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Cancer du côlon : il y a du nouveau !

 
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LARSID


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MessagePosté le: Lun 30 Avr - 08:52 (2012)    Sujet du message: Cancer du côlon : il y a du nouveau ! Répondre en citant




Le cancer colorectal est le plus fréquent des cancers, dans notre pays, avec plus de 37 000 nouveaux cas chaque année : soit à peu près 100 personnes chez qui on établi le diagnostic chaque jour !

Heureusement, grâce au dépistage et à de nouveaux traitements, des progrès ont été effectués permettant de guérir plus de patients souffrant d'un cancer colorectal.

Santé AZ vous propose un dossier complet sur ce sujet, avec au sommaire :
Le dépistage et les signes d'alerte,
La coloscopie,
La chirurgie et la chimiothérapie,
Les nouveaux traitements,
L'interview du Pr Olivier Bouché, spécialiste en cancérologie digestive,
Le témoignage de Nicole, 62 ans.


Auteur : Sylvie Charbonnier.
Expert consultant : Pr Olivier Bouché, gastro-entérologue et cancérologue digestif au CHU de Reims, coordonnateur de l’unité de médecine ambulatoire.
Juin 2010.

LE DÉPISTAGE Comment se déroule le dépistage ?



Dans la plupart des cas, le cancer du côlon ou le cancer colorectal (on associe cancer du côlon etcancer du rectum), se développe après la cinquantaine.

Pendant de nombreuses années, ce cancer peut rester asymptomatique, c’est-à-dire ne donner aucun signe particulier. D’où l’intérêt d’un dépistage systématique à partir de cinquante ans, comme c’est le cas, pour le cancer du sein, chez la femme.

Le dépistage qui a été étendu à tout notre pays en 2008, est simple à réaliser. Il consiste en un Hémoccult® : on va rechercher des traces de sang dans les selles.

En pratique, on étale soi-même un peu de matière fécale sur un petit carton spécial, et cela, à partir de trois selles, sur trois jours de suite. Le carton est ensuite envoyé par la poste dans une enveloppe spéciale à un laboratoire, pour être analysé. C’est ainsi qu’un saignement non visible peut être détecté, signe d’un polypeintestinal (pas forcément cancéreux) ou d’un cancer. Si le test est dit « positif », unecoloscopie doit être organisée.

Même si l’Hémoccult® n’est pas fiable à 100%, il permet, de réduire de près de 30% la mortalité due à ce cancer. L’Hémoccult® doit impérativement être répété tous les deux ans.
Cependant, chez les personnes à risques, ayant des antécédents familiaux de cancer colo-rectal, ou ayant déjà souffert de polypesintestinaux, ou encore ayant eu des rectorragies (du sang dans les selles), une coloscopie doit être envisagée, en première intention.

Dans tous les cas, les traitements et la guérison sont étroitement liés à la précocité de découverte du cancer. Les cancers détectés au stade 1 ont un taux de survie à 5 ans de plus de 90%.


>> Comment se déroule le dépistage ?



Un dépistage précoce du cancer du colrectal, c’est la possibilité de diminuer de 30% la mortalité due à cette maladie.

Depuis 2008, les pouvoirs publics ont donc mis en place un dépistage organisé partout en France, au même titre que les mammographies pour lesfemmes. Sont concernées toutes les personnes de plus de cinquante ans.

Le dépistage est gratuit. En clair, toutes les personnes de 50 à 74 ans, reçoivent, par courrier, une invitation à aller retirer un test chez leur médecin traitant. C’est l’occasion, pour le médecin, d’expliquer le mode d’emploi de l’Hémoccult®. Parfois, ce test peut même être vous envoyé par courrier. 

Une fois ce test effectué, vous envoyez le tout par la poste. La réponse sera adressée, à vous et à votre médecin traitant. 

> Si le test est dit « négatif », il devra être renouvelé deux ans plus tard.

> Si le test est dit « positif », une coloscopie est prescrite.


LES SIGNES D'ALERTE 



On l’a dit, le piège, est que le cancer colorectal peut rester silencieux de nombreuses années.
C’est la raison pour laquelle, pendant si longtemps, le diagnostic en était si tardif, et, du coup, le taux de mortalité élevé. Grâce au dépistage systématique, les cancers sont diagnostiqués à des stades plus précoces et le taux de guérison en est plus élevé.

