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Ce qu’on ne lira pas dans le livre de Chadli : Bouteflika un «caporal», Nezzar «une petite créature»

 
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pirou
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MessagePosté le: Mer 24 Oct - 04:48 (2012)    Sujet du message: Ce qu’on ne lira pas dans le livre de Chadli : Bouteflika un «caporal», Nezzar «une petite créature» Répondre en citant



Son éditeur a déjà prévenu : les mémoires de l’ex-président Chadli Bendjedid dont le premier tome paraitra le 26 octobre prochain ne contiendront pas de révélations fracassantes. Pas de scoops, pas de scuds, pas de confidences. Alors pas de vagues, pas de remous et pas de scandales qui alimenteraient la chronique? L’ancien chef de l’Etat, décédé le 6 octobre dernier, a donc décidé d’emporter ses secrets dans la tombe. Mais Chadli a beaucoup parlé avant de partir, pas simplement à celui qui a recueilli ses confessions officielles.



Chadli Bendjedid qui s’est astreint pendant vingt ans à un droit de réserve, qui s’est tu alors qu’on l’a accablé- qu’on l’accable encore- de tous les maux, traité de tous les mots ; lui qui sait tant de choses sur les arcanes du pouvoir, sur ceux morts ou encore vivants, lui donc ne serait pas cet homme qui réglerait ses comptes avec ses détracteurs d’hier et d’aujourd’hui.
Que vaudraient ces mémoires de Chadli si ceux-ci venaient à être expurgés de ces petits et grands secrets que l’ex-chef de l’Etat a tus pendant les vingt dernières années ?


Chadli mort, on ne saurait sans doute jamais pourquoi a-t-il décidé de livrer une version plutôt policée de sa vie, lui qui avait pourtant promis de ne rien cacher quand viendra le moment de parler.
Mais Chadli Bendjedid a parlé. Beaucoup parlé même.
C’était entre l’automne 2000 et le printemps 2001. A l’époque, le journaliste et ancien directeur du quotidien Le Matin, Mohamed Benchicou, avait longuement rencontré l’ex-président dans la demeure de celui-ci à Poirson, à Alger.
En présence de son épouse Halima (ou Hlima) ainsi que d’autres proches, puis en tête-à-tête, Chadli s’était prêté à confesse.


A l’époque, Chadli cherchant un « nègre » pour coucher ses mémoires, il avait accepté de se livrer à Mohamed Benchicou avec la recommandation express de ne rien publier sans son feu vert.
Certes une infime partie de ces confidences a été publiée dans Le Matin, une autre a nourri le livre « Bouteflika, une imposture algérienne » (paru en 2004), mais le gros des révélations faites à Benchicou, celui-ci a décidé de les remiser. Il en fait part aujourd’hui.
Lorsque Chadli parle, il dézingue.
Sa nomination en 1979 pour succéder à Boumediene, ses rapports avec Bouteflika, le procès intenté à celui-ci par la Cour des comptes pour malversations, sa relation avec l’ex-ministre de la Défense Khaled Nezzar, les réformes attribuées à Mouloud Hamrouche, la légalisation en 1989 du FIS (Front islamique du Salut), Chadli livre ses vérités et règle au passage quelques comptes.


Khaled Nezzar, une petite créature


De tous les généraux de l’armée algérienne, Khaled Nezzar est sans doute le plus bavard.
Depuis plus de dix ans, l’ex-ministre de la Défense écrit des livres, s’exprime dans les journaux et à la télé. Et souvent il écorche, pour ne pas dire plus, Chadli Bendjedid. Mais celui-ci s’est toujours gardé de lui répondre publiquement.
Quand Chadli parle de Nezzar, les propos sont peu amènes :

