette vallée aride, Mouhammad et les clans de Banu Hashim et al-Muttalib furent forcés de se retirer avec peu de réserves de nourriture. Fâtima (que Dieu l'agrée) était l'un des plus jeunes membres du clan, elle avait environ douze ans, et devait passer des mois dans les privations et les souffrances. Les lamentations d'enfants et de femmes affamés pouvaient être entendues depuis la Mecque. Les Qouraych ne permirent aucun approvisionnement en nourriture ni contact avec les musulmans, dont la privation était seulement soulagée durant la saison du pèlerinage. Le boycott dura trois ans. Quand il fut levé, le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) dut faire face à encore plus d'épreuves et de difficultés.

***La mort de sa mère Khadîja (que Dieu l'agrée)

Khadîja (que Dieu l'agrée), 'la croyante et l'affectueuse', mourut peu après. Avec sa mort, le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) et sa famille perdirent une de leur plus grande source de réconfort et de force qui les avait soutenus à travers les moments difficiles. L'année pendant laquelle la noble Khadîja (que Dieu l'agrée), puis ensuite Abou Tâlib, moururent, fut appelé l'année de la tristesse. Fâtima (que Dieu l'agrée), à présent une jeune fille, fut vivement attristée par la mort de sa mère. Elle pleura des larmes amères et pendant quelques temps fut si frappée par la douleur que sa santé se détériora. On craignit même qu'elle ne meure de chagrin.
Bien que sa sœur aînée, Oum Kalthoum, demeurait dans la même famille, Fâtima (que Dieu l'agrée) réalisa qu'elle avait maintenant une grande responsabilité avec le décès de sa mère. Elle ressentait qu'elle devait donner à son père un soutien encore plus fort. Avec une tendresse affectueuse, elle se dévoua pour veiller à ses besoins. Elle fut si soucieuse par le bien-être de son père qu'on commença à l'appeler Oum Abi-ha, la mère de son père. Elle lui apportait ainsi un soulagement et un réconfort pendant les moments d'épreuve, de difficulté et de crise.
Souvent les épreuves étaient trop pour elle. Une fois, à cette époque, une foule insolente amoncela de la poussière et de la terre sur la gracieuse tête de Mouhammad (paix et bénédiction de Dieu sur lui). Quand il rentra à la maison, elle pleura abondamment et essuya la poussière de la tête de son père. 'Ne pleure pas' dit-il ' que Dieu protège ton père'.
Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) avait un profond amour pour Fâtima (que Dieu l'agrée), il dit une fois : 'Quiconque plait à Fâtima (que Dieu l'agrée) plait en réalité à Dieu, et quiconque cause sa colère cause en réalité celle de Dieu. Fâtima (que Dieu l'agrée) est une partie de moi. Ce qui lui plait me plait aussi, et ce qui l'a met en colère me met aussi en colère".
Fâtima (que Dieu l'agrée) acquis ainsi une place d'amour et d'estime dans le cœur de son père, qui n'était occupé que par sa femme Khadîja (que Dieu l'agrée).

***Son émigration

Fâtima (que Dieu l'agrée) émigra à Médine quelques semaines après le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui). Elle y alla avec Zayd Ibn Harithah, qui fut renvoyé par le Prophète à la Mecque pour amener le reste de la famille, dont Fâtima (que Dieu l'agrée) et Oum Kalthoum, Sawda, la femme du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui), la femme de Zayd, Barakah et son fils Usamah. Pour voyager avec le groupe il y avait également Abdullah le fils d'Abou Bakr, qui accompagnait sa mère et ses sœurs, 'Âicha et Asma.

***Son mariage avec 'Ali

A Madinah, Fâtima (que Dieu l'agrée) vivait avec son père dans la simple demeure qu'il avait construite, jouxtant la mosquée. En l'an 2 de l'Hégire, elle reçut des propositions de mariage par l'intermédiaire de son père, dont deux furent rejetées. 'Ali (que Dieu l'agrée), le fils d'Abou Tâlib, rassembla alors son courage et vint demander sa main au Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui). En présence du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) pourtant, il se laissa intimider et perdit sa langue. Il ne quitta pas le sol des yeux et ne put dire un mot. Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) lui demanda alors : 'Pourquoi es-tu venu ? As-tu besoin de quelque chose ?' 'Ali (que Dieu l'agrée) ne pouvait toujours pas parler alors le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) suggéra : 'Peut-être es-tu venu pour demander Fâtima (que Dieu l'agrée) en mariage ?' 'Oui' répondit 'Ali (que Dieu l'agrée). Selon ce qu'on rapporte, le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) dit simplement : 'Marhaban wa ahlan- Bienvenue dans la famille' et cela fut prit comme l'approbation du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) par 'Ali (que Dieu l'agrée) et par les Ansars qui l'attendaient dehors. On rapporte aussi que le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) approuva et demanda à 'Ali (que Dieu l'agrée) s'il avait quelque chose à donner en dot. 'Ali (que Dieu l'agrée) répondit que non. Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) lui rappela qu'il avait un bouclier qu'il pouvait vendre.
Ali (que Dieu l'agrée) vendit le bouclier à Uthman pour quatre dirhams et pendant qu'il se dépêchait de retourner chez le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) pour lui remettre la dot, Uthman l'arrêta et lui dit : 'Je te rends ton bouclier comme cadeau de ma part pour ton mariage avec Fâtima (que Dieu l'agrée)'. Fâtima (que Dieu l'agrée) et 'Ali (que Dieu l'agrée) se marièrent donc probablement au début de l'an 2 de l'Hégire. Elle avait environ 19 ans à ce moment, et 'Ali (que Dieu l'agrée) en avait environ 21. Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) lui-même dirigea la cérémonie du mariage. Pour le "Walîmah", on servit aux invités des dattes, des figues et une mixture de dattes et de beurre gras appelé hais. Un membre dirigeant des Ansars offrit un bélier et d'autres firent des dons de céréales. Tout Madinah se réjouit.
Pour son mariage, on rapporte que le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) offrit à Fâtima (que Dieu l'agrée) et à 'Ali (que Dieu l'agrée) un lit de bois entrelacé de feuilles de palmes, une couverture de lit en velours, un coussin en cuir rempli de fibres de palmes, une peau de mouton, une marmite, une outre en peau et une meule manuelle pour moudre le grain.
Fâtima (que Dieu l'agrée) quitta pour la première fois la maison de son bien-aimé père pour vivre avec son mari. Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) était clairement inquiet à son sujet et envoya Barakah avec elle au cas où elle aurait besoin d'aide. Aucun doute que Barakah était source de réconfort et de consolation pour elle. Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) pria pour elle : 'Ô Dieu, bénit les tous deux, bénit leur maison et bénit leur descendance'. Dans l'humble demeure d'Ali (que Dieu l'agrée) il y avait seulement une peau de mouton en guise de lit. Le matin qui suivit la nuit de noces, le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) vint chez 'Ali (que Dieu l'agrée) et toqua à la porte. Barakah sortit et le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) lui dit : ' Ô Oum Ayman ? Appelle mon frère pour moi' 'Ton frère ? C'est celui à qui tu as marié ta fille ?' demanda Barakah de façon quelque peu dubitative comme si elle se demandait : 'Pourquoi le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) appelle 'Ali (que Dieu l'agrée) son frère ?' Il faisait référence à 'Ali (que Dieu l'agrée) comme son frère seulement parce que faisant partie des musulmans qui se joignirent à la fraternité après l'hijrah, le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) et 'Ali (que Dieu l'agrée) était donc liés comme des frères.
Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) répéta ce qu'il venait de dire à plus haute voix. 'Ali (que Dieu l'agrée) vint et le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) fit une du'a, invoquant les bénédictions de Dieu sur lui. Puis il demanda Fâtima (que Dieu l'agrée). Elle arriva se faisant presque toute petite, dans un mélange de respect et de timidité et le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) lui dit : 'Je t'ai marié à la personne de ma famille qui m'est le plus cher', de cette façon il cherchait à la rassurer. Elle ne commençait pas à vivre avec un parfait étranger mais avec quelqu'un qui avait grandi dans la même famille, qui était l'un des premiers à être devenu musulman à un jeune âge, qui était connu pour son courage, sa bravoure et sa moralité, et que le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) décrivait comme 'son frère dans ce monde et dans l'au-delà'.
La vie de Fâtima (que Dieu l'agrée) avec 'Ali (que Dieu l'agrée) fut aussi simple et sobre qu'elle l'avait été chez son père. En fait, en ce qui concerne le confort matériel, c'était une vie de difficultés et de privations. Durant leur vie commune, 'Ali (que Dieu l'agrée) resta pauvre car il n'attachait que peu d'importance aux richesses matérielles.
Fâtima (que Dieu l'agrée) était la seule parmi ses sœurs à ne pas avoir épouser un homme riche.
En fait, on pourrait dire que la vie de Fâtima (que Dieu l'agrée) avec 'Ali (que Dieu l'agrée) était même plus rigoureuse que celle qu'elle eut chez son père. Au moins, avant le mariage, il y avait toujours dans la famille du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) une quantité de mains prêtes à aider. Mais maintenant elle devait faire face seule, de fait. Pour soulager leur pauvreté extrême, 'Ali (que Dieu l'agrée) travaillait comme peintre et porteur d'eau et elle comme broyeuse de céréales. Un jour elle dit à 'Ali (que Dieu l'agrée) : 'J'ai moulu jusqu'à ce que mes mains se couvrent de cloques'.
'J'ai puisé de l'eau jusqu'à en avoir mal à la poitrine' répliqua 'Ali (que Dieu l'agrée). Celui-ci suggéra à Fâtima (que Dieu l'agrée) e Dieu a donné à ton père quelques prisonniers de guerre, va lui demander de te donner un esclave'
A contrecœur, elle alla chez le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) qui lui dit : 'qu'est-ce qui t'amène ici, ma petite fille ?' 'Je suis venue te donner le Salam' dit-elle de peur qu'il ne puisse lui donner ce qu'elle avait l'intention de demander.
'Que faisais-tu ?' demanda 'Ali (que Dieu l'agrée) lorsqu'elle repartit seule.
'J'avais honte de lui demander' dit-elle. Alors tous deux vinrent ensemble mais le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) sentit qu'ils étaient moins dans le besoin que d'autres.
'Je ne vais pas vous le donner' dit-il 'et laisser les Ahl as-Suffah (pauvres musulmans restés dans la mosquée) tourmentés par la faim. Je n'ai pas assez pour leur nourriture'
Ali (que Dieu l'agrée) et Fâtima (que Dieu l'agrée) rentrèrent chez eux, et se sentirent quelque peu découragés mais cette nuit, après qu'ils soient allés se coucher, ils entendirent la voix du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) leur demandant la permission d'entrer. Pour l'accueillir, ils se levèrent, mais le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) leur dit : 'Restez où vous êtes' et il s'assit à côté d'eux 'Ne vous indiquerais-je pas quelque chose de meilleur que ce que vous êtes venus me demander ?' demanda-t-il et ils lui dirent 'Si', il dit : 'Les mots que Jibril m'a enseignés, que vous pouvez dire : 'Subhaan Dieu' dix fois après la prière, et dix fois "AI hamdu lillah' et dix fois "Allahu Akbar". Et ceci, avant de dormir, il faut que vous le disiez 33 fois chacun.
Ali (que Dieu l'agrée) dit plus tard : 'je n'ai jamais manqué de le faire depuis que le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) nous l'a enseigné'
Il existe plusieurs récits sur les temps durs et difficiles auxquels Fâtima (que Dieu l'agrée) a du faire face. Il n'y avait souvent aucune nourriture chez elle. Une fois, le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) était affamé. Il alla de l'un à l'autre des appartements de ses femmes mais il n'y avait pas de nourriture. Il alla alors chez Fâtima (que Dieu l'agrée), et elle n'avait pas non plus de nourriture. Quand il trouva en fin de compte de la nourriture, il envoya deux miches de pain et un morceau de viande à Fâtima (que Dieu l'agrée). Une autre fois il alla chez Abou Ayyoub al-Ansari et de la nourriture qui lui fut donnée, il en garda pour elle. Fâtima (que Dieu l'agrée) savait aussi quand le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) n'avait pas de nourriture pendant de longues périodes, et en retour elle lui en apportait quand elle le pouvait. Une fois, elle lui donna un morceau de pain d'orge, et il lui dit 'c'est la première nourriture que ton père a mangée depuis trois jours'.
Par ces actes de bonté, elle montrait combien elle aimait son père et il l'aimait vraiment en retour.
Un jour, il revenait d'un voyage hors de Madinah. Il se rendit d'abord à la mosquée et pria deux ra'kats comme de coutume. Puis, comme il le faisait souvent, il se rendit chez Fâtima (que Dieu l'agrée) avant d'aller chez ses femmes. Fâtima (que Dieu l'agrée) l'accueillit et embrassa son visage, sa bouche et ses yeux et pleura.
'Pourquoi pleures-tu ?' demanda le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui).
'Je te vois, Ô Rasul Dieu, ton teint est pâle et jaune et tes habits sont devenus usés et élimés.' 'Ô Fâtima (que Dieu l'agrée)' répondit le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) tendrement 'Ne pleure pas car Dieu a envoyé ton père avec une mission qui touchera chaque maison sur la surface de la terre, que ce soit dans les villes, les villages ou les campements du désert apportant soit la gloire soit l'humiliation jusqu'à ce que cette mission soit accomplie avant que la nuit ne tombe inévitablement.'
Avec de telles observations, Fâtima (que Dieu l'agrée) était souvent amenée de la dure réalité de la vie quotidienne à un aperçu des perspectives immenses et de grande portée ouvertes par la mission dont était investi son noble père.
Fâtima (que Dieu l'agrée) retourna par la suite vivre dans une maison proche de celle du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui). L'endroit fut offert par un Ansari qui savait que le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) se réjouirait d'avoir sa fille comme voisine. Tous les deux partageaient le quotidien mouvementé de la vie à Médine, aussi bien dans la joie et la réussite que dans la peine et la difficulté.