Certains signes cliniques peuvent tout de même vous mettre en alerte :

> Si vous constatez la présence de sang dans les selles. C’est ce que l’on appelle une rectorragie. Deshémorroïdes peuvent en être la cause, mais il vaut mieux vérifier. Ce n’est pas le papier toilette qui est rougi, c’est la cuvette des toilettes. Les selles baignent dans le sang.

> Si vous souffrez de troubles récents du transit : une diarrhée ou une constipationinhabituelles, ou encore l’alternance d’une diarrhée et d’une constipation.

> Si vous vous plaignez de douleurs abdominales récentes.

> Si vous êtes amaigri, de manière inexpliquée.

Si l’un de ces signes apparaît ou plusieurs d’entre eux, vous devez aller rapidement consulter votre médecin. Il vous enverra peut-être consulter un gastro-entérologue qui décidera si une coloscopie doit être prescrite.


Qui est à risque ?


> Les personnes de plus de cinquante ans :
 on estime que 94% des cancers colorectaux, surviennent après 50 ans. D’où l’intérêt des campagnes nationales de dépistage.

> Les personnes ayant déjà souffert d’un adénome (tumeur bénigne)dans le gros intestinde plus d’un centimètre, ou d’un premier cancer colorectal.

> Les personnes dont un parent proche dit « de premier degré » (père, mère, frère, sœur, ou enfant) a déjà été atteint par un cancer de l’intestin, avant 65 ans, et toutes les personnes dont deux parents en ont été atteints.

> Les personnes atteintes d’une maladie inflammatoire chronique de l’intestin(maladie de Crohn, par exemple), évoluant depuis plus de 20 ans.

> Les personnes dont la famille souffre d'une polypose adénomateuse familiale(PAF), une maladie qui se caractérise par de très nombreux polypes dans le tube digestif.

> Les personnes dont la famille est atteinte du syndrome de Lynch ou HNPCC, une maladie héréditaire rare.


LA COLOSCOPIE Les différents stades du cancer




La coloscopie a un double intérêt : le diagnostic et le traitement. En effet, non seulement la coloscopie est le premier examen de dépistage fiable, mais, elle permet en plus, de retirer un ou des polypesqui peuvent être ou non cancéreux.

L’endoscopiste (un gastro-entérologue) dispose des instruments nécessaires pour retirer la lésion, quand elle est superficielle (qu’elle n’a pas commencé à s'étendre dans la paroi en profondeur).

La nouveauté :
Pendant longtemps, on ne pouvait retirer à la coloscopie que certaines formes depolypes dits « pédiculés », ceux qui avaient une forme de champignon avec unchapeau et un pied. A présent, de nouvelles techniques (mucosectomie) permettent de retirer la plupart des autres polypes plus plats que les pédiculés.
Pour cela, lorsque le polype n’a pas une forme de champignon, lorsque sa base est très large, le médecin injecte, à l’aide d’une aiguille, un liquide, sous le polype pour le soulever. Cela permet d‘éloigner le polype du muscle auquel il est attaché, et de l’extraire sans risque de perforation du muscle du côlon.
Le médecin place un lasso autour de la base du polype, le plus près possible de la paroi du côlon. Puis il fait circuler un faible courant électrique dans cet anse métallique qu’il resserre afin de couper le polype. Le courant électrique empêche le saignement, puis le polype est retiré et examiné au microscope.

Comment se passe une coloscopie ?
Vous devez rencontrer le médecin anesthésiste pour une consultation préparatoire.
La veille de l’intervention, vous devrez nettoyer votre intestin. Pour cela, le médecin vous aura prescrit un liquide laxatif à boire. Le jour de la coloscopie, vous arrivez à l’hôpital ou à la clinique, à jeun, le matin ou quelques heures avant l’examen.
L’anesthésie est de très courte durée. Sauf problème, vous rentrez chez vous le soir même.
Pendant l’intervention, un tube souple muni d’une très fine caméra est introduit par l’anus, et votre côlon est gonflé d’air pour bien visualiser l’intérieur de votre intestin.

Et après la coloscopie ?
Le ou les polypes qui vous auront été retirés devront être analysés, afin de vérifier s’ils sont cancéreux ou pas. Si les polypes ne sont pas cancéreux, une simple surveillance suffit. Si les polypes sont cancéreux, tout dépend du stade d’invasion. Si le cancer n’atteint pas la profondeur de la sous-muqueuse, la coloscopie aura été suffisante : aucune chirurgie ne sera envisagée.
S’il y a un risque d’invasion des ganglions, on devra retirer une partie du côlon avec les ganglions autour et envisager, en fonction des cas, une chimiothérapie post-opératoire dite « adjuvante ».