« J’ai toujours agi en fonction d'un code d'honneur. C'est primordial, l'honneur, le respect, la discrétion, la réserve… Nezzar n’en a pas. C'est une petite créature. Un personnage de circonstances. Il rasait les murs quand j’étais président. Il sollicitait des entrevues que j'accordais rarement. Tu peux le vérifier auprès de ceux qui collaboraient avec moi à l’époque : personne ne s'autorisait à élever la voix parmi ceux qui aujourd'hui se pavanent devant la presse et se répandent en médisances. J’avais un énorme pouvoir et je le mettais au service des transformations sociales et politiques de l'Algérie, au service de son honneur. Aujourd'hui, devant le silence des anciens, c'est la foire des parvenus. Écoutez Khaled Nezzar, ou Anissa Boumediene, ou Bouteflika... Qu’adviendrait-il si je me mettais à leur répondre ? Je sais tout sur eux. Tout : comment ils ont été promus, comment ils sont devenus ce qu’ils sont. Ils ne savent rien sur moi. Veut-on vraiment qu’on dise tout sur Nezzar ? Ce serait catastrophique pour lui. Je le dirai peut-être dans mes mémoires. Mais nous devons à ce peuple d’être dignes en politique. »


Les réformes de Mouloud Hamrouche ? Quelles réformes ?


Mouloud Hamrouche, ancien secrétaire général à la présidence, est nommé chef du gouvernement le 9 septembre 1989 avant d’être débarqué le 5 juin 1991.
A la tête de l’exécutif pendant presque deux ans, il sera chargé de conduire les réformes politiques et économiques dans la foulée de l’ouverture démocratique engagée après la révolte d’octobre 88. Tant et si bien qu’on attribuera à Mouloud Hamrouche la formule « le père des réformes ». Les formes, c'était donc Hamrouche...

Chadli s’agace de l’usage de cette formule et affirme que le pouvoir, il le détenait seul. Sans partage.
Chadli dans le texte : « Quelles réformes de Hamrouche ? Les réformes, c’est moi ! Pour mener des réformes, il faut posséder le pouvoir et le pouvoir, à l’époque, c’était moi qui l’avais. Je voulais que l'Algérie tire les leçons de l'empire soviétique et ne tombe pas dans les mêmes travers(…) Il n’y a pas de réformes Hamrouche. C’est moi qui ai, dès mon accession au pouvoir, poussé vers la réhabilitation de l'Etat de droit et la transition vitale vers une Algérie rénovée et rajeunie. »


Liberté pour  le prisonnier Ben Bella



Destitué le 19 juin 1965 par un coup d’Etat, le premier président algérien Ahmed Ben Bella a été détenu dans le secret pendant presque 13 ans par son successeur Houari Boumediene. Prisonnier sans jugement, détenu sans droits. Dans le secret absolu pendant 13 ans.

Peu de temps après son arrivée au pouvoir en 1979, Chadli décide d’assouplir les conditions de détention de Ben Bella avant de lui remettre sa liberté le 30 octobre 1980. A Ben Bella, Chadli accordera une pension de 12 000 dinars et une villa à Alger.
Chadli qui jettera en prison des militants des droits de l'homme, des islamistes et des syndicalistes pour des délits d’opinion au cours des années 1980, s’explique sur la libération d’Ahmed Ben Bella :

« Une de mes toutes premières décisions fut de libérer Ben Bella. Je ne concevais pas d’État de droit avec un prisonnier politique dans nos geôles. J’aspirais à l’État de droit. Par profonde conviction politique. Une vieille, une ancienne conviction, transmise par mon père, qui était lieutenant de Ferhat Abbas pour la région d’Annaba. Je l’ai fait par attachement aux idées libérales héritées de mon père, et à la mémoire de Ferhat Abbas, une figure qui a marqué ma jeunesse, un homme qui était en avance sur son temps, qui a eu le courage de ne pas succomber aux populismes et qui avait une idée gigantesque de la démocratie, de la société civile et de l'État. »


Qui a légalisé le FIS ? Pas moi, dit Chadli


Fondé en février 1989, le FIS (Front islamique du Salut) sera légalisé en septembre 1989. Il remportera les premières élections locales de juin 1990 et obtiendra la majorité des sièges aux élections législatives de décembre 1991 lesquelles précipiteront le départ de Chadli de la présidence en janvier 1992.