***La mort de sa soeur Rouqiyya (que Dieu l'agrée)

Au milieu de la seconde année suivant la Hijrah sa sœur Rouqayya tomba malade : Elle fut prise par la fièvre et la rougeole. Ce fut peu de temps avant la bataille de Badr. Uthman (que Dieu l'agrée), son mari, resta à ses côtés et manqua la bataille. Rouqayya mourut juste avant le retour de son père. De retour à Medinah, un des premières choses qu'il fit fut de se rendre sur sa tombe.
Fâtima (que Dieu l'agrée) y alla avec lui. C'était la première perte qu'ils subirent au sein de leur proche famille depuis la mort de Khadîja (que Dieu l'agrée). Fâtima (que Dieu l'agrée) fut énormément touchée par la mort de sa sœur. Les larmes coulèrent de ses yeux dès qu'elle s'assit à côté de son père sur le bord de la tombe, et il la consola et chercha à sécher ses larmes avec le coin de son manteau.
Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) avait auparavant parlé des lamentations de la mort, mais cela avait amené un malentendu et quand il revinrent du cimetière, la voix de 'Omar (que Dieu l'agrée) en colère fut entendue, contre les femmes qui pleuraient pour les martyrs de Badr et pour Rouqayya. 'Umar laisse-les pleurer' dit le Prophète Mouhammad (paix et bénédiction de Dieu sur lui) et il ajouta : 'Ce qui vient du cœur et des yeux, cela vient de Dieu et de sa miséricorde, mais ce qui vient des mains et de la langue, cela vient de Satan' - par "les mains", il faisait allusion au fait de se frapper la poitrine et de se gifler les joues et par "la langue", aux cris en cœur lancés par les femmes, comme une marque publique de sympathie.
'Othman (que Dieu l'agrée) épousa plus tard l'autre fille du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui), Oum Kalthoum (que Dieu l'agrée), et de ce fait devint le Dhu-n Nurayn –l'homme aux deux lumières.

***La naissance de ses fils Al-Hasan et Al-Housayn (رضي الله عنهما)

La perte dont souffrit la famille avec la mort de Rouqayya (que Dieu l'agrée) fut suivie par la joie quand, au grand plaisir de tous les croyants, Fâtima (que Dieu l'agrée) donna naissance à un garçon au mois de Ramadan de la troisième année après l'hégire. Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) prononça l'Adhan dans l'oreille du nouveau-né et l'appela Al-Hasan, ce qui signifie le beau.
Un an plus tard elle donna naissance à un autre garçon, qui fut appelé Al-Husayn, ce qui signifie le petit Hassan ou 'le petit beau'. Fâtima (que Dieu l'agrée) emmenait souvent ses deux fils voir leur grand-père qui les aimait excessivement. Plus tard il les emmenait à la Mosquée et ils grimpaient sur son dos quand il se prosternait. Il fit de même avec sa petite-fille, Umamah, la fille de Zaynab.

***La naissance de ses filles Zaynab et Oum Kalthoum (que Dieu l'agrée)

Huit ans après l'hégire, Fâtima (que Dieu l'agrée) donna naissance à un troisième enfant, une fille qu'elle nomma comme sa sœur aînée Zaynab, qui était décédée peu avant sa naissance. Cette Zaynab grandit et fut l'héroïne de Karbala. Le quatrième enfant de Fâtima (que Dieu l'agrée) naquit l'année d'ensuite. L'enfant était aussi une fille et elle l'appela Oum Kalthoum comme sa sœur qui mourut l'année précédente d'une maladie. Ce fut seulement par la progéniture de Fâtima (que Dieu l'agrée) que la descendance du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) fut perpétuée. Tous les enfants mâles du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) étaient morts en bas âge et les deux enfants de Zaynab (que Dieu l'agrée), 'Ali et Umamah, moururent jeunes. L'enfant de Rouqayya, Abdullah, mourut aussi alors qu'il n'avait pas deux ans. Cela était une raison supplémentaire à l'admiration accordée par le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) pour Fâtima (que Dieu l'agrée).
Bien que Fâtima (que Dieu l'agrée) était souvent occupée avec les grossesses, les naissances, et l'éducation des enfants, elle prenait part autant qu'il lui était possible aux affaires de la communauté musulmane grandissante de Madinah.
Avant son mariage elle était une sorte d'hôtesse pour les pauvres et les démunis d'Ahl as-Suffah. Dès la fin de la bataille d'Uhud, elle vint avec d'autres femmes sur le champ de bataille, pleura les martyrs morts et prit le temps de panser les blessures de son père. Au soir de la bataille des tranchées, elle joua un rôle majeur de soutien avec d'autres femmes en préparant à manger durant le long et difficile siège. Dans son camp, elle menait la prière des femmes musulmanes et à cet endroit on construisit une mosquée appelée Masjid Fâtima, une des sept mosquées où les musulmans étaient de garde et accomplissaient leurs adorations.
Fâtima (que Dieu l'agrée) accompagna aussi le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) quand il fit la Umrah au cours de la 6ème année de l'Hégire, après le traité d'Hudaybiyyah. L'année qui suivit, elle et sa sœur Oum Kalthoum furent parmi la foule nombreuse de musulmans qui participèrent avec le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) à la libération de la Mecque. On rapporte qu'en cette occasion, Fâtima (que Dieu l'agrée) et Oum Kalthoum (que Dieu l'agrée) visitèrent la maison de leur mère Khadîja (que Dieu l'agrée), se rappelèrent les souvenirs de leur enfance et de leur jihad, des longs combats dans les 1ères années de mission du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui).

***La mort de Ja'far (que Dieu l'agrée)

Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) quitta la maison d'Asmâ bint Oumays et se rendit chez sa fille Fâtima (que Dieu l'agrée) qui pleurait également.
Il lui dit : "Pour ce qui est de Ja'far (que Dieu l'agrée), tu peux pleurer jusqu'à la mort. Prépare donc à manger pour sa famille, car aujourd'hui ils sont accablés par le chagrin".

***La mort du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) et l'annonce qu'elle sera la première de sa famille à le rejoindre

Au cours de Ramadhan de la 10ème année, juste avant qu'il n'accomplisse son pèlerinage d'adieu, le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) confia à Fâtima (que Dieu l'agrée) un secret révélé à personne jusqu'alors : 'Jibril me récitait le Quran et je le lui récitais une fois par an, mais cette année il l'a récité avec moi deux fois. Je suis bien forcé de croire que mon temps est venu'.
De retour de son pèlerinage d'adieu, le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) tomba gravement malade. Il passa ses derniers jours dans l'appartement de sa femme 'Âicha (que Dieu l'agrée). Quand Fâtima (que Dieu l'agrée) venait lui rendre visite, 'Âicha (que Dieu l'agrée) laissait le père et sa fille seuls ensemble.
Un jour il appela Fâtima (que Dieu l'agrée) quand elle vint il l'embrassa et murmura quelques mots dans son oreille. Elle pleura. Alors il murmura à nouveau dans son oreille et là elle sourit. 'Âicha (que Dieu l'agrée) vit cela et demanda : 'tu pleures et tu ris en même temps Fâtima (que Dieu l'agrée) ? Que t'a dit le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) ?'
'Il me dit d'abord qu'il allait rencontrer son Seigneur dans un court instant et j'ai pleuré.' Il me dit alors : 'Ne pleure pas tu seras la 1ère de ma maison à me rejoindre et là j'ai souris.'
Peu de temps après, le Noble Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) décéda. Fâtima (que Dieu l'agrée) était frappée de chagrin et on la vit souvent pleurer abondamment. Un des compagnons nota qu'il ne vit plus Fâtima (que Dieu l'agrée) rire après la mort de son père.

***Sa mort

Un matin, tôt, au cours du mois de Ramadhan, 5 mois seulement après la mort du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui), Fâtima (que Dieu l'agrée) se réveilla semblant exceptionnellement heureuse et pleine de gaieté. L'après-midi, on rapporte qu'elle appela Salma bint Umays (que Dieu l'agrée) qui veillait sur elle. Elle demanda de l'eau et prit un bain. Elle mit alors de nouveaux habits et se parfuma. Elle demanda ensuite à Salma de mettre son lit dans la cour de la maison. Le visage tourné vers le ciel au-dessus, elle demanda son mari 'Ali (que Dieu l'agrée).
Il fut surpris de la voir étendue au milieu de la cour et lui demanda ce qui n'allait pas. Elle sourit et dit : 'j'ai rendez-vous aujourd'hui avec le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui)'
Ali (que Dieu l'agrée) pleura et elle essaya de le consoler. Elle lui dit de prendre soin de ses fils Al-Hasan et Al-Husayn et demanda à être enterrée sans cérémonie. Elle fixa à nouveau le ciel, puis ferma les yeux et rendit l'âme.
Fâtima (que Dieu l'agrée) la resplendissante n'avait que 29 ans

***Ses mérites

Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "Les femmes qui ont atteint la perfection dans ce monde sont au nombre de quatre : la vierge Marie, Asiya la femme de Pharaon, Khadîja (que Dieu l'agrée) la mère des croyants, et Fâtima (que Dieu l'agrée) la fille de Mouhammad (paix et bénédiction de Dieu sur lui)".
On donna à Fâtima (que Dieu l'agrée) le titre de [az-Zahra], ce qui signifie la Resplendissante, en rapport avec son visage radieux, qui semblait diffuser de la lumière. On dit que lorsqu'elle se levait pour la prière, le mihrab reflétait la lumière de son visage. On l'appelait aussi al-Batul, en raison de son ascèse. Au lieu de passer son temps en compagnie d'autres femmes, elle passait beaucoup de son temps en prière, à lire le Coran ou à d'autres actes d'adoration.
Fâtima (que Dieu l'agrée) avait une forte ressemblance avec son père, le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) . Aicha (que Dieu l'agrée), l'épouse du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui), dit d'elle : 'je n'ai jamais vu une créature de Dieu qui ressemblait davantage au Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) dans son langage, sa conversation et sa façon de s'asseoir que Fâtima (que Dieu l'agrée). Quand le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) la voyait s'approcher, il l'accueillait, se levait et l'embrassait, la prenait par la main et la faisait asseoir à l'endroit où il était assis. Elle faisait de même quand le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) venait vers elle. Elle se levait, l'accueillait avec joie et l'embrassait.
Les bonnes manières de Fâtima (que Dieu l'agrée), son doux langage, faisaient partie de sa ravissante et sympathique personnalité. Elle était particulièrement gentille avec les pauvres et les nécessiteux, et donnait souvent toute la nourriture qu'elle avait à quelqu'un qui se trouvait dans le besoin même si elle-même restait sur sa faim. Elle n'avait aucun amour pour les ornements, ni pour le luxe et le confort de la vie.
Elle a hérité de son père une éloquence convaincante, puisée dans la sagesse. Quand elle parlait, les gens étaient souvent émus aux larmes. Elle avait la capacité et la sincérité pour créer des émotions, émouvoir les gens aux larmes, et emplir leur cœur de louange et de gratitude pour Dieu pour ses faveurs et sa générosité inestimable.