Les différents stades du cancer
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Le traitement qui vous sera proposé en cas decancer colique, va dépendre du stade de votrecancer. Plus le cancerest diagnostiqué précocement, plus son stade risque d’être localisé.

> Stade 1 : le cancer est localisé à la paroi du tube digestif.

> Stade 2 : le cancer a dépassé la paroi du tube, mais les ganglions ne sont pas atteints.
> Stade 3 Les ganglions sont atteints et la gravité du cancer dépend du nombre de ganglions touchés. Plus ils sont nombreux, plus c’est grave.

> Stade 4 : Le cancer a créé des métastases. Le plus souvent, ces métastases sont situées au niveau du foie, despoumons ou du péritoine.

Il faut savoir qu’aujourd’hui, on peut guérir d’un cancer du côlon métastasé. Il est maintenant possible d’opérer les métastases.





Lorsque la lésion cancéreuse a commencé à gagner au-delà de la muqueuse, lacoloscopie n’est plus suffisante. Il faut opérer. Il faut retirer la partie du côlon atteinte. Une colectomie partielle est nécessaire.

Nouveauté :
S’il y a peu, la seule voie d’accès était la laparotomie, c’est-à-dire l’ouverture de l’abdomen, il est désormais possible d’effectuer une colectomie par cœlioscopie. Le chirurgien intervient sur l’intestin, sans avoir à ouvrir la paroi abdominale.
Le chirurgien réalise trois ou quatre petites incisions au niveau du ventre dans lesquelles il introduit une petite caméra, ainsi que des instruments chirurgicaux à l’intérieur de l’abdomen. La caméra est reliée à un écran extérieur et le chirurgien opère en regardant l’écran.

Du gaz carbonique est insufflé dans la cavité abdominale, ce qui permet de créer un espace entre la paroi abdominale et les viscères, et de laisser au chirurgien la place pour utiliser les instruments nécessaires.
L’intérêt de cette technique est d’être moins agressive, de diminuer la durée de l’hospitalisation et le risque de complications.

Le choix entre les deux façons d’opérer (laparotomie ou coelioscopie) dépend de la localisation du cancer, mais aussi des habitudes et de l’expérience des chirurgiens.



LA CHIMIOTHÉRAPIE





Tant que les ganglions ne sont pas atteints, l’opération chirurgicale suffit.

> Au stade 1, les lésions cancéreuses doivent être retirées soit par coloscopie, soit par chirurgie selon la profondeur de l’atteinte.

> Au stade 2, la colectomie partielle doit être envisagée par laparotomie (ouverture de l’abdomen) ou par cœlioscopie, en fonction de la pratique du chirurgien. Unechimiothérapie peut être prescrite si la tumeur est agressive.

> Au stade 3, une chimiothérapie adjuvante est nécessaire. Le cancer et les ganglions ont été retirés grâce à l'opération chirurgicale, donc, a priori, il n’y a plus de cancer, mais la chimiothérapie diminue, à ce stade, les risques de récidive et améliore ainsi les chances de guérir.
Dans ce cas, une chimiothérapie est proposée pour une durée de six mois, la plupart du temps, en hôpital de jour. Cela signifie qu’il faut se rendre à l’hôpital pour recevoir son traitement pendant seulement quelques heures et que l’on peut rentrer chez soi le soir.
La chimiothérapie de référence, le FOLFOX, associe 3 médicaments (5 FU, acide folinique et oxaliplatine), perfusée en intra-veineuse par cure de 2 jours, tous les 14 jours, pendant six mois (12 cures).

Pour ce qui concerne le cancer du côlon, aucune radiothérapie n’est nécessaire avant une intervention chirurgicale (c’est souvent le cas, en revanche, pour les cancers du rectum).



Si, autrefois, un cancer du côlon avec métastases, était toujours un très mauvais pronostic, il faut savoir que désormais, on peut vivre plusieurs années et même en guérir.

Les métastases, dans la plupart des cas, sont situées au niveau du foie, despoumons ou du péritoine. Pour repérer l’emplacement de ces métastases, des examens sont demandés : uneéchographie du foie, une radio duthorax, ou encore un scanner et/ou une IRM, et dans certains cas, un TEP-scan.