L’ex-président est accusé à maintes reprises d’avoir accordé l’agrément au FIS, ennemi de la démocratie, d’avoir pactisé avec les islamistes pour se maintenir au pouvoir et d’avoir rencontré secrètement les leaders de ce parti dissous en février 1992.
Le FIS légalisé par lui? Chadli s’en défend :
« Je n'ai jamais créé le FIS ni aidé à le créer. J'étais en conférence dans un pays d'Afrique, quand des collaborateurs parmi les plus proches m’avaient joint pour m'informer de l'idée de laisser se constituer les islamistes au sein d'une grande formation politique. J'étais sceptique. Ils m’ont alors rassuré, avançant qu'ils savaient ce qu'ils faisaient. La suite vous la connaissez. Je n'ai jamais eu de sympathie particulière pour le FIS dont j'ai de tout temps considéré les dirigeants comme des hypocrites politiques qui instrumentalisent la religion pour arriver au pouvoir. Contrairement à ce qui est avancé de façon pernicieuse, je n'ai jamais rencontré de responsables du FIS en dehors des rencontres publiques avec les formations politiques, qui ont eu pour théâtre le siège de la Présidence de la République et auxquelles était convié le FIS au même titre que tous les autres partis. J'ai d'ailleurs toujours évité de voir qui que ce soit à l'extérieur de la Présidence, par respect infaillible à ma mission de premier magistrat. J'étais chargé de mettre l'Etat au-dessus de toutes les considérations politiciennes. »


La succession de Boumediene et les favoris qui refusent le fauteuil



Décembre 1978, Houari Boumediene décède d'une mort mystérieuse. S’ouvre alors au sein du sérail une âpre bataille pour sa succession. Bouteflika, Yahiaoui, Abdelghani ou Belaid Abdesselam, tous prétendent au fauteuil de Boumediene.
Contre toute attente, les militaires choisissent un des leur, le colonel Chadli Benjedid. Lui dit qu’il n’a pas cherché le fauteuil que d’autres ont refusé.
Il en parle : « Ce que les gens doivent savoir, c'est qu'à la mort de Boumediène Chadli Bendjedid n'a jamais revendiqué la succession. En qualité de coordinateur de l'armée, c'est moi qui ai proposé à des candidats médiatisés à l'époque de prendre la relève. Ils ont refusé. Oui, ils ont refusé, et ils ont refusé parce que la situation était complexe, l'endettement énorme, les caisses vides, les étals déserts et la pénurie régnante Chadli n'avait pas vocation à devenir Président, mais il n'avait plus le choix. »


Bouteflika, Chadli, Mitterrand


Le 19 juillet 1999, le président Bouteflika, élu quelques mois plus tôt, accorde un entretien au journal The Financial Times. Au détour d’une question, Bouteflika traite Chadli d’ignare, incapable de tenir une conversation de plus d’une heure avec le président Mitterand avec lequel Chadli s’était entretenu pendant 7 heures.
Quelques mois plus tard, en novembre 1999 à Monaco, Bouteflika accusera l’ex-président d’incompétent.
Incompétent Chadli ? Il s’offusque des accusations de Bouteflika :

« Que sait-il de la considération que me portait Mitterrand ? Que sait-il du rayonnement diplomatique de l’Algérie sous ma gouvernance ? J’ai fait la seule visite d’Etat aux Etats-Unis d’un président algérien. Bush père m’avait fait l’amitié, un jour de fête, de m’inviter dans sa propre maison où je côtoyais sa famille et ses petits enfants qui ouvraient leurs cadeaux au pied de la cheminée… Je souhaite, pour l’Algérie, qu’il connaisse la moitié de l’influence diplomatique qui était la mienne. J’ai reçu à Alger les plus grandes personnalités du siècle, comme la reine d’Angleterre ou le roi d’Espagne… »