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MessagePosté le: Mar 18 Jan - 00:59 (2011)    Sujet du message: AL SAHABIYATES RADIYA ALLAHOU 3ANHOUNA Répondre en citant

Khadîja - خديجة fleur fleur






***Son nom et sa généalogie

Son nom est Khadîja Bint Khuwaylid Ibn Asad Ibn 'Abd Al-'Uzzâ Ibn Qusayy Ibn Kilâb Ibn Murrah Ibn Ka'b Ibn Lu'ayy Ibn Ghâlib Ibn Fihr.

***Sa mère

Sa mère s'appelait Fâtimah Bint Zâ'idah Ibn Al-Asamm Ibn Rawâhah Ibn Hajar Ibn 'Abd Ibn Ma'îs Ibn 'آmir Ibn Lu'ayy Ibn Ghâlib Ibn Fihr.

***Sa grand-mère

La mère de cette dernière s'appelait Hâlah Bint 'Abd Manâf Ibn Al-Hârith Ibn 'Amr Ibn Ma'îs Ibn 'آmir Ibn Lu'ayy Ibn Ghâlib Ibn Fihr.

***Son arrière grand-mère

La mère de Hâlah s'appelait Qilâbah Bint Su'ayd Ibn Sa'd Ibn Sahm Ibn 'Amr Ibn Husays Ibn Ka'b Ibn Lu'ayy Ibn Ghâlib Ibn Fihr.

***Sa naissance (-68 H)
Khadîja (que Dieu l'agrée) est née en 68 avant l'Hégire.

***Ses mariages avant d'épouser le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui)

Avant d'épouser le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui), elle fut l'épouse de 'Atîq Ibn 'آ'idh Ibn 'Abdillâh Ibn 'Amr Ibn Makhzûm duquel elle enfanta un garçon qui se prénomme 'Abd Manâf. Az-Zubayr rapporte qu'elle donna à 'Atîq une fille qui se prénommait Hind.
Elle épousa ensuite Hind Ibn Zurârah, à qui elle donna un fils qui s'appelait Hind également ; il est mort de la peste - la peste de Bassorah. Elle lui donna deux autres fils : At-Tâhir et Hâlah.
Ses deux maris sont morts dans l'époque pré-islamique.

***Elle emploie le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) comme commerçant

Khadîja Bint Khuwaylid était une femme d'affaires noble et fortunée. Elle louait les services d'hommes pour s'occuper de son commerce contre un intéressement aux bénéfices. L'activité principale des Qorayshites était en effet le commerce. Lorsqu'elle entendit parler du Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) notamment de sa véridicité, de sa grande honnêteté et de la noblesse de son caractère, elle le fit venir et lui proposa de prendre la responsabilité de sa caravane de commerce en partance pour le Shâm (dans la grande Syrie, qui engobe la Palestine, la Jordanie, le Liban et la Syrie actuelle) avec son serviteur Maysarah, contre la meilleure rémunération qu'elle accordait jusqu'alors aux autres commerçants. Il accepta cette offre et partit avec Maysarah pour le Shâm. (Ibn Ishâq)
Là il vendit les articles avec lesquels il était parti et acheta ce qu'il désirait acheter pour le compte de Khadîja. Accompagné de Maysara, il embarqua pour Makkah avec une caravane. Les transactions qu'il fit rapporta deux fois plus de profit que le profit habituelâ" et le salaire qu'il reçut de la part de Khadîja fut le double du salaire qu'elle donnait d'habitude.

***Son mariage avec le Prophète (-28 H ; 40 ans)

Lorsque Maysara rapporta à Khadîja ce qu'il avait vu du caractère de Mouhammad (paix et bénédiction de Dieu sur lui), elle le fit chercher. Elle lui dit : "Ô cousin, vraiment, je t'apprécie en raison des liens familiaux qui nous unissent, de l'incontestable noblesse de tes origines, de ton honnêteté et de ta sincérité, mais aussi pour l'intégrité de ton caractère et la véracité de tes propos."
Et elle lui proposa le mariage. Le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) en fit part à ses oncles. Hamza vint avec lui et ils appelèrent Khouwaylid qui dit (en ce sens) : "Il est fort, rien ne peut l'atteindre". (Il exprima de la sorte son approbation pour le mariageâ")

***Sa dot

Ibn Hishâm dit : Le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) lui offrit une dot de vingt jeunes chamelles. Khadîja fut ainsi la première épouse du Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui).
D'après Ibn Habib, ce fut 12 onces d'argent (soit 480 dirhams), et d'après un autre récit du même auteur, 500 dirhams.

***Ses enfants avec le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui)

Elle lui donna 6 enfants : Al-Qâsim, 'Abdoullah (surnommé Tayyib (le bon) et Tâhir (le pur)), Zaynab, Rouqqayya, Oum Koulthoum, et Fâtima (رضي الله عنهم).
Toutes ses filles ont vécu jusqu'à la révélation de l'Islam et ont émigré avec lui.

***C'est la première personne qui a cru en la mission du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui), et c'est elle qui l'a épaulé dans les moments difficiles

'Aicha (رضي الله عنها) a dit : La Révélation se présenta d'abord au Prophète (paix et bénédiction de Dieu soient sur lui) sous forme de visions pieuses qu'il voyait pendant son sommeil. Toutes lui parurent avec une très vive clarté. Puis, il eut de l'inclination à la retraite. Il se retirait alors dans la caverne de Hirâ, où il se livrait à la pratique d'actes d'adoration durant des nuits consécutives, avant qu'il ne rentre chez lui pour se munir de provisions de bouche. Il revenait ensuite vers Khadîja et prenait les provisions nécessaires pour une nouvelle retraite. Cela dura jusqu'à ce que la Vérité lui fut enfin révélée dans la caverne de Hirâ.
L'archange y vint alors lui dire : "Lis!".
- "Je ne suis point de ceux qui lisent", répondit-il. Le Prophète raconta cet événement en ces termes :
L'archange me saisit aussitôt, me pressa contre lui au point de me faire perdre toute force, puis me lâcha enfin en répétant : "Lis!".
- "Je ne suis point de ceux qui lisent", répliquai-je encore. Cette scène se répéta à deux autres reprises.
A la troisième fois, l'archange me dit : {Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé, qui a créé l'homme d'une adhérence. Lis! Ton Seigneur est le Très Noble, qui a enseigné par la plume (le calame), a enseigné à l'homme ce qu'il ne savait pas}.
Après avoir entendu ces versets, le Prophète (paix et bénédiction de Dieu soient sur lui), tremblant et palpitant, rentra chez son épouse Khadîja et s'écria : "Enveloppez-moi! Enveloppez-moi!".
On s'empressa de le couvrir jusqu'au moment où son effroi fut dissipé. Alors, s'adressant à Khadîja, il la mit au courant de ce qui s'était passé, puis il ajouta : "Ah! J'ai cru que j'en allais mourir!".
- "Au contraire, réjouis-toi!, répondit Khadîja, certes jamais Dieu ne te plongera dans l'ignominie; car tu maintiens tes liens de parenté, tu ne dis que la vérité, tu soutiens les faibles, tu donnes aux indigents, tu héberges les hôtes, et tu viens en aide aux éprouvés".
Ensuite Khadîja emmena Muhammad chez Waraqa Ibn Nawfal Ibn 'Asad Ibn `Abd Al-`Uzzâ Cet homme, qui était le cousin paternel de Khadîja, avait embrassé le christianisme aux temps antéislamiques. Il savait l'arabe par écrit, et avait traduit vers l'arabe des passages de l'Evangile autant que Dieu avait voulu. A cette époque, il était âgé et était devenu aveugle : "Ô mon cousin, lui dit Khadîja, écoute ce que va te dire le fils de ton frère".
- "Ô fils de mon frère!, répondit Waraqa Ibn Nawfal, de quoi s'agit-il?".
Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu soient sur lui) lui raconta alors ce qu'il avait vu. "C'est l'archange, dit Waraqa Ibn Nawfal, que Dieu a envoyé autrefois à Moïse (Mûsa) (paix et bénédiction de Dieu soient sur lui). Plût à Dieu que je fusse jeune en ce moment! Ah! Comme je voudrais être encore vivant à l'époque où tes concitoyens te banniront!".
- "Ils m'exileront donc?", s'écria le Prophète (paix et bénédiction de Dieu soient sur lui).
- "Oui, reprit Waraqa Jamais un homme n'a apporté ce que tu apportes sans être persécuté! Si je vis encore en ce jour-là, je t'aiderai de toutes mes forces". (Mouslim n°231)
Dans une version, Waraqa dit : "C'est celui (l'ange Gabriel) qui garde les secrets, qui a été envoyé par Dieu à Moïse. Comme j'aurai aimé être encore jeune et pouvoir vivre jusqu'au moment où ton peuple te chassera."
L'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) demanda : "Vont-ils me chasser ?"
Waraqah lui répondit par l'affirmative et dit : "Quiconque est venu avec quelque chose de semblable à ce que tu as rapporté a toujours été traité avec hostilité et si je devais rester en vie jusqu'au jour où tu seras chassé alors je te soutiendrai fortement. "
Mais après quelques jours, Waraqah mourut, et la Révélation Divine s'arrêta également pendant un certain temps. (â") (Al-Boukhâri)

***Sa mort (-3 H ; 65 ans)

Khadîja (رضي الله عنها), Mère des Croyants, mourut en aidant le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) à transmettre l'appel de l'islam. Elle quitta ce monde trois années avant l'émigration à Médine, à l'âge de 65 ans. Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) l'enterra de ses propres mains. Sa mort fut une grande source de tristesse pour le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui).