Les nouveautés :
On peut maintenant opérer plus d’1 malade sur 3 de leurs métastases, qu’elles soient dans le foie, le poumonou même sur le péritoine. Le foie est le seul organe à pouvoir se régénérer tout seul (repousser). On peut donc en retirer les trois-quarts, il se régénérera quand même.

Dans des cas particuliers, les métastases peuvent aussi être détruites par une aiguille introduite en son milieu soit en passant à travers la peau soit en ouvrant le ventre : c’est la radiofréquence.

Si les métastases sont situées au niveau du péritoine, elles pourront parfois être traitées par chimiothérapie hyperthermique intra-péritonéale (CHIP). Le chirurgien retire les nodules présents sur le péritoine et met un produit de chimiothérapie qui sera chauffé à plus de 40°C, permettant de détruire les cellules cancéreuses persistantes.

Quand les métastases sont non opérables, les chimiothérapies peuvent être prescrites pendant plusieurs mois et même années... Tous les deux à trois mois, un nouveau bilan est effectué par scanner (ou IRM) pour en voir l’efficacité. En fonction des résultats, la chimiothérapie sera poursuivie ou interrompue provisoirement (pause de traitement).

Il arrive que les métastases deviennent opérables. C’est pourquoi une intervention chirurgicale sera discutée au cours d’une réunion réunissant plusieurs spécialistes (chimiothérapeute, chirurgien, radiologue).
Si la chimiothérapie utilisée n’est pas suffisamment efficace, les médicaments sont changés. La participation à une recherche, à un essai thérapeutique peut aussi être proposée.




Grâce à la recherche, la nouvelle avancée, en matière de cancer du côlon, ce sont les médicaments ciblés qui s’attaquent de façon plus spécifique aux cellules cancéreuses, en épargnant davantage les cellules saines.
Ces thérapies ciblées doivent cependant être associées aux chimiothérapies classiques.
Nous disposons de deux sortes d’anticorps :

> Des médicaments contre les vaisseaux qui alimentent le cancer :
Ce sont les anti-angiogéniques. Leur cible n’est pas la cellule cancéreuse elle-même, mais les petits vaisseaux qui la nourrissent. L’anticorps bevacizumab bloque la formation des néo-vaisseaux, ces petits vaisseaux sanguins dont la mission est de fournir à la tumeur l’énergie dont elle a besoin pour grandir. La tumeur, privée denutriments, finit par régresser.

> Des médicaments bloquant la croissance cellulaire tumorale :
Ce sont les anti-EGF récepteurs. Il s’agit d’anticorps, le cétuximab ou le panitumumab, dont le but est de bloquer la croissance cellulaire. Les cellules, saines ou non, se multiplient sous l’effet de plusieurs facteurs de croissance. L’un de ces facteurs a pour nom l’EGF : un puissant stimulant de la prolifération cellulaire qui est surexprimé, c'est-à-dire beaucoup plus présent à la surface des cellules cancéreuses. Le principe de lathérapie est de bloquer le récepteur de l’EGF comme une clé ou un aimant dans une serrure.

Cette thérapie anti-EGFR, est proposée à la carte en fonction du cancer dont on souffre. On peut prédire les cancers qui seront résistants au traitement. Après examen moléculaire de la tumeur (recherche d’une mutation), finalement environ 60% des personnes atteintes d’un cancer du côlon avec métastases pourront bénéficier de cette thérapie.
La peau étant riche en récepteur EGF, cette biothérapie entraîne des effets indésirables cutanés : boutonsqui ressemble à de l’acné, peau sèche, panaris...



L'INTERVIEW DU CANCÉROLOGUE



Le Pr Olivier Bouché est gastro-entérologue et cancérologue digestif au CHU de Reims, coordonnateur de l’unité de médecine ambulatoire.


Doit-on toujours avoir aussi peur du cancer du côlon ?
Certes, le cancer colorectal reste une maladie grave et qui concerne de plus en plus de personnes. L’espérance de vie est meilleure dans notre pays, on vit plus vieux et on a donc plus de risques de développer ce genre de cancer.
Cependant, les progrès de ces dernières années sont considérables avec presque deux tiers de malades guéris. 