Caporal Bouteflika, commandant Chadli


8 mars 1979, Chadli Benjedid forme son premier gouvernement. Abdelaziz Bouteflika perd son poste de ministre des Affaires étrangères qu’il occupait depuis 1963. Il est nommé conseiller à la présidence.
Bouteflika bénéficie d’un bureau au siège de la présidence, se voit confier une ou deux missions à l’étranger avant qu’il ne décide de quitter son poste de son plein gré vers la fin de l'année 1981.
Plus tard, Bouteflika expliquera qu’il a été chassé du pouvoir par Chadli, contraint à une « traversée du désert » qui durera 20 ans.
Chadli racontera à Benchicou que Bouteflika s’est comporté devant lui comme un obligé, cherchant à obtenir ses faveurs, multipliant les gestes et les interventions pour obtenir sa réhabilitation.
C'est ainsi que Bouteflika bénéficiera dès 1985 d’un passeport diplomatique délivré sur ordre de Chadli, réintégrera le comité central du FLN dès 1989 et obtiendra la restitution de ses biens à Alger dans la foulée.
Une « traversée du désert » de 20 ans ? Vraiment ?!
Chadli Bendjedid révèle comment Bouteflika se comportait devait lui : « Il s’est mis au garde-à-vous devant moi et m’a dit : “Vous êtes le commandant et je suis votre caporal. J’attends vos ordres.” Tout le monde m’appelait par mon prénom, il était le seul à m’appeler  “Fakhamat erraïs”… Je savais qu'il faisait tout cela pour rester à l'intérieur du pouvoir, et pour s’éviter le jugement à propos des fonds des Affaires étrangères qui avaient été détournées entre 1965 et 1979… Je n'étais pas dupe. Il me parvenait de toutes parts le compte rendu des médisances qu'il proférait contre moi, dont certaines  devant des étrangers…"


Pourquoi Chadli a-t-il ordonné des poursuites contre Abdelaziz Bouteflika ?


Dès son arrivée au pouvoir en 1979, Chadli Bendjedid lance une chasse aux sorcières visant les gestionnaires des affaires publiques, civils et militaires.
Des dizaines, voire même des centaines, sont poursuivis en justice pour malversations, placés sous mandat de dépôt, condamnés ou plus tard blanchis de toutes accusations. Parmi eux, Abdelaziz Bouteflika.
A celui-ci, il été demandé de restituer, avec les justificatifs, les fonds qui avaient été placés sur ses instructions dans des comptes en Suisse, fonds provenant des reliquats de devises du ministère des Affaires étrangères entre 1965 et 1978.
Bouteflika se soumet à la procédure, accepte de rembourser, mais n’en restituera que 10 % des sommes concernées.
Constatant que l’ex-ministre des AE ne coopère pas, Chadli Bendjedid ordonne alors des poursuites judiciaires contre Bouteflika. Ce qui sera fait le 22 décembre 1981 quand la Cour des Comptes entame des poursuites contre Abdelaziz Bouteflika pour « gestion occulte de devises au niveau du ministère des Affaires étrangères».
Pourquoi Bouteflika ? Chadli Benjedid justifie la mise en accusation :
« Nous avions comparé avec les chiffres qui étaient en possession des services de renseignement et avions découvert qu’il manquait presque 6 milliards. J’ai alors donné mon accord pour le déclenchement de la procédure judiciaire… Mais j’avais intervenu pour qu’il ne soit pas emprisonné…J’ai fait ce qu’il fallait faire envers Bouteflika…»

Source : http://www.dna-algerie.com/enquete/ce-qu-on-ne-lira-pas-dans-le-livre-de-ch…
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MessagePosté le: Mer 24 Oct - 04:48 (2012)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Mer 24 Oct - 12:17 (2012)    Sujet du message: Ce qu’on ne lira pas dans le livre de Chadli : Bouteflika un «caporal», Nezzar «une petite créature» Répondre en citant

Okay Okay Okay Okay
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