***Ses mérites

'Aïcha (رضي الله عنها) a dit : "Je n'ai jamais éprouvé de jalousie vis-à-vis des épouses du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) comme j'en ai éprouvée vis-à-vis de Khadija (رضي الله عنها) alors que je ne l'avais jamais vue. Il ne cessait en effet de parler d'elle. Quand il égorgeait un agneau, il lui arrivait de le couper en morceaux pour les envoyer aux anciennes amies de Khadija. Il m'est peut-être arrivé de lui dire : "On dirait qu'il n'existe au monde d'autres femmes que Khadija!"
Il disait : "Elle était ceci, elle était cela et c'est d'elle que j'ai eu des enfants". (Al-Boukhâri, Mouslim)
D'après Abou Hourayra (que Dieu l'agrée) : Jibril est venu au Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) et lui a dit : "ô Messager de Dieu voici Khadija qui arrive et avec elle un récipient contenant de la sauce de la nourriture ou une boisson. Lorsqu'elle te rejoint passe lui le Salam de son Seigneur et de ma part et annonce lui la bonne nouvelle d'une maison au Paradis faite de roseaux où il n'y a ni bruit ni fatigue". (Al-Boukhâri)
Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "Les femmes qui ont atteint la perfection dans ce monde sont au nombre de quatre : la vierge Marie, Asiya la femme de Pharaon, Khadîja la mère des croyants, et Fâtima la fille de Mouhammad".
Une fois, alors que 'Aïcha (رضي الله عنها) s'était plaint et avait demandé à son époux pourquoi il parlait tant d'une "vieille femme Qouraychite" (elle faisait par là allusion à Khadîja), le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) fut blessé et lui dit : "Elle fut l'épouse qui a cru en moi quand d'autres m'ont rejeté. Quand les gens m'accusaient de mentir, elle a affirmé ma sincérité. Quand j'ai été abandonné, elle a dépensé sa richesse pour soulager le poids de ma douleur".
L'Envoyé d’Allah (paix et bénédiction de Dieu sur lui) lui annonça par son Seigneur qu'Elle aurait au Paradis une maison en perle creuse (qasab) dans lequel il y a ni brouhaha (sakhab) et ni fatigue (nasab).
Khadîja (que Dieu l'agrée) était surnommée "La Pure dans la jâhiliyyah et dans l'islam".
Dans les Siyar d'At-Taymî, on dit qu'elle était qualifiée de "la Dame des femmes de Qoraysh".
Ad-Dhahabi a dit dans son As-Siyar (2/109-110) : "Mère des croyants et maîtresse des femmes du monde à son époque... Mère des enfants du messager d'Allah ! (en dehors de Ibrahim ); la première à avoir eu foi en lui et cru à son message avant toute autre personne et elle rasséréna son esprit... Elle a de nombreux mérites, elle est parmi les femmes qui ont atteint la perfection . Elle fut intelligente, éminente, pieuse, chaste et généreuse. Elle est parmi les élus du paradis; le prophète {d'}faisait éloge, la préférait à toutes les autres mères des croyants et lui accordait une immense considération ...Parmi les signes de son honorabilité, il y a fait que le messager d'Allah ! Ne s'était jamais marié avant elle, qu'il eut d'elle plusieurs enfants et qu'il n'eut pas une autre épouse de son vivant, ni une esclave femme jusqu'au décès de Khadîdja.Il fut consterné par sa mort. En effet, elle fut une excellente partenaire... Allah -le très haut - ordonna de lui annoncer la bonne nouvelle d'un palais en pierres précieuses, dans la paradis où il n'y a ni vacarme, ni fatigue."
Et Ibn-Qayim a dit dans Jalâoul Afhâm (page 349): "que parmi ses particularité, il n'y a le fait que Allah -le très haut- lui adressa les salutations " Salam "par le biais de Jîbrîl , puis il a dit : "ceci est, j'en jure par Allah -le puissant- une particularité qu'aucune autre personne n'a eue en dehors d'elle !"
Et il a dit avant cela :"et parmi cela, (c'est à dire parmi ses particularité): le fait qu'elle soit la meilleur femme de la communauté; il ya une divergence sur sa préférence sur 'Aicha en trois avis : le troisième avis est l'indécision, j'ai interrogé notre Cheikh Ibn-Taymyya et il a dit :"Chacune d'elles a des particularités spécifiques. L'influence de Khadîdja était au début de l'islam, elle réconfortait le messager d'Allah ! Le soutenait, l'apaisait et dépensait sa richesse sur lui, elle vécut le début de l'islam et endura le préjudice pour la cause d'Allah -le glorieux- et de son messager. Elle apporta un soutien au messager d'Allah! Au moment où il en avait le plus besoin. Ainsi, le secours qu'elle a fourni et les dépenses qu'elle a faites n'ont été égalés par personne d'autre. Quant à 'Aicha -qu'ALlah soit satisfait d'elle -son influence s'est exercée vers la phase finale de l'islam. Elle s'est distingué par la connaissance des sciences religieuse et sa transmission à la communauté et ses fils ont beaucoup profité de la science qu'elle leur a enseignée. Nulle autre personne n'a cette distinction. C'est là le sens de sa paroles."


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MessagePosté le: Mar 18 Jan - 01:06 (2011)    Sujet du message: AL SAHABIYATES RADIYA ALLAHOU 3ANHOUNA Répondre en citant

Maymoûna fleur fleur





***Son nom et sa généalogie



Maymoûna, ou Burrah de son prénom de naissance, Bint Al-Hârith Ibn Hazn des Banû Hilâl.
La Mère des Croyants, Zaynab Bint Khuzayma, était sa demi-soeur.
Parmi ses autres soeurs, il y avait Asmâ Bint Umays, la femme de Ja'far Ibn Abî Tâlib, qui épousa plus tard Abou Bakr, et Salmâ Bint 'Umays, la femme de Hamza.
Ses soeurs germaines (issues du même père et de la même mère) étaient Lubâba, Asma, Salmâ et Salâma.
Sa soeur, Oum Al-Fadl Lubâbah, était la mère de 'Abdullâh Ibn 'Abbâs. Elle était également tante maternelle de Khalid Ibn Walid.

***Elle tua l'ennemi de Dieu, Abou LaHab

Une fois, Abou Lahab, l'ennemi de Dieu et de son Messager, pénétra dans la maison de son frère, Al-'Abbâs, et agressa son esclave, Abou Rafi, pour s'être converti à l'Islam. Abou Lahab le frappa et le fit tomber à terre, il s'agenouilla sur lui, puis continua à le frapper. Oum Al-Fadl saisit un bâton et le fracassa sur la tête d'Abou Lahab disant : "Vas-tu le maltraiter parce que son maître est absent?". Il fut empli de honte et mourut une semaine plus tard.

***Son mariage avec le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) (7 H. ; 36 ans)

Elle était la veuve d'Abou Ruhm Ibn 'Abd Al-'Uzzâ.
Maymoûna, était désireuse d'épouser le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui). Elle alla trouver sa soeur Oum Al-Fadl pour lui en parler et celle-ci, à son tour, en parla à son mari, Al-'Abbâs. Al-'Abbas alla directement trouver le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) avec l'offre de mariage de Maymoûna et sa proposition fut acceptée. Quand la bonne nouvelle lui parvint, elle était sur un chameau. Elle descendit immédiatement et dit : "Le chameau et ce qu'il porte sont pour le Messager de Dieu". Ils se marièrent durant le mois de Shawwâl de l'an 7 après l'Hégire, juste après que les musulmans de Médine aient obtenu la permission de visiter la Mecque sous les conditions du traité d'Al-Hudaybiya, afin d'effectuer le petit pélerinage. A ce propos, Dieu fit descendre ce verset : {…Ainsi que toute femme croyante qui se serait donnée au Prophète pourvu que le Prophète ait voulu l'épouser. Ceci est un privilège qui t'es accordé, à l'exclusion des autres croyants}. (33/50)
L'Imâm Ibn Al-Athîr penche pour l'opinion selon laquelle Al-'Abbâs Ibn 'Abd Al-Muttalib proposa au Prophète d'épouser Maymoûna suite à son veuvage contrairement à ceux qui soutiennent que c'est elle qui lui avait proposé sa main.
Il est communément reconnu que ce fut après le mariage du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) avec Maymoûna, ce qui lui faisait neuf femmes, que le verset suivant fut révélé : {Il ne t'est plus permis de changer d'épouses ni de prendre d'autres femmes, en dehors de tes esclaves même si tu es charmé par la beauté de certaines d'entre elles. Dieu voit parfaitement toutes choses.} (33/52)
Le Prophète lui donna le nom Maymoûna qui signifie bénie. Elle vécut pendant trois ans avec le Prophète jusqu'à sa mort.

***Lors de la maladie de mort du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui)

Ce fut dans sa chambre que le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) commen¢à sentir les effets de sa maladie finale. Il demanda ensuite la permission à ses femmes de rester dans la chambre de 'Aïcha pendant cette période.

***Sa mort (51 H. ; 80 ans)

Maymoûna continua à vivre à Médine pendant quatorze autres années. Elle mourut à l'âge de quatre-vingts ans, en 51 après l'Hégire, étant la dernière épouse du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) à décéder. Elle demanda à être enterrée à l'endroit où elle avait épousé le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui), à Saraf, et sa requête fut entendue.
On rapporte qu'à ses funérailles, Ibn 'Abbâs (que Dieu agrée le père et le fils) dit : "Ce fut la femme du Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) alors, lorsque que vous la soulèverez, ne la secouez pas et ne soyez pas trop brutaux, mais soyez doux".

***Ses mérites
'Aïcha dit à son sujet : "Parmi nous, elle était celle qui craignait le plus Dieu (le Très-Haut) et elle faisait le maximum pour maintenir les liens de parenté".

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MessagePosté le: Mar 18 Jan - 01:10 (2011)    Sujet du message: AL SAHABIYATES RADIYA ALLAHOU 3ANHOUNA Répondre en citant

Nousayba fleur fleur


***Son nom et sa généalogie

Nousayba Bint Ka'b Oum 'Ammara
Ansarite de Khazraj.

***Son serment à Al-Aqaba

Accompagnée de ses deux fils, de son mari Zeyd Ibn 'Asim, et de son frère avec la troupe comptant les soixante-quinze premières personnes qui avaient d'une part, prêté allégeance solennelle au Prophète, à Al-'Aqaba, et qui avaient joué un rôle fondamental dans la fondation du préliminaire historique de l'islam, d'autre part.

***La bataille d'Ouhoud

Au cours de la Bataille d’Uhud où elle avait activement participé, elle veillait à acheminer l’eau aux combattants mais également elle soignait ceux qui étaient touchés au combat. Lorsque les troupes Musulmanes commencèrent à se replier, Umm `Ammârah jeta alors son seau d’eau puis s’empara d’une épée et d’un bouclier. Elle s’en alla pour combattre aussi afin de protéger le Prophète. Les polythéistes (mushrikun) n’arrêtaient pas de s’attaquer au Prophète mais elle était là avec d’autres Compagnons tentant de le défendre avec une bravoure majestueuse.
Lorsqu’un des ennemis s’attaqua au Prophète avec une flamboyante épée Umm `Ammârah contra le coup avec son bouclier puis frappa la patte de son cheval d’une telle force que tout les deux, le cheval et le cavalier, tombèrent à terre. En voyant la scène, le Prophète appela Abdullah, son fils, afin qu’il secoure sa mère. Celui-ci bondit et d’un seul coup d’épée il expédia ce polythéiste au feu. Tout à coup, un autre ennemi se jeta sur son fils. Il le blessa alors au bras gauche puis s’en alla.
Entre temps, ce même homme qui venait de blesser Abdullah s’approcha pour attaquer le Prophète qui à son tour dit : " Umm `Ammârah prend garde. C’est le même homme qui vient de blesser Abdullah." Umm `Ammârah se jeta alors sur lui avec hargne et le frappa de son épée. Il se retrouva à terre en deux morceaux. Constatant la chose, le Prophète de sourire : " Umm `Ammârah tu viens de venger ton fils comme il se doit ".
Dans la même foulée, Ibn Qamiyah agressa le Prophète. Le coup de son épée sur l’armure du Prophète avait provoqué deux éclatements de sa chaîne ce qui avaient alors poignardé la joue du Prophète. Son visage commençait alors à saigner. C’était une attaque à la fois soudaine et prompte. Umm `Ammârah en était désespérée. Elle se précipita alors à l’avant et arrêta Ibn Qamiyah. Bien qu’il soit réputé très bon cavalier parmi les Quaraîshites, Umm `Ammârah sans aucune crainte ou hésitation l’attaqua avec résolution. Mais étant donné qu’il s’était accoutré de deux manteaux faisant office d’armures, son coup d’épée ne pouvait lui causer de réels dégâts par conséquent il avait l’occasion de poursuivre son attaque.
Cette fois, Umm `Ammârah reçu un coup terrible ce qui lui provoqua une profonde entaille à l’épaule. Aussitôt, Ibn Qamiyah n’osa plus rester ici. Il fila rapidement sur le dos de son cheval (cf. Ibn Hisham). De sa blessure le sang jaillissait tandis que le Prophète lui-même s’en occupa. Il pansa cette blessure puis il interpella plusieurs de ses braves Compagnons en ces mots : " Par Allah ! Aujourd’hui Umm `Ammârah a témoigné autant de courage que nous tous. " Umm `Ammârah demanda alors au Prophète de prier afin qu’elle soit toujours en sa compagnie même au Paradis. Le Prophète pria pour elle avec une profonde humilité en ces termes : " Ô Allah ! Ne me prive pas de leurs compagnies au Paradis " Umm `Ammârah en était très heureuse puis, instantanément, elle prononça ces mots : " A présent, rien ne peut me faire souffrir dans ce monde ".
Lorsque la bataille fût enfin terminée, le Prophète n’était rentré chez lui qu’une fois avoir appris d’Abdullah Ibn Ka’b qu’Umm `Ammârah allait mieux. Le Prophète s’employa à commenter qu’en ce jour de [la Bataille] l’Uhud, où qu’il puisse jeter un regard, de droite à gauche, il voyait constamment Umm `Ammârah entrain de combattre. D’après une certaine narration, douze blessures lui auront été infligées au cours de la Bataille d’Uhud.

