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titi
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MessagePosté le: Lun 6 Sep - 22:41 (2010)    Sujet du message: Origines Répondre en citant

TABLAT    











L'origine du nom est berbère
Tablat est un mot qui, en kabyle, peut désigner une quelconque caillasse, pierre ou caillou. Ce n'est pas une garantie de sol riche. Mais, à vrai dire, il n'y a pas plus de cailloux ici qu'ailleurs dans l'Atlas tellien. Quand on arrive à Tablat au printemps, en descendant l'oued el Had qui rejoint l'oued Isser un peu plus bas, ce qui se remarque c'est la verdure due à un climat pluvieux et frais l'hiver.
Après 1830 les tribus de ces montagnes étaient, par nous, qualifiées de Kabyles. Ce sont elles qui harcelaient nos postes proches de la Mitidja dès 1835 et qui nous obligèrent même, en 1839, à tous les évacuer, sauf Fondouk.
L'origine du centre est française
C'est une création française ex nihilo dans un site difficile d'accès et peu susceptible d'assurer la prospérité des colons attirés là par la IIIè république.
En 1876 Fondation d'un centre de peuplement européen. Ce Tablat est une sorte d'exception, d'abord par son nom indigène conservé. En effet alors que la monarchie, à la demande explicite du Directeur de la colonisation, le comte Guyot, avait pris le parti de garder les toponymes indigènes dans le Sahel et dans la Mitidja alors en cours de colonisation, la république choisit assez systématiquement d'honorer ses grands hommes, ses militaires et ses victoires. Mais pas ici. D'autre part Tablat est implanté au fond d'une vallée étroite où se rejoignent deux oueds.
Tablat avant les Français
Avant les Français Tablat n'existe pas en tant que centre de peuplement ; c'est un lieu-dit dans un fond de vallée inondable. Les mechtas étaient, comme aujourd'hui, situées sur les hauteurs déboisées ou à mi-versant, mais toujours à l'écart des lits d'oued, de leurs débordements et des mares à moustiques. Le colonel Niox, dans sa géographie militaire publiée en 1890 signalait cependant l'existence jadis d'un poste romain, sans donner son nom latin.

beni-slimane
                                     Les Beni-Slimane

« Les beni Sliman n'étaient pas compris dans la province de Titteri ; pendant la domination turque rattachés à l'outhan des beni Khalifa, ils relevaient de l'Agha d'Alger ;  Abd el-kader les avaient placés sous l'autorité d'Ahmed ben Salem, kalifa de la province de Sebaou. Cependant il existe des rapports si intimes entre cette tribu et celles de la province du Titteri qui l'avoisinent, qu'il est indispensable de dire quelques mots sur les beni Sliman. Tout semble d'ailleurs les appeler à se réunir au gouvernement de Médéah.
On a déjà eu occasion de remarquer que les tribus soumises à l'agha d'Alger et lui fournissant des spahis étaient choisies de manière que, par leur position même, elles contenaient les tributaires, facilitaient de prompts rassemblements de forces, et surveillaient les projets des gouverneurs trop ambitieux. Pour la province de Titteri, ces tribus de l'agha l'enveloppaient dans toutes les directions ;les bou Aïch observaient le sud, le Djendel, l'ouest ; les Mouzaïa et les Soumatha, le nord et les beni Sliman et les Arib toute la partie orientale. Tous ces cavaliers avaient des privilèges qui les faisaient envier par les autres arabes. Ils ne laissaient échapper aucune occasion de faire sentir leur suprématie d'une manière humiliante pour les Raïas ( arabes qui payent les plus fortes contributions). Lorsque la province turque fut renversée, une réaction des plus violentes se déclara dans la province de Titteri contre les beni Sliman. Au moment de la réorganisation du pays par Abd el-kader, les passions étaient dans une telle fermentation qu'il ne put réunir les beni Sliman à Médéah, comme il en avait le projet. L'animosité s'éteignait peu à peu entre les deux partis, et après les malheurs de la guerre de 1840 et de 1841, les beni Sliman suivirent l'exemple des tribus de Titteri, se détachèrent du gouvernement de Ben Salem et vinrent faire leur soumission à Médéah.

Le territoire de cette tribu est très étendu ; il touche au nord aux beni Mouça, à l'est aux beni Djâd, à l'ouest aux beni bou Iakoub, au sud aux Ouled Sy Ahmed ben Ioucef, aux Djouab et aux Ouled Meriam. La population compte environ quinze cents hommes, en état de porte les armes et peut mettre en campagne de trois à quatre cents cavaliers. Les fractions de cette tribu sont très nombreuses, mais elles n'ont pas toutes la même importance.