Les progrès ne sont pas seulement liés au dépistage...
À partir de 50 ans, tout le monde a la possibilité d’effectuer un test simple, un Hémoccult® pour vérifier s’il existe une présence de sang dans les selles. Ce dépistage systématique doit permettre de diagnostiquer beaucoup plus précocement, bon nombre de cancers colorectaux par coloscopie.
Ensuite, des progrès considérables ont été faits sur les techniques endoscopiques et chirurgicales. On peut quasiment tout opérer maintenant. Même les métastases chez environ un malade sur trois.
Pour finir, les thérapies ciblées ont révolutionné l’approche de la maladie. On peut utiliser de nombreux médicaments, les anti-angiogéniques, les anti-EGF récepteur, les chimiothérapies classiques. On peut associer plusieurs stratégies de traitements, médicales, chirurgicales, radiologiques, ce qui laisse des possibilités considérables. Aujourd’hui, on peut guérir d’un cancer du côlon, même métastasé.

Peut-on vivre normalement après un cancer du côlon ?
Bien sûr. Les techniques chirurgicales sont de moins en moins agressives. On peut retirer des cancers superficiels par coloscopie sans chirurgie. La cœlioscopie présente des avantages importants à la fois sur le plan esthétique mais surtout pour les suites plus simples après l’opération. Nous avons parlé du traitement, mais n’oublions pas la prévention. Certaines habitudes de vie augmente le risque de cancer du côlon, mais également probablement de sa récidive : le tabagisme, l’alcoolisme, l’alimentation trop calorique, trop riche en graisses animales, et inversement trop pauvre en fibres alimentaires, en fruits et légumes, l’inactivité physique ou encore le surpoids. Après une opération d’un cancer du côlon, on peut donc vivre normalement, mais il faut faire attention à ce que l’on mange, essayer de ne pas trop grossir, en ayant une activité physique d’au moins 30 minutes par jour.

Quand est-il nécessaire de mettre en place un anus artificiel ?
La nécessité de poser un anus artificiel appelé colostomie (une poche externe abouchée à l’intestin, à gauche de l’abdomen) est fréquente dans le cas des cancers du rectum, mais très rares dans le cas des cancers du côlon. Cependant, lorsque l’intervention chirurgicale doit être effectuée en urgence, après une péritonite ou uneocclusion intestinale, par exemple, alors pour protéger la suture et éviter les risques infectieux, un anus artificiel provisoire peut être posé à droite ou à gauche de l’abdomen. Il sera retiré lorsque la cicatrisation aura été faite le plus souvent 3 mois après l’opération.




LE TÉMOIGNAGE DE NICOLE, 62 ANS




La photo ne correspond pas au témoin

Nicole, 62 ans, raconte pourquoi elle a passé une coloscopie...


Comment a été découvert votre cancer ?
Il y a trois ans, avant la campagne d’information sur le cancer du côlon. Tout allait bien. Je n’ai jamais eu aucun problème digestif, jamais eu mal au ventre... Et puis, un jour, je suis allée aux toilettes, comme d’habitude. Rien de particulier. Sauf, qu’au moment de tirer la chasse d’eau, j’ai vu, dans la cuvette des WC, une drôle de couleur. Rouge foncé. Mon cœur s’est arrêté. J’ai tout de suite pensé à ça. A unehémorragie. Mais, je me suis dit que j’avais dû laisser un truc coloré dans les toilettes. Que ça ne venait pas de moi. Et puis, quelques jours plus tard, ça a recommencé. J’ai eu une peur ! Je suis tout de suite allée voir mon médecin généraliste

Que vous a indiqué ce médecin ?
Il m’a rassurée. Il m’a dit de faire un Hémoccult®. J’ai fait ça. Cela n’a rien donné. Je voulais passer unecoloscopie. Mais, je voyais bien que mon médecin ne prenait pas ça très au sérieux. Il pensait que je m’inquiétais pour rien...

La coloscopie a été pénible ?
Non. Pas vraiment. Le plus pénible, c’était la veille, avec les laxatifs. Mais, lacoloscopie en elle-même, rien du tout. Je suis arrivée. On m’a anesthésiée. Quelques minutes plus tard, je me réveillais, comme une fleur. Je suis rentrée chez moi, sans aucun souci. Le chirurgien m’a dit qu’il avait retiré deux polypes qui devaient être analysés. Quelques jours plus tard, il m’a rappelée. Les polypes étaient cancéreux. Mais comme ils étaient très superficiels et qu’il les avait retirés à la coloscopie, il n’y avait rien d’autre à faire. J’en suis là. Tout va bien. Je surveille. On refait des coloscopies régulièrement. Je pense qu’il ne faut pas éviter d’avoir recours à cet examen.










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