***La mort de son fils Habîb (que Dieu l'agrée)

Lorsque sa mère eut connaissance des nouvelles concernant le sort de Habîb sa réaction avait simplement été de dire : "C'était pour ce genre de situation que je l'avais élevé. Il avait prêté allégeance au Prophète au cours d'une nuit à Aqaba alors qu'il n'était encore qu'un petit enfant et aujourd'hui qu'il est devenu un adulte il a donné sa vie pour le Prophète. Si Dieu me permettait d'approcher Mousaylama, ses filles n'en croiront pas leurs yeux et se lamenteront sur son sort".

***La bataille de Al-Yamama

Au cours de la Bataille de Yamama qui a suivi, Nousayba avait été vue en train de traverser les rangs des bataillons comme une lionne en s'écriant : "Où est l'ennemi de Dieu ? Montrez-moi l'ennemi de Dieu".
Enfin arrivée à Musaylamah, elle était sur le point de lancer son attaque avec son arme lorsque simultanément deux autres armes ont percuté Musaylamah. Ce dernier, tomba à terre en morceaux puis lorsqu’elle leva ses yeux elle vit son fils Abdullah debout auprès d’elle et aussi Wahshî debout tout près. Elle se prosterna alors pour remercier Allah.

***Ses mérites

Elle avait été la première femme à porter les armes pour la défense de l'Islam et pour le soutien de son Prophète béni.

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MessagePosté le: Mar 18 Jan - 01:12 (2011)    Sujet du message: AL SAHABIYATES RADIYA ALLAHOU 3ANHOUNA Répondre en citant

Oum Habîba fleur fleur


***Son nom et sa généalogie

C'est Oum Habîba Ramlah Bint Abî Sufyân Ibn Harb.
Qoreychite d'Omeyya.

***L'apostasie de son premier mari

Oum Habîba s'était convertie à l'Islam et avait émigré en Abyssinie avec son époux, 'Ubaidallah Ibn Jahch. Ce dernier a alors cédé à la débauche : il a fini par délaisser son épouse et apostasier, s'adonna au vin et mourut chrétien, que Dieu nous en préserve.
Elle eut de lui sa fille Habîba.

***Son mariage avec le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui)

Le Messager a alors voulu la consoler de ce malheur dont son mari l'avait frappé. Il a donc envoyé un au Négus dans lequel il lui a confié la mission d'annoncer leurs fiançailles puis de contracter leur mariage, malgré les grandes distances qui les séparaient. Le Prophète offrit à Oum Habîba une dot de quatre mille dirhams. Lorsque la nouvelle du mariage de Mouhammad et de Oum Habîba est parvenu au père de cette dernière, Abou Sufyân, celui-ci dit, fier de cette alliance : "Il est l'homme par excellence, on ne peut lui faire courber l'échine".
Elle était la plus proche en parenté de ses épouses, la plus éloignée au moment du contrat de mariage et celle dont la dot, que lui remit le Négus en Abyssinie, fut la plus élevée.
Elle rendit visite à son frère Mou’awiya à Damas.

***Sa mort
Elle mourut en 44H.
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MessagePosté le: Mar 18 Jan - 01:16 (2011)    Sujet du message: AL SAHABIYATES RADIYA ALLAHOU 3ANHOUNA Répondre en citant

Safiya bint 'Abd l-Mouttalib fleur fleur


***Son nom et sa généalogie

Safiya (que Dieu l'agrée), fille d’Abdoul Mouttalib, était une femme honorable.
Qoreychite, Hachimite. Safiya était aussi à la fois tante et cousine du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui), de même qu’elle était la sœur de Hamza (que Dieu l'agrée).
Sa mère
Sa mère, Hala, était la fille de Wahib et la cousine de la mère du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui), Amina.
***Ses deux mariages

Safiya (que Dieu l'agrée) a d’abord été l’épouse de Harith bin Harb al-Oumawi, duquel elle eut un fils. Après la mort de Harith, elle épousa 'Awwam bin Khouwaylid Qorashi Al-Asadi, qui était l’un des frères de Khadija (que Dieu l'agrée). De cette union, elle eut un fils qu’elle nomma Zoubayr. Awwam décéda lorsque Zoubayr était encore très jeune, après quoi Safiya, bien qu’encore jeune, ne se remaria pas ; elle resta veuve jusqu’à la fin de sa vie.

***L'éducation de son fils Az-Zoubayr (que Dieu l'agrée)

Safiya (que Dieu l'agrée) éleva son fils Zoubayr avec beaucoup de discipline. Elle espérait ainsi en faire un brave et courageux soldat ; c’est pourquoi elle le forçait souvent à accomplir d’exigeants travaux et le battait régulièrement. Une fois, l’oncle de Zoubayr, Nawfil, ne pouvant supporter plus longtemps de voir son neveu se faire battre de cette façon, demanda à Safiya, sur un ton de reproche : « Tu veux le battre à mort ?! »
Et il demanda aux autres membres de la tribu de tout mettre en œuvre pour empêcher Safiya de battre son fils.
Lorsque Safiya comprit que tous étaient au courant du fait qu’elle battait son fils, elle s’expliqua ainsi : « Quiconque croit que je bats Zoubayr par méchanceté est dans l’erreur. Je le bats afin qu’il devienne sage et brave, et pour qu’il puisse vaincre l’ennemi et rapporter des butins. »
Une fois, alors que Zoubayr (que Dieu l'agrée) était encore jeune, il se retrouva dans une situation où il eut à se battre avec un homme très fort. Dans la bagarre, il lui brisa la main et des gens vinrent s’en plaindre à Safiya.
Elle leur répondit : « Comment avez-vous trouvé Zoubayr ? S’est-il comporté comme un brave ou comme un lâche ? »
Et elle comprit qu’elle avait fait de son fils quelqu’un de brave et de très courageux. (Ibn Hajar Al-'Asqalani dans Al-Isaba)
***Sa conversion

Lorsque le Prophète Mohammed (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) commença à prêcher le message de l’islam, Safiya et son fils Zoubayr, qui avait alors seize ans, embrassèrent l’islam et devinrent de véritables compagnons du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui). Safiya (que Dieu l'agrée) était du nombre des musulmans de la première heure.

***Son émigration

Zoubayr, accompagné de sa mère, Safiya, et de sa femme, Asma, fille d’Abou Bakr, émigra à Médine. En chemin, ils s’arrêtèrent à Qouba où sa belle-fille donna naissance à un fils qu’ils nommèrent Abdoullah.
À Médine, Safiya habita avec son fils et sa bru, Asma, qui prit très bien soin d’elle.

***La bataille d'Ouhoud

Safiya (que Dieu l'agrée) était une brave et courageuse femme. En l’an 3 de l’Hégire, lorsqu’il y eut une période de grande agitation au cours de la bataille de Ouhoud, elle sortit, une lance à la main, et se dirigea d’un pas résolu vers le champ de bataille. Ce geste inspira de la honte à tous les musulmans qui s’enfuyaient du champ de bataille. Fâchée, elle leur lança : « Abandonnez-vous le Prophète ? ». Et elle poursuivit son chemin d’un pas ferme.
Lorsque le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) vit Safiya s’avancer vers le champ de bataille, il appela Zoubayr et lui dit de prendre soin de sa mère et de faire en sorte qu’elle ne voit pas le corps de son frère Hamza (que Dieu l'agrée), mort en martyr. Car pour venger la mort de son père Outba, qui avait été tué au cours de la bataille de Badr par Hamza, Hind avait coupé le nez et les oreilles de ce dernier. Elle avait aussi ouvert son abdomen, en avait retiré le foie qu'elle aurait mâché.
Lorsque Zoubayr dit à sa mère que le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) lui conseillait de ne pas s’approcher, elle en devina immédiatement la raison. Elle dit : « Je sais que le corps de mon frère a été mutilé. Cela m’est insupportable, mais si Allah le veut, j’aurai de la patience. »
Alors le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) permit à Safiya (que Dieu l'agrée) de voir le corps de son frère. Ses yeux s’emplirent de larmes en voyant l’état dans lequel était le corps de son frère et, abasourdie, elle dit : « Inna lillah wa innal layhi rajioune ». Ensuite, elle pria pour le salut de son frère et fondit de nouveau en larmes. La voyant pleuré amèrement, le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) ne put contenir ses larmes et se mit à pleurer lui aussi.
Consolant Safiya, il lui dit : « Gabriel m’a informé qu’au Paradis, Hamza bin Abdoul Mouttalib a été nommé le « Lion d’Allah et le Lion du Messager d’Allah. »
Safiya (que Dieu l'agrée) était aussi une poétesse ; elle a écrit de très beaux poèmes et elle a également composé d’émouvantes élégies. Lorsqu’elle vit le corps de son frère Hamza, elle récita une élégie dont un passage est traduit ici en français :
« Aujourd’hui, tu as vu le jour éclairé d’un soleil assombri, alors qu’auparavant il brillait de mille feux. »

***La bataille des tranchées

Au cours de la bataille de Ahzab (des Tranchées), en l’an 5 de l’Hégire, les infidèles et les juifs d’Arabie s’étaient unis pour attaquer la ville de Médine. Bien que ce fut un moment critique pour les musulmans – les juifs de Banou Qouraidha voulaient leur peau à tout prix – ils ne perdirent pas courage. Ils sacrifièrent leurs biens et leur vie, bien déterminés à combattre les ennemis de l’islam jusqu’à leur dernier souffle.
Dans cette situation critique, il était impératif de protéger les femmes et les enfants des noirs desseins des ennemis qui se trouvaient à l’intérieur de Médine et des juifs de Banou Qouraidha. Ils furent donc transférés au Fort de Fara par le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui), qui leur désigna Hassan bin Thabit comme gardien.
Bien que le fort fût sécuritaire, le danger les guettait tout de même. Le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui), soutenu par tous ses compagnons, était occupé à défendre Médine contre les ennemis de l’islam, et rien ne séparait le fort du quartier de Banou Qouraidha. Un jour, un juif s’approcha du fort, cherchant à évaluer la situation à l’intérieur de celui-ci. Safiya le remarqua et comprit immédiatement qu’il s’agissait d’un espion. Elle comprit également que s’il retournait vers les siens et qu’il rapportait aux juifs qu’il n’y avait que des femmes et des enfants dans le fort, certainement ils viendraient tous les attaquer. Elle demanda donc au gardien, Hassan, de tuer ce juif. Mais il lui répondit qu’il en était incapable. On rapporte qu’à ce moment-là, il aurait répondu à Safiya : « Si j’avais été en mesure de me battre avec ce juif, j’aurais accompagné le Prophète sur le champ de bataille. »
Suite à cette réponse, cette brave femme rassembla son courage, arracha l’un des mâts de la tente du gardien et alla en asséner un coup sur la tête du juif qui tomba raide mort. Aussitôt, elle demanda à Hassan de couper la tête du juif, mais il montra de la répugnance. Alors Safiya la coupa elle-même, monta tout en haut du fort et la jeta en bas. Lorsque les juifs de Banou Qouraidha virent la tête de leur frère, ils s’imaginèrent qu’un bataillon de l’armée musulmane se cachait dans le fort. Effrayés, ils n’eurent point le courage d’attaquer.
Selon ce qu’ont rapporté d’autres historiens, Safiya aurait aussi demandé à Hassan de dépouiller le corps du juif de ses effets personnels, et il lui aurait répondu qu’il ne souhaitait pas prendre possession de ces objets.
Safiya (que Dieu l'agrée), de par son grand courage, a donc sauvé les femmes et les enfants des musulmans du danger qui les menaçait en contrecarrant les plans des juifs.