Ouled Sultan,
Ouled Zenim,
Ouled Zeïana,
Ouled Thân,
Ahl el-Heuch,
Ouled Msellem,
Mellouan,
Beni Silem,
Beni Mâloum,
Beni Djoukhlal,
El-Bekar,
Beni Ouattas,
Beni Khannous,
Beni Azoun,
Beni Mahmed,
Beni ben Othman,
Beni Zekim,
Beni Allon
Trois marchés se tiennent chaque semaine sur le territoire des beni Sliman ; le premier a lieu le mercredi auprès de Djebel el-Heuch, le second est ouvert le jeudi chez les beni Silem, et le troisième le samedi chez les Mellouan, à l'endroit nommé Sebt el-Bellout (le samedi des chênes) ; tous ces marchés sont très suivis par les tribus de Titteri. Ils fréquentent eux même les marchés de Médéah, de Berouaguia, de beni bou Iakoub, des  Rebaïa, etc. ils ont aussi un débouché  dans la plaine de la Métidja et vont au marché de l'Arbâ. Le pays est très riche en céréales, toute la partie montagneuse est couverte de bois, les eaux n'y sont ni bonnes ni abondantes. Placés entre les Kabyles de la province de Sebaou, et les tribus de Médéah, les beni Sliman font un commerce d'échange très-considérable ; des montagnes ils amènent  des bœufs des mulets, des fruits secs, de l'huile et du savon ; du sud ils tirent les troupeaux et la laine, les chevaux leur viennent de chez les Arib. Ils possèdent aussi des chameaux dont ils se servent pour leurs relations avec les Arabes.
Du temps du gouvernement des Turcs, ils existait une communication directe avec la Maison-Carrée  à l'embouchure de l'Arrach et Médéah ; elle traversait le pays des beni Sliman. De la Maison-carrée, on allait au Haouch Ouled Selama, près de l'Arba ; puis au Sebt el-Bellout , près de Hadjera Salem ; enfin aux Telata (marché du mardi) des beni bou Iakoub et à Médéah ; on passait sur le territoire des beni Mouça, dans le Métidja, chez les beni Mahmed, les beni Azoun, les Mellouan, les beni Silem (des beni Sliman), les beni bou Iakoub, les Ouzra, et les Hassan ben Ali. On trouvaient les cours d'eaux suivants : Ganga Rouman, Bou Halban, Oued el-Harat, Oued Madala, oued Guergour. Cette route était souvent parcourue par les troupes qui venaient pour la perception des impôts vers le printemps. »

Tablat à l'époque française 1876- 1962
En 1876 Tablat est créé
En 1879 Tablat devient le chef-lieu d'une vaste Commune Mixte
En 1954 cette commune mixte avait 85 395 habitants dispersés sur un vaste territoire de plus de 1000km² sans grandes ressources.
Entre 1879 et 1956 l'histoire de la commune n'a laissé aucune trace précise dans les ouvrages et les articles que j'ai pu consulter à l'exception du séisme de 1910 qui fit quelques dégâts. Elle a néanmoins laissé le souvenir d'une zone montagneuse pauvre qui ne pouvait nourrir tous ses habitants. Ces montagnards ont très tôt quitté leur mechta, au moment des gros travaux agricoles, pour aller s'embaucher comme travailleurs saisonniers dans les fermes des colons de la Mitidja ou du Sahel. Des habitudes, sinon des liens, s'étaient créées entre des familles de la région de Tablat et des exploitants européens. Ce sont les mêmes ouvriers, ou leurs frères, ou leurs fils, qui revenaient chaque année pour les vendanges ou pour les moissons dans la même exploitation. Après 1930 certains sont venus avec leur femme et ne sont plus repartis, modifiant alors fondamentalement la population des villages français proches d'Alger.
Le 22 juin 1956 Tablat devient chef-lieu d'arrondissement du département de Médéa. Je suppose que le sous-préfet a dû rejoindre son poste en hélicoptère. Peut-être avec le chef de la nouvelle SAS installée au même endroit.
Le 17 mars 1958 Tablat et son arrondissement sont rattachés au nouveau département d'Aumale qui est créé aux dépens de celui de Médéa.
Le 2 novembre 1959 Tablat et son arrondissement sont à nouveau rattachés à Médéa, le département d'Aumale ayant été supprimé sans avoir jamais eu de réalité à cause de la chute de la IVè république après les manifestations du 13 mai 1958 à Alger.

Le cadre naturel et ses aptitudes
Tablat est au centre d'un ensemble de djebels en partie boisés, avec des pins d'Alep surtout, des frênes le long de la route, et quelques chênes verts. Ces montagnes, peu élevées, 1298m au maximum, ont été largement déboisées par les populations dont les mechtas sont nombreuses et proches les unes des autres. Elles évitent le fond des vallées où, en 1963 encore, on pouvait voir quelques tentes d'éleveurs semi nomades.