***La mort du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui)

Le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) et Safiya avaient beaucoup d’affection l’un pour l’autre car ils avaient été élevés dans la même maison. Donc lorsqu’il mourut, en l’an 11 de l’Hégire, ce fut un grand choc pour elle. À cette occasion, elle composa une élégie dont voici un extrait:
« Ô Messager d’Allah, tu étais notre espoir, tu étais notre bienfaiteur et tu voulais notre bien. Tu étais notre guide et notre patient maître. Aujourd’hui, chacun devrait pleurer ta mort. Que moi-même, ma mère, mon oncle, ma tante, mon oncle maternel et toute ma fortune soyons tous sacrifiés si cela peux te ramener à la vie. Hélas ! nous aurions été tellement plus heureux si Allah avait laissé notre maître parmi nous ! Mais le commandement d’Allah est final. Qu’Allah te bénisse et te fasse vivre au Paradis. »

***Sa mort (20 H.)

Cette noble musulmane est décédée à l’âge de 73 ans, durant le califat d’Omar Farouq (que Dieu l'agrée) et fut enterrée dans le cimetière d’al-Baqi'.


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MessagePosté le: Mar 18 Jan - 01:24 (2011)    Sujet du message: AL SAHABIYATES RADIYA ALLAHOU 3ANHOUNA Répondre en citant

Zaynab زينب fleur fleur

***Sa généalogie

Zaynab (que Dieu l'agrée) est la fille aînée du Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) et de Khadija (que Dieu l'agrée).
***Sa naissance

Sa naissance précéda de dix ans, la révélation divine faite à son père (paix et bénédiction de Dieu sur lui).

***Son mariage

Ella a épousé Aba El Aâs fils de Rabii qui était du nombre des plus grands commerçants.

***Ses enfants

Aba El Aâs et Zaynab eurent deux heureux événements, en premier lieu la naissance d'une fille dénommée Oumama et plus tard, un gar○ prénommé 'Ali.

***L'appel à l'Islam de son mari

De retour de sa tournée commerciale, Aba El Aâs fut mis au courant de la propagation de l'Islam à la Mecque, de l'appel à l'unicité et l'adoration d'un Dieu unique. Zaynab exhortait son époux à se rallier à sa foi. Hélas, il déclina l'offre, argumentant sur le fait que l'on dise, qu'il a soi-disant abandonné la religion de ses aïeux pour l'Islam, et tout cela à cause de sa femme (que Dieu l'agrée).

***La mort de sa mère et de Abou Tâlib

Les Qoreichites décrétèrent la relégation de toute la famille du Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui), de ses proches parents et de ses adeptes, qui emménagèrent dans les ravins, aux abords de la Mecque, et cela, pendant une période de trois ans. La Mort de Khadija (que Dieu l'agrée) survenue à cette époque, suivi de celle d'Abou Talib, oncle du Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) qui lui aurait accordé un grand soutien bien qu'il n'était pas converti, il l'aurait protégé du mal que les Qoreichites essayaient de lui faire. Cette année fut désignée l'année du deuil.

***L'émigration des musulmans

Sur ordre du Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui), les fidèles finirent par quitter la Mecque. Zaynab demeura à la Mecque recluse en compagnie de ses enfants.

***La capture puis la libération de son mari à Badr (2 H)

Rentrant victorieux à Médine avec un butin et de nombreux prisonniers de guerre, parmi lesquels se trouvait Aba El Aâs.
Les Musulmans avaient exigé une ran○ contre la liberté des captifs. A la Mecque, les Qoreïchites se rendirent chez les parents des détenus, afin de réunir la ran○ réclamée. Ils se rendirent chez Zaynab (que Dieu l'agrée) lui réclamant le prix de la ran○ contre la liberté de son mari. Elle ne possédait que la précieuse parure héritée de sa mère (que Dieu l'agrée). Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) l'ayant reconnue, il pleura et expliqua aux musulmans les faits, leur demandant avec leur approbation la liberté d'Aba El Aâs.

***La séparation avec son mari (2 H)

Le Prophète Muhammad (paix et bénédiction de Dieu sur lui) demanda à Aba El Aâs d'être seul avec lui; une fois en tête à tête, il lui dit : "L'Islam vous sépare, ta femme et toi, elle n'est plus licite pour toi, ni toi pour elle, toi polythéiste et elle musulmane. Je te demande de bien vouloir me l'envoyer"; il accepta la sollicitation.

***Son émigration

L'inclination de Zaynab (que Dieu l'agrée) pour l'Islam fut plus forte que toute chose. Enceinte, elle s'apprêta à émigrer, les préparations terminées, elle se mit en route en plein jour et devant les Qoreichites, accompagnée seulement par le frère de son conjoint. La nouvelle de son exode est parvenue aux oreilles des ennemis de l'Islam, et la blessure de la défaite était encore béante chez eux, et l'auteur n'était autre que son père (paix et bénédiction de Dieu sur lui), il fallait se venger, ils envoyèrent quelques hommes, avec à leur tête Abou Soufyan pour les intercepter. Ils finirent par les rejoindre hors de la Mecque, l'un d'eux jeta Zaynab (que Dieu l'agrée) à terre de sa monture sans ménagement. Heurtant un rocher, elle se mit à saigner abondamment perdant le foetus et faillit mourir. Grand archer, son beau frère s'était mis en position l'arc à la main, la défendant contre quiconque voulait s'approcher d'elle. A cet instant précis, Abou Soufyan s'était interposé pour le calmer. Le frère d'Aba El Aâs se calma et rengaina ses flèches. Il fit demi-tour avec sa belle sœur à la Mecque où elle fut soignée. Une fois ses forces revenues, elle quitta la Mecque avec son beau frère. Arrivée à Médine, elle fut accueillie par le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) et les Musulmans, ce fut une des réceptions les plus chaleureuses.

***La conversion de son ex-mari (7 H)

Aba El Aâs quitta la Mecque pour Médine. Arrivé, il s'introduisit dans la mosquée du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui), et là, devant les Musulmans, pronon¢la formule de foi. Les Croyants, glorifiant et louant Dieu, furent réjouis de sa conversion à l'Islam. Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) l'invita chez lui, appela sa fille Zaynab (que Dieu l'agrée), les réunit de nouveau. Les parfaits et loyaux époux reprirent conjointement une vie heureuse avec leurs enfants Oumama et 'Ali.

***Sa mort (8 H)

Une année s'écoula après leurs retrouvailles, Zaynab (que Dieu l'agrée) décéda, le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) porta son deuil, ainsi qu'Aba El Aâs. Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) l'enveloppa dans un de ses voiles. Lors de son enterrement, le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) était descendu dans sa sépulture, attristé de sa perte, invoquant Dieu, afin de la soulager de l'étroitesse du tombeau.


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MessagePosté le: Mar 18 Jan - 01:27 (2011)    Sujet du message: AL SAHABIYATES RADIYA ALLAHOU 3ANHOUNA Répondre en citant

Oum Habîba fleur fleur

***Son nom et sa généalogie

C'est Oum Habîba Ramlah Bint Abî Sufyân Ibn Harb.
Qoreychite d'Omeyya.

***L'apostasie de son premier mari

Oum Habîba s'était convertie à l'Islam et avait émigré en Abyssinie avec son époux, 'Ubaidallah Ibn Jahch. Ce dernier a alors cédé à la débauche : il a fini par délaisser son épouse et apostasier, s'adonna au vin et mourut chrétien, que Dieu nous en préserve.
Elle eut de lui sa fille Habîba.

***Son mariage avec le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui)

Le Messager a alors voulu la consoler de ce malheur dont son mari l'avait frappé. Il a donc envoyé un au Négus dans lequel il lui a confié la mission d'annoncer leurs fiançailles puis de contracter leur mariage, malgré les grandes distances qui les séparaient. Le Prophète offrit à Oum Habîba une dot de quatre mille dirhams. Lorsque la nouvelle du mariage de Mouhammad et de Oum Habîba est parvenu au père de cette dernière, Abou Sufyân, celui-ci dit, fier de cette alliance : "Il est l'homme par excellence, on ne peut lui faire courber l'échine".
Elle était la plus proche en parenté de ses épouses, la plus éloignée au moment du contrat de mariage et celle dont la dot, que lui remit le Négus en Abyssinie, fut la plus élevée.
...
Elle rendit visite à son frère Mou’awiya à Damas.
***Sa mort
Elle mourut en 44H.
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MessagePosté le: Mar 18 Jan - 01:36 (2011)    Sujet du message: AL SAHABIYATES RADIYA ALLAHOU 3ANHOUNA Répondre en citant

Safiya bint Houyay صفية fleur fleur


***Son nom et sa généalogie

Elle s'appelle Safiya bint Houyay Ibn Akhtab Ibn Sa'yah Ibn Tha'labah Ibn 'Ubayd Ibn Ka'b Ibn Al-Khazraj Ibn Abî Habîb Ibn An-Nadîr Ibn An-Nahâm - on dit aussi Ibn Nâkhûm, ou encore Yankhûm, ou enfin Nakhûm.
Ils descendaient des enfants d'Israël de la lignée de Lévi fils de Jacob puis de Hârûn (Aaron) le frère de Moïse.
Sa mère s'appelle Burrah bint Samuel.

***Ses mariages avant sa conversion

Elle épousa d'abord Salam Ibn Abi al-Huqayq puis, veuve, Kinana le frère de Salam, l'un des chantres renommés des Juifs. Kinana fut tué à la bataille de Khaybar.

***Elle assiste au témoignage de la prophètie de Mouhammad (paix et bénédiction de Dieu sur lui)

Elle (que Dieu l'agrée) a dit : "J'étais la favorite de mon père et de mon oncle Yâsir. Chaque fois que j'étais en compagnie de l'un de leurs enfants, ils me portaient dans leurs bras. Quand le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) arriva à Médine, mon père et mon oncle allèrent le voir. C'était très tôt le matin, entre l'aube et le lever du soleil. Ils revinrent bien plus tard. Ils étaient complètement usés et déprimés, et rentraient d'un pas lourd et lent. Je leur souris comme toujours, mais ni l'un ni l'autre ne fit attention à moi parce qu'ils étaient si misérables. J'ai entendu Abou Yâsir demander à mon père :
- Est-ce lui ?
- Oui c'est bien lui.
- L'as-tu reconnu ? En es-tu sûr ?
- Oh oui ! Je ne l'ai que trop bien reconnu.
- Qu'éprouves-tu à son égard ?
- De l'hostilité ! De l'hostilité à jamais".

***Sa conversion et son mariage avec le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) (7 H ; 17 ans)

Safiyya fut capturée et son lot échut à Dihya al-Kalbi. On fit savoir au Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) que telle femme noble et de sang Prophétique ne devait revenir qu'à lui. Il la prit et donna à Dihya sept captifs en échange y compris les deux cousines paternelles de Safiya.
Bilâl faisait partie de cette expédition. A la fin du combat, il présenta deux femmes au Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui). Sur leur chemin, lui et ses deux prisonnières avaient dû traverser le champ de bataille et passer près des guerriers tués pendant le combat. L'une des femmes hurlait et se couvrait le visage de poussière alors que l'autre était muette d'effroi.
La deuxième femme n'était autre que Safiya, la fille de Houyayy Ibn Akhtab, le chef des Banû An-Nadîr qui avaient été expulsés de Médine en l'an 4 de l'Hégire pour avoir comploté contre le Prophète. La femme bruyante qui l'accompagnait était sa cousine.
Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) demanda à ce que l'on s'occupe de la cousine et plaça la cape qu'il portait sur les épaules de Safiya dont l'époux venait d'être tué pendant la bataille.
Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) se tourna ensuite vers Bilâl et lui dit : "Bilâl, est-ce que Dieu a enlevé toute pitié de ton cœur pour que tu fasses passer ces femmes à l'endroit même où leurs hommes ont été tués ?"
Safiya accepta immédiatement l'invitation à l'Islam du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui).
Après la période de veuvage le Saint Prophète l'émancipa et l'épousa. Les gens surent qu'il l'avait épousée quand elle prit le voile. Les noces durèrent trois jours et trois nuits entre Khaybar et Médine.

***Son récit du rêve lui annoncant son mariage avec le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui)

Safiyya rapporta que le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) aperçut une ecchimose sur le visage de Safiyya lors de Khaybar et lui en demanda la raison. Elle dit : "Je dormais dans le giron d'Ibn Abi al-Huqayq quand je vis en rêve la lune tomber dans mon giron. Au réveil je lui racontai ce rêve et il me frappa au visage, disant : "Tu aspires donc au royaume de Yathrib?"

***Son comportement durant la maladie de mort du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) (10 H ; 20 ans)

Quand le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) arrivait au terme de sa vie, Safiya compatissait profondément et sincèrement : "Ô Messager de Dieu, si seulement je pouvais souffrir à ta place". Certaines de ses épouses la prirent à la légère ce qui agaça le Prophète. Il s'exclama : "Par Dieu, elle dit vrai !"

***Sa vie après la mort du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui)

Même après la mort du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui), elle connut de moments difficiles. Une de ses esclaves alla trouver le Commandeur des Croyants Omar pour lui dire : "Ô Commandeur des Croyants ! Safiya aime le sabbat et elle conserve des liens avec les Juifs ! "
Omar s'en enquit auprès de Safiya qui lui répondit : "Je n'aime plus le sabbat depuis que Dieu l'a remplacé par le vendredi. Les seuls contacts que j'ai conservés avec les Juifs sont ceux de ma famille".
Elle interrogea sa servante pour savoir ce qui l'avait poussée à mentir à Omar. Elle répondit : "C'est le diable" Alors Safiya l'affranchit.

***Sa mort (50 H ; 60 ans)

Safiya vécut avec le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) pendant environ quatre ans. Elle n'avait que vingt et un ans quand le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) mourut. Elle resta veuve les trente neuf années qui suivirent. Elle décéda à son tour en l'an 50 de l'Hégire (selon une autre opinion, elle décéda en 36 A.H.) à l'âge de soixante ans - puisse Dieu être satisfait d'elle.

***Ses mérites

Anas rapporta qu'un jour le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) trouva Safiya en train de pleurer. Quand il l'interrogea sur la cause de ses larmes, elle répondit qu'elle avait entendu Hafsah la décrire de façon peu flatteuse comme "une fille de Juif".
Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) rétorqua : "Tu es assurément la fille d'un Prophète (Hâroun), la nièce d'un Prophète (Moise), et l'épouse d'un Prophète (Mouhammad). Y-a-t-il là de quoi être méprisant à ton égard ?"
Il dit ensuite à Hafsa : "Ô Hafsa, crains Dieu !"
Un jour, le Prophète voyageait en compagnie de Safiya et de Zaynab bint Jahsh. Le chameau de Safiya se blessa. Zaynab ayant un chameau supplémentaire, le Prophète lui demanda de le donner à Safiya.
Zaynab répondit : "Devrais-je donner à cette Juive"?
De colère, le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) se détourna d'elle pendant deux ou trois mois afin de lui exprimer son désaccord.


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MessagePosté le: Mar 18 Jan - 01:40 (2011)    Sujet du message: AL SAHABIYATES RADIYA ALLAHOU 3ANHOUNA Répondre en citant

Oum Salama - أُمّ سَلَمَة fleur fleur


***Son nom et sa généalogie

Son vrai nom était Hind.

***Son père

Elle était la fille d'un notable du clan Makhzoum Abou Oumayya surnommé "Provision du voyageur" parce qu'il était bien connu pour sa générosité particulièrement avec les voyageurs.
***Sa conversion

Le mari d'Oum Salama (que Dieu l'agrée) était 'Abdoullah Ibn Abdou l-Asad (que Dieu l'agrée) et tous deux étaient parmi les premières personnes à accepter l'Islam. Seul Abou Bakr et quelques autres que l'on peut compter sur les doigts d'une main sont devenus musulmans avant eux.
Dès que la nouvelle de leur conversion se répandit, les Qouraïches réagirent avec une colère folle. Ils commencèrent à poursuivre et à persécuter Oum Salama et son mari. Mais le couple n'hésita, ni ne désespéra pas et ils restèrent fermes dans leur nouvelle foi.
La persécution devint de plus en plus intense. La vie à Makkah devint insupportable pour beaucoup de nouveaux musulmans. Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) leur donna alors la permission d'émigrer en Abyssinie.

***Son émigration en Abyssinie

Oum Salama et son mari furent au premier rang de ces Mouhâdjiroûn (émigrés), à la recherche d'un refuge en terre étrangère.
Malgré la protection qu'Oum Salama (رضي الله عنها) et les compagnons reçurent du dirigeant Abyssin, le désir de retourner à Makkah, d'être près du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui), de la source de révélation et de guidée, persistait.
La nouvelle que le nombre de musulmans à Makkah avait augmenté arriva finalement aux Mouhâdjiroûn. Parmi les nouveaux convertis, il y avait Hamza Ibn Abdoul-Mouttalib et 'Omar Ibn Al Khattab. Leur foi avait énormément renforcé la communauté et les émigrés en Abyssinie entendirent que les Qouraïches avaient quelque peu diminué la persécution. Ainsi un groupe de Mouhâdjiroûn, poussé par un profond désir dans leur cœur, décidèrent de retourner à Makkah.

***Son émigration à Médine

Le relâchement de la persécution ne fut que bref, comme le découvrirent bientôt ceux qui y retournèrent. L'augmentation spectaculaire du nombre de musulmans après l'acceptation de l'Islam par Hamza et 'Omar avait même exaspéré davantage les Qouraïches. Ils intensifièrent leurs persécutions et tortures à un degré encore jamais vu. Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) donna alors la permission à ses compagnons d'émigrer à Madinah. Oum Salama et son mari furent parmi les premiers à partir.
La Hijra d'Oum Salama et de son mari ne fut cependant pas aussi facile qu'ils l'avaient imaginé. En fait, ce fut une expérience amère et douloureuse et un tourment particulier pour elle.
Elle a dit : "Quand Abou Salama décida de partir pour Madinah, il prépara un chameau pour moi, me hissa dessus et plaça notre fils Salama sur mes genoux. Mon mari prit alors la tête et continua sans arrêter ou attendre quoi que ce soit. Cependant, avant que nous fussions sortis de Makkah, quelques hommes de mon clan nous arrêtèrent et dirent à mon mari :
"Quoique vous soyez libre de disposer de vous vous-mêmes, vous n'avez aucun pouvoir sur votre femme. Elle est notre fille. Vous attendez-vous à ce que nous vous permettions de l'emporter loin de nous ?"
Ils se précipitèrent alors sur lui et m'arrachèrent de ses mains. Le clan de mon mari, Banu Abdou l-asad, les vit me prendre, moi et mon enfant. Ils devinrent fous de colère.
"Non, par Dieu !" crièrent-ils "nous n'abandonnerons pas le garçon. Il est notre fils, et nous avons un droit sur lui."
Ils le prirent par la main et me le retirèrent brusquement. Soudainement, en l'espace de quelques instants, je me retrouvais seule et solitaire. Mon mari se dirigea vers Madinah tout seul et son clan m'avait enlevé mon fils. Mon propre clan, Banu Makhzoum, eut le dessus sur moi et me força à rester avec eux.
Depuis le jour où mon mari et mon fils furent séparés de moi, j'allais quotidiennement, à midi, jusqu'à cette vallée et m'asseyais à l'endroit où cette tragédie avait eu lieu. Je me rappelais ces moments épouvantables et pleurais jusqu'à ce que la nuit tombe sur moi.
Je continuai ainsi pendant une année, jusqu'au jour où un homme des Banou Oumayyah passa par-là et vit ma condition. Il alla trouver mon clan et dit : "Pourquoi ne libérez-vous pas cette pauvre femme ? Vous avez éloigné son mari et son fils d'elle."
Il continua à essayer d'adoucir leurs cœurs et de jouer avec leurs sentiments. Enfin ils me dirent : "Va et rejoins ton mari si tu le veux."
Mais comment pourrais-je rejoindre mon mari à Madinah et laisser mon fils, un morceau de ma propre chair et de mon sang à Makkah, chez les Banou Abdul asad ? Comment pourrais-je être sans angoisse et mes yeux sans larmes, devrais-je rejoindre le lieu de la hidjrah ne sachant rien de mon fils laissé derrière moi à Makkah ?
Certains comprirent ce que je vivais et leurs cœurs me rejoignirent. Ils adressèrent une requête aux Banu Abdul Asad pour ma défense et leur proposèrent de me rendre mon fils.
Je ne voulais pas, à présent, m'attarder à Makkah jusqu'à trouver quelqu'un pour voyager avec moi : J'avais peur que quelque chose puisse arriver qui me retarderait ou m'empêcherait de rejoindre mon mari. Donc je prépara promptement mon chameau, plaça mon fils sur mes genoux et partis en direction de Madinah.
J'eus à peu près atteint Tan'im (à environ trois miles de Makkah) quand je rencontra Outhman Ibn Talhah (c'était un gardien de la Ka'bah dans la période préislamique et il n'était pas encore musulman).
"Où allez-vous, Bint Zad ar-Rakib ?" demanda-t-il.
"Je vais chez mon mari à Madinah"
"Et il n'y a personne avec vous ?"
"Non, par Dieu ! Sauf Dieu, et mon garçon que voici..."
"Par Dieu, je ne vous abandonnerai jamais avant que vous n'atteigniez Madinah" jura-t-il.
Il prit alors les rênes de mon chameau et nous conduisit. Je n'ai, par Dieu, jamais rencontré un arabe plus généreux et noble que lui. Quand nous atteignîmes un lieu de repos, il fit agenouiller mon chameau, attendit que j'en descende, l'amena à un arbre et l'y attacha. Il alla alors à l'ombre d'un autre arbre. Quand nous fûmes reposés, il prépara le chameau et nous conduisit.
C'est ce qu'il fût chaque jour avant que nous n'ayons atteint Madinah. Quand nous fûmes arrivés à un village près de Qouba (à environ deux milles de Madinah) appartenant aux Banou Amr Ibn Awf, il dit : "Votre mari est dans ce village. Entrez-y avec les bénédictions de Dieu."
Il fit demi-tour et se dirigea vers Makkah."
Leurs routes se croisèrent finalement après la longue séparation. Oum Salama (que Dieu l'agrée) fut ravie de revoir son mari et il fut enchanté de voir sa femme et son fils.