Les vallées sont profondément encaissées, mais ne sont pas des gorges étroites. Il y a de la place pour quelques champs de cailloux ou d'orge. Le village de Tablat est ainsi situé au fond d'une vallée où la place manque pour s'étaler, à 446m d'altitude, peu au-dessus de la vallée de l'Isser qui réunit les points les plus bas de la commune à un peu plus de 300m.
La photo ci-dessus a été prise juste avant d'arriver à Tablat , au printemps 1963. Elle peut donner une idée de la largeur de la vallée, de l'aspect très verdoyant du paysage et de l'abondance des cailloux déposés là par les crues de l'oued. Elle permet également de vérifier dans le lointain, combien les versants, et même les sommets parfois, ont été déboisés.
Tablat est au centre d'un terroir agricole incommode et médiocre
L'altitude du village est assez basse pour permettre la culture des amandiers, figuiers et oliviers ; mais la place manque pour de larges emblavures. Et les labours efficaces ne sont guère faciles avec toutes ces pierres enfouies à faible profondeur.

Les cultures sont donc de peu de rapport ; ce village de colonisation n'a pas totalement dépéri, mais il ne s'est pas développé du tout.

Et encore faut-il tenir compte de l'extrémité sud de la commune qui déborde très légèrement sur la riche plaine des Aribs. On y trouve le hameau des Frênes et les exploitations les plus riches.
Tablat est parfois signalé pour la qualité de ses aulx et de son petit élevage de volailles. Ces deux " spécialités " étaient favorisées par la proximité d'Alger (à 69km) qui offrait un débouché assuré et rémunérateur pour l'ail et pour les œufs ; du moins lorsque la route de Sakamody était encore sûre.
Le village était situé sur la route la plus courte entre la côte et la première oasis du Sahara : Bou-Saâda. La RN 8 est la seule à traverser toute la commune du nord au sud et elle était parcourue par les touristes se rendant d'Alger à Bou-Saâda ; mais aucun d'entre eux n'aurait eu l'idée de passer la nuit dans ce patelin. D'abord Tablat était trop près d'Alger, et ensuite il n'y avait rien à visiter. Seuls les automobilistes en panne ou très en retard pouvaient se résoudre à dormir dans le modeste hôtel des oasis qui ressemblait à une villa landaise à colombages
Le village n'a donc pas profité du passage des touristes attirés par le sud.
De surcroît bien que le col des deux-bassins pût être obstrué par la neige, il n'y a jamais eu sur le djebel Tamesguida le moindre équipement qui aurait attiré près de Tablat des skieurs comme à Chréa. Quant à la randonnée, ce n'était pas à la mode de ces temps-là.
Bien sûr la RN 8 avait été améliorée et n'avait plus en 1962 l'allure qu'elle avait eue en 1900 au temps des diligences. Mais elle n'est jamais devenue une route de grande circulation et le tronçon de Sakamody à Tablat est toujours resté à l'écart du trafic des véhicules lourds et encombrants.
Tablat serait demeuré un village peu connu s'il n'avait été mis à la une des journaux à cause des embuscades après 1954, et grâce à son étonnante promotion au rang de sous-préfecture en 1956.




http://tablat-web.e-monsite.com/accueil.html




 D'après M.Urbain « Notice sur l'Ancienne Province de Titteri », 1843.
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MessagePosté le: Lun 6 Sep - 22:41 (2010)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Sam 6 Nov - 20:22 (2010)    Sujet du message: Origines Répondre en citant

puréeee les dourates






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Dernière édition par titi le Sam 6 Nov - 20:36 (2010); édité 1 fois
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MessagePosté le: Sam 6 Nov - 20:31 (2010)    Sujet du message: Origines Répondre en citant

bigban bigban je vais y aller akhhhh ma Tablat d'amour




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MessagePosté le: Sam 6 Nov - 20:47 (2010)    Sujet du message: Origines Répondre en citant

bblove


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MessagePosté le: Sam 6 Nov - 21:40 (2010)    Sujet du message: Origines Répondre en citant

[/b] tres bien titi j'aime bien les gents qui aiment leurs origine comme toi chpeau Okay applaudir applaudir
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chokrane rabi yahfedkoum


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MessagePosté le: Sam 6 Nov - 21:45 (2010)    Sujet du message: Origines Répondre en citant

Embarassed Embarassed Embarassed

Tu sais khouya c'est les plus belles années de ma vie.
J'aime Tablat plus que tout.
Je suis une vrai Tablatia.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 09:08 (2016)    Sujet du message: Origines

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