***La mort de son mari

Après la bataille d' Ouhoud, Abou Salama (que Dieu l'agrée) sortit très grièvement blessé. Il sembla d'abord bien réagir au traitement, mais ses blessures ne guérirent jamais complètement et il resta cloué au lit.
Une fois, tandis qu'Oum Salama (رضي الله عنها) le soignait, il lui dit :
"J'ai entendu les paroles du Messager de Dieu. Chaque fois qu'une calamité affligeait quelqu'un, il disait : "Certes c'est à Dieu que nous appartenons et c'est vers Lui que nous retournerons."
Et il priait : "Ô Seigneur ! Accorde-moi une rétribution dans mon malheur, que seul Toi, loué et puissant, peut donner."
Abou Salama (que Dieu l'agrée) resta au lit, malade, pendant plusieurs jours. Un matin, le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) vint le voir.
La visite fut plus longue que d'habitude. Tandis que le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) était toujours à son chevet, Abou Salama décéda. De ses mains bénites, le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) ferma les yeux de son compagnon mort. Il leva alors les mains au ciel et pria : "Ô Seigneur, accorde le pardon à Abou Salama. Elève son rang parmi les biens guidés. Charge-toi de sa famille à tout moment. Pardonne-nous et pardonne-lui. Ô Seigneur des Mondes, élargis-lui sa tombe et remplis-la de lumière."
Oum Salama (رضي الله عنها) se rappela la prière que son mari avait rapporté du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) sur son lit de mort et commença à la répéter : "Certes, à Dieu nous appartenons et c'est à Lui que nous retournons." ... mais elle ne pouvait se résoudre à continuer "Ô Seigneur ! Accorde-moi une rétribution dans mon malheur et remplace-moi (ce que j'ai perdu) par quelque chose de meilleur" parce qu'elle se demandait sans cesse "qui pourrait être meilleur qu'Abou Salama ? "... Mais elle continua malgré tout ses invocations.
Les musulmans furent énormément attristés par la situation critique d'Oum Salama. Elle devint "Ayyim Al Arab", "la veuve arabe". Elle n'avait pas de proche à Madinah sauf ses jeunes enfants, complètement démunie...
Et les Mouhâdjiroûn comme les Ansars estimèrent qu'ils avaient un devoir envers Oum Salama (رضي الله عنها).

***Son mariage avec le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui)

Quand elle eut achevé son délai de viduité (de quatre mois et dix jours), Abou Bakr (que Dieu l'agrée) la demanda en mariage mais elle refusa. Puis 'Omar (que Dieu l'agrée) en fit de même, mais elle déclina également. Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) lui présenta à son tour une proposition de mariage et elle répondit : "Ô Messager de Dieu, j'ai trois défauts. Je suis une femme extrêmement jalouse et j'ai peur que tu voies en moi quelque chose qui t'irrite et que Dieu me punisse pour cela. Je suis une femme d'un certain âge et j'ai de jeunes enfants."
Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) répondit : "En ce qui concerne la jalousie, je prie Dieu le Tout Puissant de la chasser de toi. Pour ce qui est de la question d'âge, j'ai le même problème que toi. Et quant à la famille dont tu as la charge, ta famille est ma famille."
On les maria et Dieu répondit à la prière d'Oum Salama (que Dieu l'agrée) et lui donna mieux qu'Abou Salama (que Dieu l'agrée).

***Sa mort (61 H)

Elle fut la dernière à mourir parmi les mères des croyants, à près de quatre vingt dix ans, en 62H, à Médine, après la mort d'Al Houseyn qui l'attrista profondément.

***Sa description physique

Elle était réputée pour son grand jugement et sa beauté.
***Ses mérites

Selon al basri, elle était dotée d'un esprit extraordinairement judicieux et sagace. Parmi les femmes du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui), elle était la plus instruite et celle qui transmettait le plus des hadiths d'après lui (paix et bénédiction de Dieu sur lui). Elle était, en outre, l'une des rares femmes arabes qui connaissaient l'écriture.


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MessagePosté le: Mar 18 Jan - 01:44 (2011)    Sujet du message: AL SAHABIYATES RADIYA ALLAHOU 3ANHOUNA Répondre en citant

Oum Soulaym fleur fleur

***Son mariage avec Abou Talha (que Dieu l'agrée)

D'après Anas (que Dieu l'agrée), Malik Ibn Anas dit à sa femme, Oum Soulaym, la mère d'Anas : "Cet homme (le Prophète) interdit le vin". Et puis il regagna la Syrie où il périt. Par la suite Abou Talha s'adressa à Oum Soulaym, histoire de lui demander sa main.
La dame répondit en ces termes : "Abou Talha, un homme comme toi ne peut pas être éconduit, mais tu es encore mécréant et moi je suis musulmane, ce qui rend notre mariage impossible".
- "Dis, quel en est le coût ?"
- "De quel coût s'agit-il ?"
- "De l'or et de l'argent."
- "Je ne veux ni or ni argent, mais je veux que tu deviennes musulman. Si tu te convertis, je m'en contenterai à titre de dot et je ne veux rien d'autre."
- "Comment m'y prendre (c'est-à-die qui va m'aider à le faire) ?"
- "le Messager de Dieu."
Abou Talha alla sur le champ retrouver le Messager de Dieu au milieu d'un groupe de ses compagnons. Quand le Messager le vit venir, il leur dit : "Voilà Abou Talha qui arrive le visage éclairé par l'Islam".
Abou Talha lui raconta ce qu'Um Soulaym avait dit et il la lui donna en mariage.

***La mort de son enfant et sa patience dans cette épreuve

Thait al-Banani (l'un des rapporteurs du hadith d'après Anas) a dit : "Nous ne sachions pas une dot fût plus importante que la sienne puisqu'il se contenta de l'adhésion à l'Islam (de son homme). Cette épouse était de petite taille aux yeux charmants. Elle resta auprès de son mari qui l'aimait très fort et ils eurent un enfant. Ensuite celui-ci tomba gravement malade. Ce qui toucha Abou Talha profondément.
Abou Talha se levait à l'aube, faisait ses ablutions et se rendait auprès du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) pour prier avec lui et restait en sa compagnie jusqu'au milieu de la journée. Et puis il rentrait chez lui pour manger et se reposer. Après avoir accompli la prière du zuhr, il repartit pour rejoindre le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) et ne revenait qu'après la prière du crépuscule.
Une fois Abou Talha alla retrouver le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) dans la soirée [à la mosquée] et l'enfant décèda (pendant son absence).
Oum Soulaym se dit : personne n'informera Abou Talha du décès de son fils avant moi. Elle prépara le corps de l'enfant et le couvrit et le pla¢dans un coin de la maison comme s'il s'endormait. Abou Talha revint de chez le Mesager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) en compagnie d'un groupe de ses compagnons et co-utilisateurs de la mosquée.
- "Comment va mon fils ?" Dit-il.
- "Ô Abou Talha, il est aujourd'hui plus calme qu'il ne l'a jamais été depuis le début de sa souffrance et j'espère qu'il s'est reposé." Dit-elle.
Et puis elle servit le dîner et ils mangèrent. Puis les gens prirent congé de lui. Et Il alla se coucher. Sa femme se mit dans sa meilleure toilette. C'est-à-dire qu'elle se para pour être plus belle.
Elle vint se coucher à côté de lui. Dès qu'il sentit l'odeur du parfum, il fit avec elle ce qu'un homme fait à sa femme.
Vers la fin de la nuit, elle dit : "Abou Talha, dis-moi ! Si des gens prêtaient à d'autres un objet et venaient le leur réclamer ensuite, les emprunteurs pourraient-ils refuser la restitution de l'emprunt ?"
- "Non."
- "Dieu le Puissant, le Majestueux t'avait prêté ton fils et Il l'a repris. Sois patient et espère en être compensé par Dieu."
Il fut furieux et lui dit : "Tu me laisses faire ce que j'ai fait (les rapports intimes) puis tu m'annonces le décès de mon fils ?!" Et puis il dit : "Nous appartenons à Dieu et c'est à Lui que nous retournerons" et loua Dieu.
Au matin, il prit un bain, se rendit auprès du Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui), pria avec lui et l'informa de ce qui s'était passé.
Le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) dit : "Puisse Dieu faire de la nuit dernière une nuit bénie pour vous".
Cette prière prophétique profita à Oum Soulaym et elle con� un enfant.

***La naissance de son nouveau fils

Elle accompagnait le Messager (paix et bénédiction de Dieu sur lui) dans ses voyages et ne le quittait nulle part.
Le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) dit : "Si elle accouche, amenez-moi l'enfant."
Une fois, elle l'accompgnait dans un voyage et le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) avait l'habitude, à son retour à Médine, de ne pas y entrer en pleine nuit. Quand ils arrivèrent à proximité de Médine, Oum Soulaym commen¢le travail d'accouchement. Abou Talha alla s'occuper d'elle tandis que le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) poursuivait son voyage.
Abou Talha dit : "Ô Maître, tu sais qu'il me plaît de sortir avec ton Prophète et de rentrer avec lui. Mais voilà que je me trouve retenu par ce que Tu vois..".
Oum Soulaym lui dit : "Abou Talha, je ne sens plus ce que je sentais".
Le couple reprit son voyage et la femme ne recommen¢son travail d'accouchement qu'après leur arrivée à Médine. Elle eut un gar○ et dit à son fils Anas : "Anas, je ne l'allaiterai que quand tu l'auras montré au Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) et elle lui remit des dattes avec le bébé".
Anas dit : "Le bébé pleura toute la nuit et je m'en occupais jusqu'au matin. Puis je le portai au Messager de Dieu que je trouvai vêtu d'un manteau et en train de marquer des chameaux et des moutons (il s'agissait du marquage des chameaux issus de la zakat pour éviter leur perte). Quand il regarda le bébé, il dit :
- "Est-ce que la fille de Malhane a accouché ?"
- "Oui" Lui dit Anas.
- "Attends que je sois entièrement à vous." Et puis il jeta ce qu'il avait en main, saisit le bébé et dit : "Est-ce qu'il est venu avec quelque chose ?"
- "Oui, des dattes" Lui dirent-ils.
Et puis, le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) prit quelques dattes, les mit dans sa bouche pour les mouiller avec sa salive. Puis il ouvrit la bouche du bébé, y introduisit les dattes et les fit passer à la partie supérieure de la bouche Le bébé se mit à lécher les dattes et les sucer. Ainsi la première nourriture re¥ par l'estomac de ce bébé fut mélangée avec la salive du Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui).
Celui-ci dit : "Voyez comment les Ansars aiment les dattes !"
Anas dit : je lui dit : ô Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) donne-lui un nom.
Il massa son visage et l'appela 'Abdoullah. Aucun jeune des Ansars n'était meilleur que lui. Il eut beaucoup de descendants et subit le martyr pendant la conquête de la Perse par les Musulmans. Ceci fait partie des effets de la prière bénie du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui). (Al-Boukhari, Mouslim, Ahmad, at-Tayalissi)

***La bataille d'Ouhoud

Anas (que Dieu l'agrée) rapporte : "Le Jour de Ouhoud, les Musulmans prirent la fuite, abandonnant le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui), j'ai vu 'Aicha Bint Abî Bakr et Oum Soulaym : elles avaient retroussé leurs jupes, et je voyais les bracelets de leurs chevilles. Elles sautaient, portant des outres, qu'elles vidaient dans les bouches des Musulmans ; puis elles retournaient les remplir, et revenaient les vider encore dans les bouches des Musulman". (Al-Boukhâri, Mouslim)


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 20:54 (2016)    Sujet du message: AL SAHABIYATES RADIYA ALLAHOU 3ANHOUNA

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